‹ Rome & BerlinChapitre 74 sur 105 · MARCHE SUR STETTIN · texte numérisé non relu

MARCHE SUR STETTIN

reuse résistance dans cette petite ville, tenait à marcher serré. En prévision d'un chaud combat, les canonnières « tonkinoises » et les avisos de flottille , calant tous moins de 3 mètres, s'étaient engagés dans le bras du fleuve qui passe près de Pôlitz et se préparaient à appuyer l'armée de leur artillerie.

A midi 15 minutes, Tavant-garde française commençait l'engagement dans les houhlonnières contre 6 bataillons de landwehr du II* corps et le 129* de ligne (le 9* régiment du II* corps), resté à Stettin pour en former la garnison. Peu à peu l'ennemi mettait en ligne une artillerie assez nombreuse, 5 batteries environ, auxquelles nous ne pouvions encore en opposer que 4.

A la gauche de la petite ville on voyait se masser de la cavalerie.

A 1 heure, l'attaque générale commençait et le commandant en chef envoyait à son détachement de flanqueurs l'ordre de se rabattre à travers les bois sur Pôlitz, si tout paraissait calme dans l'Ouest. En même temps la flottille prenait position au nord-est de Pôlitz et commençait à battre l'entrée de la ville, fortifiée par l'ennemi.

Le combat fut soutenu avec acharnement par les troupes allemandes qui recevaient à chaque instant des renforts de Stettin ; cependant, vers 2 heures 30 minutes, l'approche (lu détachement qui opérait à notre droite et qui menaçait de couper la retraite aux défenseurs de Pôlitz, détermina la retraite de l'ennemi sur les bois de Messenthin. Dans cet engagement très vif on avait pu apprécier la différence de valeur entre les soldats du 129* régiment, parfaitement encadrés, et ceux des bataillons de landwehr dont les cadres d'officiers n'étaient pas au complet. Nos troupes, dont c'était là le premier combat sérieux, se com-

portèrent de manière à faire présager au général en chef un succès complet dans ses difficiles opérations.

Il fallut combattre encore, après une heure de repos dans la ville de Pôlitz, pour arracher à Tennemi les bois qui s'étendent de Messenthin à Nauendorf ^

A 4 heures, Nauendorf tombait au pouvoir de notre avant-garde. Le général en chef régla ainsi que suit la marche sur Stettin : au centre la 19* division, avec 3 batteries, par la route de Frauendorf ; à droite, la brigade de la 20* division et la brigade d'infanterie de marine avec 2batteries et4 escadrons, parlaroute de Warsow-Griinthal ; à Textrôme-droite, le détachement de flanqueurs : 2 bataillons, 2 escadrons et 4 pièces, vers le ruisseau de Grùnthal. A gauche, la flottille de combat qui remontait TOder (bras principal creusé à 5 mètres) avec les bâtiments portant la division danoise. Celle-ci devait prendre terre suivant les circonstances à Bolineken-Frauendorf ou devant les chantiers de c Vulcan ».

A 6 heures, Tennemi n'opposant plus de résistance sérieuse, mais se retirant en bon ordre, la lO** division commençait à couronner le plateau de Bredow, à 3^™, 5 de Stettin : les chantiers de « Vvlcan » étaient au pouvoir de la flottille et nos colonnes, peu à peu, garnissaient le revers septentrional du bassin du Grùnthalbach.

Vers 7 heures du soir, alors qu'on pouvait compter sur près de deux heures de plein jour, le général en chef, ayant en main le gros de ses troupes et voyant le débarquement des Danois commencer à Vulcan, fut tenté de lancer ses soldats à l'assaut de la ville.

C'eût été demander beaucoup à des troupes épuisées

1. Voir la carie du Dépôt de la marine : Cours inférieur de VOder.

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