UN MS. DU CHEVALIER AU CYGNE ET DES ENFANCES GODEFROI
B. N. fr. 786 (fol. 105 v°, col. 1, v. 3 — fol. 105 v°, col. 2, v. 9) et 12569 (fol. 20 v°, col. 2, v. 9, — fol. 21 ve, col. 1, v. 26). Probablement, le commencement perdu du ms. 627 de Berne ne différait pas beaucoup de celui de la 2° branche de ces trois mss., dont le ms. 12569 a 58 vers, tandis que le ms. 786 n’en a que 56, et le mss. 12558 seulement 54 jusqu'au premier vers commun :
Tint l’empereres cort a Nimaie establie :.
Si l’espace du premier folio perdu du ms. de Berne admet tout au plus $o ou 52 lignes, il faut considérer le surplus des autres mss. comme des additions de copistes. Les additions, d’ailleurs, sont fréquentes dans les mss. de Paris, comme on peut s’en convaincre en les comparant avec le ms. 627 de Berne. Par exemple, nous lisons dans ce dernier ms., après l’arrivée du chevalier au cygne, à la fin d’une tirade :
Après a dit au cisne : « Va, a Deu te commant ! » (fol. 2 ve, v. 18).
Le ms. 12558 ajoute les vers suivants :
« Et se j'en ai mestier, ramaine mon calant, Si en rirons ensanble parmi la mer nagant, EX reverrons no pere, le rice roi vaillant, Et no seror la bele o le cors avenant, Et savrons de nos freres s'il ierent dont vivant. » Li cisnes l'enclina, si s’en parti a tant :
À sa ciere sambla qu’il eüst cuer dolant, (ol. 21 ve, col. 2, v. 41 — fol. 21 ve, col. 1, v. 2).
IL n'est pas possible que l’auteur du Chualier au cygne ait déjà parlé de la famille du chevalier au cygne, tandis que cette allusion est très naturelle chez un copiste qui connaissait la première branche.
Dans les manuscrits 1621 et 786, et de mème dans celui de l'Arsenal, il n’y a qu’un vers intercalé :
« Et se jo ai mestier, ramaine mon chalant #, »
1. Le ms. du Musée Britannique contient le mème préambule; voy. M. H.-L.-D. Ward, Catal. 1, 708.