La flagellation
Le Christ, ceint d une draperie blanche, est lié à une colonne, les mains derrière le dos; un soldat, à gauche, qui tient, d'une maui, l'extrémité des cordes, menace de son épée les bourreaux, qui se reculent, épouvantés.
H., 1,86; L., 1,17. — T. — Fig. gr. nat.
Tiziano (fiziano Vecelli, dit II). — Le Titien. — Éc. vénitienne. 1477 ;t 1576.
* 145. Le baptême du Christ.
A gauche, saint Jean-Baptisle, monté sur une souche d'arbre, un genou en terre, verse, des deux mains, l'eau du baptême sur la tète du Sauveur, debout, dans le Jourdain, de trois quarts tourné vers la gauche, ceint d'une draperie blanche, les mains jointes; au premier plan, à gauche, le manteau rouge et la robe blanche du Christ ; à droite, le donateur, Giovanni Ram, protecteur du maître, de profil tourné vers la gauche, en vêlements noirs, la main posée sur un buisson de fleurs. Sur la rive opposée, un berger se précipite sur deux vautours qui dévorent un agneau; au fond, un château fort; au ciel, des chérubins.
11 , 1,15; L., 0,89. T. — Fig. pet. nat. — Ce tableau est très vraisemblablement celui cité dans Vanonimo de Mohelu comme faisant partie de la Coll. Ram à Venise en 1531, et attribué 5 cette époque au Titien. Dans la suite, les critiques le cataloguèrent sous le nom de Paris Bordone. « La composition manque d'équilibre, et rappelle bien peu les qualités du Titien dans les personnages; c'est là une œuvre agréable de jeunesse de Paris Bordone, influencé par Titien .. (Ch. et Cav., Tizian, i, 298). Cette opmion sembla avec juste raison, erronée à Moreixi (29) qui restitua ce tableau à son véritable auteur. « La forme des mains et des oreilles est celle du Titien; le portrait du donateur est caractéristique et les efi"ets de lumière, dans le paysage, sont giorgionesques. » C'est sous le nom du Titien, que M. Venturi inscrit ce tableau dans son Catalogue (59). « C'est là, certainement, une des œuvres principales de ce grand maître, de la période où il se rapproche du style de Giorgione, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en examinant la coupe du visage du saint Jean semblable à celle du jeune berger dans le tableau dit Les trois Ages. Il est regrettable que le coloris d un ton encore frais et vigoureux ait été gâté par des retouches. » (Consulter également Cat.y Crespt, m).
Nous croyons devoir maintenir cette dernière attribution, qui a été également donnée par BuRCK., (i38).
Valentin (Jean de Boulogne, dit Le). — Éc. française. 1591 ; t 1634.