‹ Romans nationauxChapitre 70 sur 247 · SCÈNE vm · texte numérisé non relu

SCÈNE vm

LBB PniC^DBHTS, wêIm l'oPFIGIER BATTOUIMI, iroMUto.

Hé I hé I tu n'as pas l'air d'avoir trop chaud, eosaqnel

SRRE. 35

Ll COSIQUI. ^

Non, maunukka, non, je n'ai pas chaud.

BATTOniNB.

Attache ton cheval, el viens te chauffer... Viens prendre un verre de schnaps.

LB OOSAQUB, ^luklBl ion •:U<>\ lu plU» du h-^ca.

Jeveuxbifen, maiouchka... Oh\ hol Tuasl'ongiée?

LB COSIQUB.

Oui, l'air est plein de grésil, et quand on galope cinq heures, ça vous entre dans !e sang, (n lui.) Hé! ceci fait du bien!... Ça réchauffe.

(l) rend Ja |obiIil 1 HtUouUia tl nol 11 (>)«.) HlTTDDtNB,

Garde tes kopecks... C'est le schnapa de Souworow que jff verse... Il fera remplir la tonne... Garde tes kopecks!

Alors, Dieu le le rende, et à Souworow.

Tu as coutu cinq grandes heures... C'est dur, lanuit> et sur des pentes glissantes.

Oui, pope, c'est dur! Les chevaux glissent malgré les poicliis <le fer; ils tremblent. Ilfuul toujours serrer la bride, et le vent vous coupe la figure.

n se passe donc des choses graves là-bns, pour faire coutjr telhiment, le pauvre monde?

Non, pope, je viens dire (jue tout va bien ; les républicains seront bienlât luurnês.

ToumésI... ComraeQt. . . Par quiî

Par lacolonuo du général autrichien Auffèmberg, qui est partie d Ilanz, pendant quo Souworow attaquait le GoLliard. Les répiihllcainsne sedouleolde rien; ils sont de l'autre côté du pont, et ne savent pas qu'AuÛemberg s'avance derrière gmx.

ooisu.

Combien sont-ils?

Huit ou neuf cents, au pied du Saint-Gothard, avec leur général Gudin; m;iis(iij[iiro 4 cinq mille autres viennent à leur secoura

LA GUERRE

par la vallée de la Reuss, avec le général (lecoulbe; et, quand ils seront réunis, on les attaquera devant et derrière. Ils seront forcés de mettre bas les armes*

BATTOUINB, riant tout huA.

Ha 1 ha 1 ha 1 c^est un tour de Souworow. . . Voyez-vous... voyez-vous la malice du vieux renard I Plus il devient vieux, plus il attrape de flnesse... Ahl vontrils être étonnés, les républicains. .. Ha ! lia I ha ! vont-ils être étonnés ! (uie rtt Mix écitu.) Tu uo rifl j)a8, popo ; tu ne comprends pas...

OeiSEIi M neUinl & rv«.

Hé ! hé I hé I oui je comprends. . . Àuffemberg arrive derrière... Mais par où... par où?

LB COSAQUB. *

Par la droite, pope. Tiens, voici la montagne (u DMNiirt da piad) : Auffembcrg est ici, sur la droite de la Reuss, les républicains sont là, sur la rive gauche; ils remontent la vallée pour venir rejoindre ceux que vous avez repoussés du Gothard, et quand ils auront tous défilé, demain matin, vers sept ou huit heures, Auffemberg passerale pont d'Amsteig avecdeux mille hommes et lés attaquera par derrière, pendant que les dix-huit mille de Souworow descendront la montagne et les attaqueront en face. Ils n'auront pas de retraite.

BATTOUINB, i^tsaoTant iM ytvx d« te auneht.

Ahl vieux Souworow! j^étais sûre que tu ferais un bon tour aux républicains. •• ça ne pouvait pas manquer I

(L'offteitr retiorl m m omMiil àt là f nag* «t rtprit.)

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