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L adoration des Rois Mages

A gauche, sous un portique, saint Joseph et la Vierge présentant l'Enfant aux trois rois : l'un d'eux est agenouillé et un page porte le

GALERIE DU CAPITOLE. 121

pan de son manteau; le second roi est debout; le roi nègre se tient au milieu; au second plan, un page, un cheval et un cavalier; près du groupe divin, deux assistants se penchant en avant. Au ciel, trois anges musiciens. Fond de paysage.

Fig. pet. nat. — Peint à l'époque où l'artiste subissait l'influence des maîtres vénitiens, de Paul Veronèse principalement.

Spagna (Giovanni di Pietro, dit Lo). — Éc. ombrienne. (?) ; t vers 1529.

Apollon et les neuf Muses.

*1. Apollon, assis dans la campagne, jouant du violon; au second plan, Pégase; au fond, Persée vainqueur du dragon.

*2. Erato, un tambourin à la main, dansant. H., 2,94; L., 1,80.

*3. Uranie, mesurant une sphère avec un compas; au fond, une vue de Florence.

*4. Terpsichore, jouant de la viole.

*5. Euterpe, tenant à la main une flûte.

*6. Calliope^ lisant. H., 2,94; L., 0,91.

*7. Clio, lisant, à ses pieds des colombes. H., 2,94: L. 2,28.

*8. Polymnie, dans une attitude de méditation. H., 2,94; L., 1,29

*9. Melpomène, soufflant dans une trompette. H., 2,94; L., 2,52.

* 10. Thalie, comptant sur ses doigts.

Fig. gr. nat. — Ces peintures proviennent de la Villa Magliana ; « une des œuvres les plus médiocres de l'artiste et vraisemblablement d'un élève. Les expressions sont toutes les mêmes, les visages sont ronds avec des joues rouges, et une chevelure blonde » {Cat., 25). Ce jugement nous parait sévère, et plusieurs de ces figures, malgré les traces d'improvisation, ont un grand charme de poésie douce et tendre dans les attitudes, les expressions, et la délicatesse des harmonies colorées.

Tinelli (Tiberio), — Éc. vénitienne. 1586; f 1658. *137. Portrait de deux inconnus.

L'un d'eux, d'âge mûr, chevelure, barbe et moustaches blanches, est assis, au premier plan, de trois quarts tourné vers la gauche, regardant en face. Vêtement noir, collerette et manchettes blanches. Sa main gauche sur la poitrine ; de la droite, il tient une lettre sur une table recouverte d'un tapis vert. Le second, plus jeune, est debout, au second plan, vu de face, le visage tourné vers la gauche. Vêtement et manteau noirs, col et manchettes en dentelles; il appuie sa main droite, qui tient une lettre, sur l'épaule de son compagnon.

H., 1,20; L., 1 m. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. Catalogué autrefois à tort, comme les portraits de Pontius et van Baelen, puis des graveurs Pierre de Jode, père et fils, par Van Dyck. Voir Guiffrey, Van Dyck, 56. Attribué à Tiberio Tinelli par comparaison avec les deux portraits du Palais Pilti, à Florence, n" 226 et 238.

Tintoretto (Domenico Robusti, dit II). — Le Tintoret. — Éc. vénitienne. 1562 ; f 1637.

* 57. La Madeleine.

Dans une grotte, la pécheresse, nue, de trois quarts tournée vers la gauche, est en prières, ses mains jointes, ses coudes appuyés sur une table où sont posés un crucifix, une tête de mort et une bassine. Son visage est éclairé par un rayon lumineux qui perce par une fente de la caverne.

Signé, à gauche : OPVS DOMINICI TINTORETTI.

H., 1 m.; L. 0,92. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. Cette peinture, de la meilleure époque du maître, est peut-être celle dont parle Ridolfi que l'artiste exécuta pour le duc Vincent de Gonzague. « Plus on voit Tintoret, plus on lui trouve, en grand, le tempérament de Delacroix, le sentiment de ce qu'il y a de tragique dans le réel, l'impétueuse sympathie ébranlée au contact des choses vivantes, le talent d'exprimer la crudité, la nudité, l'emportement de la vérité et de la passion » (Taine, 251). « Je ne puis oublier cette petite Madeleine, ébauche attendrissante, et vers laquelle on revient, malgré soi, comme par un bon mouvement du cœur. Oh ! cette Madeleine n'est pas la pécheresse à la grande âme, pleine de trésors d'amour, dont la riche tendresse réclame notre admiration respectueuse; c'est une mignonne enfant de Venise qui a besoin d'être consolée et protégée. 11 semble que quelques paroles de compassion et de sympathie lui feraient du bien ; elle les appelle par ses jolis yeux gros de larmes et l'air de souffrance répandu sur son visage adolescent. » (Moutègvt, Revue des Deux Mondes, 1870. m, 84i).

*248. Le baptême du Christ.

Au premier plan, le Christ, agenouillé dans le Jourdain, reçoit le baptême des mains de saint Jean, debout, derrière lui, tenant une croix; au fond, sur la rive, des femmes en riches atours et des enfants assis au miheu de bouquets d'arbres. Au ciel, le Saint-Esprit et des chérubins.

H., 1,85; L., 1,75. T. — Fig. gr. nat.

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Cliché Ander^on. Pliofognivure Vipriiorot. Dcniniilin et 0".

Ttztaîs^o (Tiziano Vecki.i.i dit II). — T^i*: Titien. 145. — Le Baptême du Christ.

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