‹ Romans nationauxChapitre 102 sur 247 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LES PRiCtinBNTB, LK DOCTEUR STHAL iOfrnOB.OW, «Umul t n art*.

Voyez ce qu'il resteà faire pour set homme.. Uu'il parle... NonI j'en sais assez! {*«.««..) Ûi

t.'BStl7BTTB.

Obi... je respire...

Le sang l'élOuffait. .. («• ntnwl, <t pulul l Soli-iinw.)

Il va répondre, feld-marécbal .

SOnWOROW, utoortirt l>mii»«iit-

Qu'eBt devenu Korsakow, lui? qu'est-ce qu'il est devenu? 11 s'est aussi sauvé, sans doute? l'bstapbtts.

Non, feld-maréchal!... Le même jour les républicains ont passé la Limmat... Us ont écrasé les corps d'armée de Markow et de Durazow, en rejetant toute l'armée... dans Zurich.,. Et le lendemaiUj ils ont coupé la ligne de retraite au lieutenant général Korsakow sur Schaffouse. . . Us ont pris son trésor... son artillerie et ses bagages...

■ Ils ont écrasé Markow et Durazow!... Ils 1 ont pris le trésor, les canons et la» voitures I de Korsakow! •

(lu loliliU H nlirdtnl UmUi.)

Et maintenant ils sont en marche, par Schvritz, Wéaen, Glaris, pour venir écraser le vieux Souworow!. ..le vieux Souworow seul!... [iT.t ni nd«i>i.u»i d. ^r.«.) Mais Souworow n'est pas un Linken, un Jellachich, un Korsakow... Souworow a gagné ses grades sur le champ de bataille... C'est un soldat de fortune... Ce n'est pas un baron... un courtisan... un archiduc... C'est un- vieux Cosaquel... (suwm.) Eh bien, qu'ils viennent couper sa retraiie... qu'ils viennent!...

(n umU, « toal à todp Vu^d, » woeb. lor It (iK. .1 M»l>l«

Noua sommes entourés ! Il ne reste plus qu'à se rendre ! ..

SOUWOBOW, « nk«>t, « boncfiuial t Iriwn l« BtrOt.

Qui a parlé de se rendre?... qu'on l'assomme... qu'on le déchire ! (cmd iUhk*. rmma» « b«|a.

s«nr» H puiut i iDi'>iM.) Du calme, Souworow... du calme... tout n'est pas perdu !... tâche de sauver tes vieux-soldats... (»«««. iii.M«. n « i*mM, ^.p^l. I. uru, pai. » rw™ " cr.. :) Le chcf de la reconniùssance du Schaechenilia! I

■ATTOUmi, I

C'est toi, iTanowitche... c'est toi qu'il appelle.

Peld-maréchalî

Tu aa po< de Muottaî

SOUWOROW

Tu aa poussé ce matin jusqu'aux environs

IVAKOWITCHI.

Oui, feld-maréchal, à sept lieues de Glaris.

C'est un chemin praticable à l'artillerie?

ITAN0WITCH8.

Non, deux hommes peuvent â peiney passer (le front ; il est hordâ de précipices.

N'importe I... c'est notre seule ligne de reiraite... on y passera!.. Tu vas partir enéclaireur avec deux cents cosaques. Tu traverseras le plus rapidement possible le défilé du Schaschentbal. Une fois de l'autre côté, tu pousseras des reconnaissances vers Schwitz et Glaris... Tâche de te renseigner exactement sur la force et les positions des corps ennemis, qui vou* draient s'opposer à notre passage. 11 faut qu'en arrivant nous puissions attaquer sans perdre une minute... Tu comprends?

ITANOWITCHB.

Oui, feld-marëchal,

socwoRow.

C'est bien... val... (lni>o>Utb< i-IIoIcm m ■ Art|« 1b

eii4iisB>u«iiH,-tpp<i4iu.) Bagrationî

wàmdiiikikb. ' Iln'estpaslà, feld -maréchal.

soirvoitow.

Qu'on le cherche l -

ITXKOWITOBB, 1 B

Je pars...

Oi vas-tu?

ITlNOWITOaS.

Le feld-maréchal m'envoie en éclairenr du côtdde Schwitx et de Glaris. ,

IVANOWMA, il

Est-ce que nous irons au

ITJlKOWITCHB.

Oui, Tarmée va traverser le Schœchentbal. . . Boui nous retrouverons demain... Allons... au

revoir, Ivanowna. .. et vous aussi, matottetiJia^. Bon courage!..

(11 l.ar

OOISEI. 1 pirt, rt|uiUBl Hitir InimUcka.

Va... couTsI... Jeseriù à Glaris avant toi...

(n M pn^ ia> U bok.)

BAQRITION, i'ht<UbI fit it lonvgm.

Vous m'avei fait appeler, feld:maréchalî

BOXXWOtkOV.

Aht c'est vous, Bagration...Nous allons traverser le Scbsechenthal... Vous prendrez le commandement de l'avànt-garde... Les pièces seront démontées comme au Saint-Gothard.

Chaque mulet receyra cent gargousses. Il s'agît de gagner rennemide vitesse, dépasser box le ventre aux corpsrépubllcains qui voudraient nous fermer le cbemîn de Glaris, et de rallier les débris de Uotze et de Eorsakonr.

BAâRATlOK.

G'esttout, feld-maréchaiT

eoxrwoB.ùw.

Oui... point de retard... Une marche rapide

peut tout sauver!... Je compte sur vous, Ba-

gration. <,Bttnao,Hi.j>t^a»nw.^ai.) Général Roaem-

bei^l

XOSXltBBRO, i-iTUCiM.

Feld-maréchal?

soowoaow.

Je vous conQe le commandement de mon arrière-garde.

&OSSHB>Ita.

Mena, feld-maréchal.

SODWOROW.

Les feux resteront allumés. On les entretiendra jusqu'à la dernière heure... Si Lecourbe vous presse, tenes comme anrocl... Nous ne pouvons passer qu'un à un dans le Schaechenthal... Il faudra du tempsl.. Au besoin vous brûlerez Altorf et tous les villages sur vos derrières, pour retarder la marche de l'ennemi. (loHoiMrt HiiH II Hrt. «onaonw ^ptLui.) Mandrikiue I

HâKDIIIZINB.

Feld-maréchal?

Ecrivez I (u N Ufi tt Aoto.) • Aux lieutenants généraux Korsakow,Linken etJellachich.— OuartiergènéfaldeSéedorf, le 28 septembre 1799. — J'apprends votre dérouta... J'arrive réparer voa 1 fautes... Tenez ferme comme des murs... En- [ core un pas en arrière, et je ne ferai point de

LA GUERRE

glace, • (HuidrlUiii lui frtuOl 11 p

Faites partir tout de suite.

nme reste dix-huit mille hommes. ..Les débris de HotzB et de Korsakow m'en donneront bien trente mille... Nauendorf arrive avec une ■ réserve de dix mille Bavaroi3...0u peut presser sa marche... Dans quatre ou ciaq Jours j'aurai soixante mille hommes, et je recommencerai la bataille.

UAKD&ISINB.

Fetd-marécbal. . . les ordres sont partis!... FauUil commencer la retraite?

Souworowne bat pas en retraite!,.. Il va rejoindre les débris de Holze et de Eorsakow... et réparer les sottises des généraux d'anticbambre I

(n luU bnuquimul 1 elHol (1 mil M ploï. Lcl ttlIcUn d'Mll-

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