‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 15 sur 101 · LE PONT SION · texte numérisé non relu

LE PONT SION

| LEGENDE |

L'empereur Justinien avait fait bâtir une belle:

| église, en souvenir du Mystère de la Présentation.

| Le Khalife Omar fit sa prière dans cette église de Ste-Marie et établit qu'à l’avenir elle serait dédiée

jau culte de lTslamisme, sous le nom de KI-Aksa | (Péloignée).

Dans la suite, plusieurs tremblements de terre ébranlèrent l’édifice qui fut rebâti vers le milieu du | . VIITe Siècle. Notre Gravure montre l’extérieur de | l'édifice. Un porche, ayant 7 arcades de front, accolé | ES la facade en 1236, donne entrée au vaste monu-

| ment.

| La Mosquée forme une sorte de Parallélogramme

| d'environ trois cents pieds de long sur deux cents de

|large. Elle est composée de sept nefs qui présentent | Là l’œil du visiteur une véritable forêt de colonnes. | | C’est vers l'extrémité sud de la grande nef que se | | trouve, d’après la Tradition : L’ Emplacement approxi- | |matif de l'habitation de la Très Sainte Vierge, lors

| de son séjour dans le Temple. Et l’on croit que c’est

|encore là que Marie présenta son divin Fils, au jcur

de la Purification.

PRIERE

Dieu tout-puissant et éternel, faites, nous vous en supplions, que comme votre Fils unique vous a été aujourd’hui || présenté dans votre temple, revêtu d’une chair semblable à la nôtre, nous vous soyons aussi prés: :t/4 avec la pureté de | cœur et d'esprit que vous demandez ns. Par le même [N.-8. J.-C.

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un phare rayonnant sur toute la ville. A certains

intervalles, des feux de Bengale, — aux reflets sanglante,

— cmbrasaient de flots de lumière le sanctuaire vénéré,

au-dessus duquel la Vierge de Fabish s’élève majestueuse, protectrice sur la cité lyonnaise,

Vraiment on ne saurait rêver de décor plus féerique que le

plus beau, tableau présenté par Fourvière :

‘est un poudroiement d'or ou mieux d'étoiles scintilantes au milieu desquelles $e détachent, en lettres de feu gigantesques, les triomphales inscriptions : Credo ! Lyon à Marie !...

k*% Pendant que Lyon affirmait sa foi et acclamait sa atronne, voici comment, À Paris, Paul

de Cassagnac iflirmait sa foi (?) en la République actuelle et acclamait e nouveau ministère (Ribot), que Marianne, après un aborieux eftort,

venait enfin de produire : ©est À

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encadrer.

“ Le nouveau ministère, — qui est nouveau comme Mu vieux chapeau retapé, on un vieux soulier ressemelé, est accueilli par des souhaits d'i ironique bienvenue,

droite comme À gauche, ce sont des quolibets sans rève,

TR map a

“ Le fait est qu’on a rarement vu une pareille farce,

ième sous le gouvernement parlementaire, qui pour-

ant en comporte de toute espèce,

“Ah! il faut un rude toupet chez ces ministres pour oser s'asseoir sur les bancs du gouvernement, étant donnés leur passé d’hier et les conditions toutes différentes dans lesquelles ils se représentent.

“Au moins, avaient-ils dû, par pudeur, mettre un faux nez ou un emplâtre sur l'œil, pour qu’on ne les reconnût pas du premier coup, et que l’on ne pût cons.

tater qu’ils acceptent aujourd’hui, bassement, ce qu'ils À

repoussaient hier avee une fière indignation..

“Jamais on n’a vu une pareille contradiction, à si peu de jours de distance, Les qualifier de saltimbanques et de polichinelles, n’est donc pas exagérer.

“Pour le plaisir d’être ministres, pour les profit:

qu’il y a toujours, sous la république, à fourrer le museau à dans le ratelier, jusqu’au cou, vous le voyez, on n’ht.! , , , E

giterait pas à passer à travers les cerceaux, à faire de:

eulbutes, où à marcher sur la tête... Il est plus facikh

à ces gens-là de changer d'opinions et de doctrines que! de chemises ou de chaussettes. Aussi comment voulez

vous qu’un ministère de farceurs comme celui-ci puisse

exercer la moindre influence ou la moindre autorité su le parlement et l’opinion publique ?

& Ils sont déconsidérés, brûlés à l’avance.

# Ni amis, niadversaires ne sauraient avoir de l'estime M

ou du respect pour des gaillards éhontés qui retournent M

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leur portefeuille comme on retourne une veste, et qui vous offrent la doublure quand l'étoffe est salie !...”

Et voilà !— Plus ça change, plus c'est lu même chose,

Aussi, en attendant un changement radical, du sang

7 nouveau, un gouvernement catholique, quel qu'il soit,

en attendant des jours meilleurs pour notre chère

France, qui étoufte entre les mains de ‘ saltimbanques,” ne : Ê ; ;

de “ polichinelles ” et de “gaillards éhontés,” tirons le

rideau sur ces misères intestines et saluons avec orgueil

à mé 1 ‘1 sn À ! :

son armée victorieuse à Dahomey !…..

Plus glorieux encore, plus grands, plus magnifiques sont les triomphes dix-sept fois séculaires de ces intrépides ct immortels soldats chrétiens qu’on appelle les Martyrs de Lyon !

À leur tête brille saint Pothin, premier évêque de cette ville. Il reçut la couronne du martyr sous Marc- Aurèle, dans un cachot souterrain, 'Antiquaille que

J'ai visitée le 10 décembre. Avec lui périrent quarante-

sept autres chrétiens dont quelques-uns, entre autres sainte Blandine, subirent d’inénarrables supplices. Enfin, sous Septime-Sévère, une nouvelle et horrible hétacombe porta à dix-neuf mille le nombre des généreux confesseurs de la foi, parmi lesquels figure ici au

premier rang l’illustre évêque saint Irénée. Ce futune

épouvantable bouchers. Toute la colline, écrit Saint. Grégoire de Tours, fut inondée de sang, ut per plateas Jlumina currerent de sanguine vhristiano,” et ces flots de sang humain ruisselèrent jusqu’à la rivière qui coule à la base. Dès lors son nom d’Arar fut converti en celui de Sagona (Sanglante), et c'est de là qu'est venue son

appellation actuelle : la Saône !

Elle est done bien célèbre, doublement célèbre cette montagne de Mourvière. Autrefois, sur son versant oriental, au-dessous du Forum de Trajan, les empereurs romains avaient un palais, et les dieux, un temple, Aujourd’hui, au-dessus de ces grandes ruines purifiées par le sang des martyrs, l’église monumentale de Notre- Dame a surgi à côté de l’antique chapelle. L'Immaculée Vierge Marie domine majestueusement la ville, et une pépinière de communautés religieuses s'étale À ses pieds.

Le vaste couvent de Jésus-Marie occupe au sommet du plateau la première place. On dirait que de ses ailes immenses il veut protéger avec amour et le vieux sanctuaire et la nouvelle église. Mais, on le devine, c'est lui qu :t protégé et béni par les hôtes divins de

ces temple né

De cette maison-mère, en effet, que d’essaims de

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religieuses sont partis pour porter ailleurs, en Espagne, ;

‘ut per plateas en Angleterre, aux Indes, aux Etats-Unis, au Canada,

10," et ces flots M Le miel de la formation religieuse et intellectuelle

de la jeunesse,

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Or, actuellement, vous le savez. la Supérieure-géné- ’est venue son

rale de Jésus-Marie est la révérende Mère Saint-Cyrille,

laquelle célèbrera bientôt ses noces d'argent, Espé-

rons la revoir à l’occasion de cette grande fête,

t célèbre cette x*x

1! SOn versant

Pour tout dire, Fourvière, depuis un temps immé: 8 @ Jereurs . . = . , les empereurs orial, est un lieu de pèlerinage renommé. Et les

x, un temple,

RAT ee

benédictions sans nombre, les grâces signalées Not

que

Loi die Dame se plaît à répandre sur ses pieux serviteur

itale de Notrelle, L'Immament la ville,

sont le secret de Dieu.

Il est p nt un fait, entre autres, d’un caractère

| ! * publie, que nous connaissons et qui pourra vous intéeuses s'étale À

resser ; le voici :

Un après-midi du mois de janvier 1851, un saint

pe au sommet

religieux priait là avec ferveur devant l’image miraculeuse de la Sainte Vierge,

it que de ses

Soudain, une vision frappe ses regards et le ravit à lui-môme : Marie lui apparaissait !.. Elle lui dit : « Chique mystère a un Ordre qui l'honore ; l’Eucharistie, le plus grand de ; tous, est le seul qui n’en ait pas !” ;

ur et le vieux

on le devine,

Ôtes divins de

d’essaims de

LeR. P, Eymard, — car c'était lui-même, — comprit.

Avec une urdeur infatigable et un courage plus grand

que les épreuves, il fonda la société des Prêtres du

Saint-Sacrement (dont j'ai eu l'honneur de vous entre-

tenir déjà), et puis, parallèlement, il établit la société des Servantes du Saint-Sucrement.

à Le but en est le même : l’adoration perpétuelle de Jésus-Iostie, comme fin unique de leur vie, Or, depuis quelque années, Montréal possède les prêtres du Saint-Sacrement, D'un autre côté, Québec, dit-on, pourrait bien avoir un jour ou l’autre les | Servantes. — Tant mieux ! » Ho :

confrère J'ai visité leur pieuse maison de Lyon, et quels Gal « parfums célestes de recueillement, de dévotion et Baume

d'amour divin on y respire ! LA, nous comprenons facilement que, semblables à Marie-Madeleine aux pieds de Jésus, ces religieuses contemplatives % ont choisi la meilleure part, qui ne leur sera pas enlevée !”

Mais, que fais-je ? Il est grand temps que je termine cette trop longue lettre.

Pardon, et au revoir à Marseille,

à Rema rqu et-vient c orchestre

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re plus grand 8 Prêtres du le vous entre-

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possède les Ôté, Québec, 1 l’autre les

m, et quels dévotion et comprenons deleine aux atives ‘ ont s enlevée !”

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