‹ Romans nationauxChapitre 132 sur 247 · S0I7W0BOW · texte numérisé non relu

S0I7W0BOW

Pousse mon fauteuil... que je les voie... {«lâ-

Rtwu.] C'est le Rymnik 1 Ils déâlent... IIh défilent... Pas un ne tourne la télé... Ils savetil pourtant bien que Souworow, le père Souworow se ineurt ici I... (amu.) Ah !.. . le dra-

peaUl... (uh Ui.plnit>>m»l, tHUiHcn-roM^HU" hru «. m fUlMl. u infcta Uni liehM do wtfmnt it iTIult fUH J— — t

>uiiki«{ 0 Ferme le rideau, Basilianof , je ne puis

—Qbl mon Bis BuUovitclia, dim ^el eui je le retrouve! Ift^t Si.)

plus voir celât... (aw « me tuet

M.) Cette musique

BlSILIAHOr, tMTÉUl ta boUDU.

Le défilé ne sera ptua long, feld-maréchal, la renie est finie.-

Oui... oui... la grande revue viendra biea- Ut... Elle viendra pour touB... pour les tzars... pour les princes... pour les feld-maréchaujL... pour les simples soldats... («ii>w>.) Âhl la gloire 1...

BAIILlAKOr, tntft H

Dieu te bénisse?...

SOUVOKOWi wuiul il m nMnn.

Qu'est-ce que c'esti

BASILIAHOP.

Une vieille mendiante.

SOVWOKOW.

Donne-lui quelques kopecks... Val...

(U 4«Hilil<H dUU.)

BlStLIAhOP, H. u r«t* I IniU.

Tiens, et laisse-nous tranquilles.

Ll FBimi, Mwh

Merci, je n'ai besoin de rien.

BASILllMOr.

Alors, qu'est-ce que tu veuxï

LÀ TEUUU.

N'est-ce pas ici que demeure Souworow T

LA GUERRE

SOtrWOROWf ieoataot.

Je connais cette voix.

BISILIÀKOF.

Le feld-maréchal ne reçoit personne.

SOnWOROW, d^one toix faibto.

Laisse entrer la femme.

BASILIAMOF. *

Le feld-maréchal est malade.

LÀ FBXlfB.

Je veux le voir... Il me connaît..; Dis-lui que c'est la vieille matouchka du Rymnik.

SODWOROW, anc elbrt.

Ahl qu'elle entre... qu'elle entre!...

BASILIÀNOF, ta retonnunt.

Cette femme, feld-maréchal, dit vous connaître.

SOTTWOROW.

Oui... oui... depuis longtemps^

(sa tolx l'éteint. H«ttoalne paraît for 1« mqU, poil i*approclie et regarde en cilenee. Sooworow lui tend lea maint ; elle a^agenoDUle et ht enbraste en fondant en larmet. Batfltanof ae tient debeot derrière.)

HA.TTOXnNB, en tanglolant.

Ohl mon flls^ Basilowitche, dans quel état je te retrouve !

SOUWOROW, profondément émn.

Lève-toi, matouchka!

HÀTTOXnNB 0 langlotant.

J'avais tout perdu... Ivanov^na... Ivanowitche... tout!... Je pensais : — Mon fils Souworow est encore là... il est heureux, lui... — Ça me consolait un peu! On me disait bien : le Tzar n'a pas voulu le voir. . . mais je ne le croyais pasî.i. Qu'est-ce qu'il nous reproche donc, le Tzar? Est-ce que nous n'avons pas tout souffert pour lui?... Est-ce que nous n'avons pas tout donné?... Est-ce que c'est notre faute, si les autres se sont laissé battre... si Korsakow s'est sauvé... si les Autrichiens nous ont tout laissé tomber sur le dos?...

SOU'WOROW) l ion domettique.

Tiens, Basilianof, regarde cette vieille mat<mchka\,.. Elle connaît mieux la guerre que tous ces cadets, ces officiers de parade, ces tas de pieds-plats^ de ducs, de princes, de barons, qu'on nous envoie avec des brevets de génie, et dont la bêtise, m^alheureusement, ne se montre que sur le champ de bataille! — Lèvetoi, matouchka, je suis content de te voir!

HATTOUIKB, ae lenaU

Nous avons eu bien des misères depuis cinquante ans, mais celle-ci est la plus grande.

SOUWORO'W, nue anortnme.

Oui... tu as raison.

BiSILIAKOF.

Notre glorieux Tzar verra qu'il s'est trompé, feld-maréchal.

SOXrWOROW, d*an ton de dédain.

Feld-maréchal!... Laisse tous ces titres, Basilianof. Quand on arrive où j'en suis, tout devient clair.. . Où sont mes amis?... Où sont ceux auxquels j'ai rendu service? Ils craignent de déplaire au Tzarl... La vieille matouchka^ seule.. ^

BàSILUNOF, ^fement.

Hél je vous le disais bien, feld-maréchal, le Tzar Paul pense encore à nous!...

(n montre de It main ano teltnre do It coor, qoi Hent de t*an^ter deTtnt let (ènèlret; quelques digiUtaires en d<fc<Mident. Silence. On entend la porte de la maison t'ouviir.

HATTOUZKB.

A cette heure, je m'en vais.

SOUWQRO'W.

Non, reste I...

BàSILIÀNOF« ior le feoil, Inaoncant

Monsieur le comte Ealb. *

SOUWOROW, ettayant do te lerar.

Monsieur le comte Ealb... Je ne connais aucune famille russe de ce nom... N'importe... qu'il entre!... (a Hattooino.) Aide-moi, matouchka.

(te eomto parait, raiti do plmliciN dignttalret en eottnmo do ooar.)

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