‹ Romania (volume 4)Chapitre 211 sur 283 · NOELS DU VELAY ET DU FOREZ 4I · texte numérisé non relu

NOELS DU VELAY ET DU FOREZ 4I

N'inbludachas 1 pa faynet, qu'es aqui in soun lardât2.

4 Oumios n'inbludachas pa aquen granzié : Lo Sogna, Acos en orne de secours, vous quiraro de peina,

'Nin sounaro sous bouyés e lous boutaro proumiés.

5 Avé Sanza soun amoun, ei mei de quaucas rotsas, Que nin poidoun rien ougi din bru de la pa rossa, Quon-t-on ougi lous tsis, tout de chuta soun courighis.

6 Avé Sarza soun inlaï, ei mei d'ena garnassa 3, Que nin poidoun rien veire din fio de las farassas, On d'abras à traversa, de ressuan à sounta.

7 Avé Blavozi soun inlaï, ei mei de quaucas peiras, Que nin poidoun rien ougi din bru de la ribeira, On en1 aigua a sounta, de farassas à pourta.

8 Vé Servissas v* on ougit, chi nin prin la déinrouta, On passa vé Noustevet pre n'agrangui la troupa, Non fourraa en batayou pre adoura quen efontou.

9 Nin mountaio be ei clussié, ai paour de vegni bègue, Crindaio noustous vègis pre me vegni en aide,

Nin sounaio quaucous cos, tout lou mounde s'acroussaio.

E y anein iuan, Veire aquen inziuan, Ninchu guin quena cretsa 4 !

La légende qui termine cette courte série n'a rien du caractère local des chants de paroisse. C'est le récit sommaire de l'acte de charité d'un laboureur qui sauva Jésus de la poursuite des cavaliers d'Hérode. La Vierge et l'enfant fuient devant ces durs soldats, ils rencontrent un laboureur qui sème son grain, a Veux-tu nous cacher ? dit la Vierge. — Je le ferai si je le puis, ma bonne dame. » Aussitôt le grain germe, le blé mûrit, le laboureur va chercher sa faucille, moissonne et couvre d'une javelle la Vierge et l'enfant. Vient Hérode et ses cavaliers. « Bouvier, où sont cet enfant et cette femme ? — Je semais mon blé quand ils passaient et maintenant il est coupé. » Les cavaliers fouillent les javelles, n'en oubliant qu'une toute petite, sous laquelle la Vierge et l'enfant étaient cachés. On sent qu'une telle légende était un titre pour

la déroute, est-ce quitter la route pour suivre un chemin qui s'en écarte, un chemin de traverse. Peut-être cette expression signifie-t-elle se débander, cesser de marcher en ordre.

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