Hujus Nymplue loti, sacri amodia tonus
D.trmio, dum blandx sentio murmur aqsiæ.
Parce tneura quisqui* Utigis eava oiarmora souinom lluiupere, sivc bilan sive lava c, face !
(Ctum.ET, fuos aqua vlrgo.)
RÉGIONS AUGUSTAL.ES
l’Odéon cl le Slade de Llomilicn ; le portique d’Europe, environné de tonies parts de Imis verdoyants, complétaient la ligne monumentale du Champ-dc-Mars à droite, comme le temple de Mars, l'amphithéAtre de Taurus, le bustum , emplacement bordé d’une enceinte à colonnes et d’arbres, sur lequel avait été brûlé le corps d’Auguste; la pyramide solaire et le Térentus, autel des divinités infernales, la complétaient à gauche. Au milieu de ce vaste carré se trouvaient encore la basilique d’Antonin et la colonne de marbre, presque aussi belle et plus haute que la Trajane, érigée par Marc-Aurèle à la mémoire du pieux empereur son père adoptif, et enfin le mausolée d’Auguste.
Ce mausolée était digne de recevoir les cendres des Césars. Imitation grandiose du tombeau qu’Arthémise fit élever à son époux ; car, A la recherche de ce que le monde avait de plus beau pour embellir la ville , quand ils ne pouvaient prendre un monument, les Romains eu prenaient le plan. La dernière demeure d'Auguste dominait le Champ-de-Mars, et se présentait comme une colossale tour ronde à quatre étages soutenus par des colonnes de marbre, de jaspe, de porphyre, entourés d’une ceinture de cyprès et de lauriers verts , et qui , affectant successivement la forme pyramidale, étaient couronnés par la statue d’Auguste. On y entrait par douze portes, après avoir traversé le bois qui l’environnait, et dont Auguste voulut que les allées fussent publiques, et franchi trois enceintes. Deux obélisques, trophées de la guerre d’Égypte, allongeaient leurs flèches mystérieuses devant la porte principale. Plus solitaire et plus lugubre , le tombeau des Domitius , où l'on cacha les cendres de Néron, s’élevait au fond de la région, sur la colline Hortulane.
Les portiques de Gallien et de Gordien, ceux des Argonautes et de Neptune, les lions de marbre des temples d'Isis et de Sérapis, les bornes jaillissantes d’ Agrippa, les arcs de triomphe de Drusus, de Claude, d’Autonin, les trophées de Marius au bord de la voie Flaminia, le portique hécatonslyle, ou à cent colonnes, ceint d’ime fraîche bordure de platanes qu’arrosait cette fontaine du Triton chantée par Properce , et deux rangées de statues dressées par Auguste de chaque côté du Chanqide-Mars, tels étaient les autres monuments qui décoraient cette plaine célèbre. Un vaste espace, couvert en tout temps de gazon, restait seul libre au centre, et était affecté ii la gymnastique et aux exercices militaires *.