‹ Romans nationauxChapitre 52 sur 247 · I.B DOCTBUB · texte numérisé non relu

I.B DOCTBUB

La colonne du général Strauch est en marche par la gauche ?

rTAMOWITOHB.

Les trois colonnes sont en marcha ; celle de Strauch^ à gauche, et celle de Schweikoski à droite. Le feld-maréchal Souworow suit la nôtre; il a voulu tout voir : Torganisation des convois, le démontage des canons et des caissons...

LB DOOTBXia.

Nous avons du canon.. .

rVAHOWITORB.

Vingt-huit petites pièces, pour les trois colonnes. Elles arrivent à dos de mulet. Il a fallu démonter la moitié des cosaques, pour le transport des affûts. Le feld-maréchal a tout surveillé lui-même... Quel homme I^.. il'ne connaît pas d'obstacles I

HATTOnXHB.

Oui, plus il vieillit, plus il s'obstine, c'est comme un mulet.

LB DOOTBUR, riant.

Hattouine ne se gène pas .

ITÂNOWNA à «tanowtMkc.

Ne Técoute pas, Axenti, ne Técoute pas»..

rVANOWITCHB, riant.

On lui pardonne tout. Souworow lui-même rit des idées de la vieille matouchka^ quand il est de bonne humeur.

LB D00TBU&.

Oui , mais c^est une rude montée tout de même, Ivanowitcbe.

XVANOWITOHB.

Ah \ nous ne sommes pas au bout. • . Si vous la connaissiez comme moi 1... (fe nioonuii àcheni, et montrant lae cime.) Figurez-vous à ciuq OU 811 cents mètres au-dessus de nous, le plateau couvert de retranchements , d'abatis, de fortifications en terre; les rochers à droite et à gauche pleins d'embuscades, et la route au-dessus, qui tourne vingt fois le long de précipices dont il est impossible de voir le fond. Si par malheur votre pied glisse, vous descendez à deux lieues, dans les gorges de Tremola.

LB DOOTBUa.

Les républicains y sont pourtant venus*

XVAMOWITCHB.

Oui, mais ils avaient en face d'eux les Autri* chiens, et nous avons les Français.

LB DOOTBUR.

Ils sont beaucoup ?

IVANOW2T0BB.

Six à sept cents sur le plateau, avec le gé« néral Gudin.

BATTOUmB.

Tu les a vus ? Ivanovfritche.

lYANOWITCHB.

Oui, matùuehka, en revenant de Zurich ; ils vivent là-haut de neige fondue et de pain de seigle... Les pauvres diables sont maigres comme la famine.

LB DOCTBUa.

Quels enragés !

lYAKOWITCHB.

Sans les trois attaques combinées, malgré nos vingt-cinq mille hommes et Souworow, je n'aurais pas trop confiance. Mais nous arriverons, Ivanovma, ne crains rien.

lYANOWNA.

Tu ne seras pas toujours en tête^ Axenti?

XtAMOWITOHB.

Non, pour toi, je me tiendrai un peu sur les côtés... où Ton ne glisse pas 1

(tt iMril.) BATTOmf«B.

Oui, oui, sur les côtés... quand les balles

pleuvent partout Allez donc aimer un

soldat 1

LA aUBRRE.

L> DOCTBOK.

Vous ea avez bien aimé un , tous, Hat-

touine.

Ouâ voulez-vous 1 od est toile uoe fois au moins dans sa vie. J'espérais toujours en âtre débarrassée, c'était ma seule consol&tioa, et la sienne c'était le schnaps.

LB BOOTSm.

El Eur le plateau, iTaoowilcbe, nous serons maîtres de tout?

iTjUfOwiTCai.

Sur le plateau du Saint-Qotfaard, il budra descendre comme nous montons ; il faudra traverser, de l'autre c6lé, la Reuss , enc&iaséo enlre des rochers de six cents pieds à pic, sur despoDls en dos d'âne, plus faauts queleEremlin, et larges de deux brasses,

Souworow se fait vieux, il peid la t£te •

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