‹ RomeChapitre 107 sur 291 · La Vierge et V Enfant Jésus · texte numérisé non relu

La Vierge et V Enfant Jésus

« Une des œuvres les plus charmantes du peinlni ; où il se montre inspiré par la grâce et le coloris du Corrège. C'est une petite scène pleine de tendresse et d'expression, l'Enfant entourant de ses petits bras les épaules de sa mère, qui l'approche de son visage avec un tendre embrassement. Le ciel est bleu, avec un éclairage brillant, au fond; le paysage est verdoyant et frais. » {Cat. ce.) — Attribué autrefois à Annibal Garrache.

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Cliph^"" Anrterson. riiotognivure VifrtKTot, Dcnioiilin et C'.

BuoNCONSiGLr (OiovANNr) dit II ^I aiîesoaloo. 147. — Portrait du Peinire.

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Cola dalla Matrice (Niccola Filotesio ou Filotteschi, dil). — Éc. napolitaine. 1489; f 1559.

* 29. La Mort de la Vierge.

Sur une terrasse dallée, au milieu, la Vierge, morte, enveloppée dans un manteau bleu parsemé d'étoiles, est étendue sur un brancard recouvert d'une draperie violette. Sa tête, tournée vers la gauche, est posée sur un coussin blanc ; ses mains sont croisées ; autour d'elle, sont réunis les Apôtres et des Saints, dont les visages expriment l'affliction ; au premier plan, agenouillé, saint Thomas d'Aquin, un lis à la main ; à gauche, sainte Catherine de Sienne, un dominicain et un apôtre, la main sur l'épaule de saint Jean, qui s'essuie le visage; au milieu, saint Pierre, en manteau rouge, lisant, la Madeleine, en robe jaune et manteau bleu, les mains jointes, se penchant vers la Vierge, et, au second plan, cinq apôtres; à droite, deux apôtres, l'un le bras droit levé, vu de dos, l'autre regardant au ciel la Vierge, dans une gloire, entourée d'anges, dont les uns retiennent les plis de son manteau, et les autres jouent de divers instruments. Fond de paysage, avec un lac encadré par des montagnes bleuâtres.

H., 1,37; L., 1,37. B. — Fig. pet. nat. — Provient de la sacristie de 1 église d'Ascoli, appartenant aux Dominicains, auxquels Léon XII l'acheta 350 ducats en 1824. « Chef d'oeuvre de l'artiste. » (Bindi, Monuments artistiques des Abruzzes.) « Les visages sont vulgaires, et les draperies anguleuses » (Cr. et Cav. N. It, u. io6, n.). « L'intérêt de cette composition réside dans ce fait que, si l'artiste s'imprègne des œuvres de son temps, ni le dessin, ni la technique n'indiquent un sentiment poétique. A celte époque, l'expression de douleur dans la représentation de la mort de Marie était un motif conventionnel établi iconographiquement ; et Cola dalla Matrice nôus apparaît comme un artiste sans grande culture, incapable d'ajouter quelque chose de son propre mouvement aux formules consacrées de l'art; au contraire, il les rabaissa à son tempérament il peignit avec l'ingénuité des qualtrocentistes ; mais, chez lui, l'ingénuité tombe dans le grotesque » (Vemuri, Cal. 55).

Dosso-Dossi (Giovanni Luteri dit). — Éc. ferraraise. Vers 1480; tl546.

*80. La Sainte Famille.

La Vierge, en robe rouge, un manteau vert à bordure d'or sur les ambes, est assise, de trois quarts tournée vers la gauche, sur les marches d'un gradin recouvert d'une draperie verte. Elle incline sou visage auréolé vers l'Enfant Jésus qui se suspend à son cou et auquel elle indique du doigt un passage dans un livre saint qu'elle appuie, de la main droite, sur une table. A droite, saint Joseph, debout, en robci grise et manteau orange, soutient l'Enfant. Au fond, par une ouverture, on aperçoit le paysage et la mer.

H., 2,36; L., 1,67. T. — Fig. gr. nat. — Catalogué autrefois sous le nom de Giorgione. La nouvelle attribution a été donnée par MM. Mohelli et A. Vemuri, qui consi-

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dèrent ce tableau, d'un coloris si brillant, comme de la première manière du maître ferrarais. A rapprocher du saint Jean à Paimos àe la Coll. Chigi à Rome. {Y oiv Arc h. S^or., 1889,443.)

Dyck (Anton van). — Éc. flamande. 1599; f 1641.

* 128. Portraits des deux poètes Thomas Killegretv et Thomas Càrew.

Carew est assis, au premier. plan, les jambes croisées, la main gauche tombant le long du corps, la main droite derrière le dos, en vêtement noir et col de dentelle. Killegrew, debout, au second plan, en pourpoint clair, un manteau jeté sur l'épaule, tourne son visage vers la gauche, et semble causer avec un interlocuteur invisible ; la main gauche est appuyée contre la muraille; la main droite est portée en avaint.

H., 1,20; L., 1 m. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. — A Windsor, du même peintre, deux autres portraits des deux poètes, mais dans des attitudes dillerentes. D'après M. Guiffrey {Van Dyck, 42), ces portraits seraient ceux de Lucas et Corneille de Wael.

Francia (Francesco Raibolini dit II). — Éc. bolonaise. Vers 1450;tl518.

*50. La Présentation au Temple.

Au premier plan, la Vierge, vue de profil, tend l'Enfant Jésus au grand prêtre qui ouvre les bras pour le recevoir; en arrière, sainte Anne, les mains jointes. Sur les côtés, à gauche, saint Jean-Baptiste indique, du doigt, le groupe divin à saint Joseph, drapé dans un manteau jaune; à ses pieds, un livre et une écritoire; au second plan, saint Benoit et un vieillard qui élève une croix; à droite, saint Jérôme, agenouillé; à ses pieds, un lion couché, les pattes posées sur un crucifix; au second plan, saint Sébastien, nu, le corps percé de flèches, saint Antoine de Padoue, un lis à la main, saint Roch, appuyé sur un bourdon, et coiffé d'un bonnet sur lequel est attaché une coquille de pèlerin ; et, contre le cadre, un personnage dont on ne voit que la tête, peut-être le donateur. Au fond, les trois nefs du temple, séparées par des colonnes, et éclairées par trois lampes. Aux pieds du grand prêtre, jappe un chien.

H., 2,53; L., 2,11. B. — Fig. gr. nat. — Ce tableau, attribué autrefois et encore récemment, par M. WiLMAMsoN, à Hartolomeo di San Marco, et qui a subi, au xvu* siècle, de malencontreuses restaurations, est considéré, par Morelli (195), comme une œuvre originale de Francesco Francia, terminée par quelque peintre bolonais du xvii' siècle, qui ajouta des personnages et exécuta le fond. « La facture de Francia se retrouve dans la tête de sainte Anne, dans celle de saint Benoît, dans la pose de saint Jean, dans le corps nu de saint Sébastien, dans l'arrangement des draperies, dans les longs doigts et dans les teintes rougeâtres » (Ca<., 50). C'est peut-être là le dernier ouvrage de Francia, contemporain du tableau d'autel de l'église Saint-Étienne, à Bologne. « Rien de plus noiîle. de plus simple, de plus reposé, de plus sain que cette peinture (que le critique

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attribue à Fra Bartolomeo); on n'en est que plus frappé, quand on vient de voir les combinaisons et les nouveautés du Guerchin. II y a deux époques en Italie, celle de l'Ariosle et de la Renaissance, celle du Tasse et de la Restauration catholique » (Taine, 251).

Garofalo (Benvenuto Tisi dit II). — Éc. ferraraise. Vers d481 ; tl559.

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