La Vierge, VEnfant Jésus et deux évêques
Assise sur un trône, surmonté d'un baldaquin rouge, la Vierge, vue de face, porte, sur ses genoux, l'Enfant Jésus nu. Celui-ci prend de sa main droite une des trois bourses que lui présente, sur un livre, saint Nicolas de Bari, debout à gauche; à droite, saint Martin, évêque, tenant, de ses deux mains, un livre. Les deux évêques sont coiffés de mitre
GALERIE DU CAPITOLE
enrichie de pierres précieuses et s'appuient sur leur crosse. Fond de paysage, avec une ville dans laquelle se remarquent plusieurs édifices romains, la basilique de Constantin, le temple de Vénus, celui de la Sibylle édifié à Tivoli, etc.
H., 1,50; L., 1,57, B. — Fig. pet. nat. — Œuvre d'atelier, d'un élève de Ghirlandajo plutôt que de Botticelli auquel ce tableau avait autrefois été attribué. Acquis en 1826.
* 70. La Vierge, VEnfant Jésus et deux anges.
La Vierge, en robe rouge et manteau vert, assise, incline la tète vers l'Enfant Jésus qu'elle soutient sur son genou droit; celui-ci, de profil, tourné vers la droite, le visage de face, serre, avec ses petites mains, la main gauche de sa mère. Adroite et à gauche, un ange, les mains jointes, en prière. Dans le paysage, au fond, à gauche, un château fort dans un jardin fermé par une palissade.
Diam. 0,85, — Forme ronde, B, — Fig. à mi-corps pet. nat, — Cataloguée autrefois sous le nom du Pérugin, cette œuvre que Cr. et Cav. (m, 249) considèrent comme peu digne d'intérêt semble à Morelli (90) et à Venturi {Cat., 19) pouvoir être attribuée à Lorenzo di Credi, « Bien qu'elle n'offre plus le modelé et la vigueur des premières productions, par la couleur rougeâtre des chairs, la forme et la teinte bleuâtre des yeux, elle peut être comptée parmi les œuvres de ses dernières années ». Les anges se retrouvent dans deux tableaux du Pitti n'^ 92 et 94 (Voir Florence par les mêmes auteurs, 190 et 191), Nombreux repeints,