IV. pour les grandes personnes
friandes d'émotions ou au moins de sain réalisme
Dans la pensée de leurs ailleurs, beaucoup romans n'ont guère d'autre but que de flatlcr les ^oùls de la foule, c'est-à-dire sa sensibilité mobile et excessive, son besoin de sensations neuves et violentes, sa prédilection pour les intrigues extraordinaires, compliquées, dramatiques, son amour pour les grands senlinicnls et aussi pour les réalités triviales et vulgaires, au dépens de la valeur littéraire, esthétique et moralisante d(î l'ouvrage. Quelques-uns ont une fin plus no-
l)le : ils s'appliquent à réaliser l'idéal du roman populaire et s'efforcent d'être, selon la formule de René l>azin, des œuvres d'éducation et d'ascension.
Ils sont très attachants ; on les retrouve à la campagne, et à la ville, à la cuisine et au salon, au rezde-chaussée des journaux populaires comme dans les l)ihli(»tliéqu('s paroissial'es.
ACHARD. — Le livre à serrures.
Berthauï. — Le fantôme de Terre-Neuve.
Berthet. — Les houilleurs de Polignies.
]?oisGOBEY. — Le forçat colonel, Les collets noirs, Les frères de TEpingle rose, La main coupée, L'as de cceur, La tresse blonde, Le coup de pouce, L'héritage de Jean Tourniol, Où est Zénobie ?, he crime de l'omnibus.
BuEï. — Le crime de Maltaverne, et ses romans historiques.
Claretie. — L'accusateur.
Conscience. — Ses ouvrages.
Danrit. — Ses ouvrages.
Daudet. — I^e crime de Jean Malvy, L'espionne.
L^ecourcelle. — Les deux gosses.
Deschamps. — Jean Christophe, Suzanne, L'abbé Jacques.
])ROz. — Lettres d'un dragon.
Deulin. — Contes d'un buveur de bière.
d'Ennery. — Les deux orphelines, La grâce de Dieu. Marie-Jeanne, Martyre.
1^'ERRY. — Ses romans.
I^'ÉVAL. — La troijibe de fer.
Gaboriau. — M. Lecoq, L'affaire Lerouge, La corde au cou.
CiUÉROTJLT. — La bande Graaft, La bande à Fifii- Vollard.
Haggard. — Découverte des mines du roi Salomon.
HiNSELiNNE. — Jeanne ou la loi de malheur.
Hue. — Les voleurs de locomotives.
Juillet. — La nuit du crime.