‹ RomeChapitre 129 sur 291 · Sainte conversation · texte numérisé non relu

Sainte conversation

Au milieu, la Vierge tenant l'Enfant Jésus ; sin- les côtés, saint Jérôme, saint Paul, saint Jean, et une sainte. Fond de paysage.

H., 0,80; L., 0,97. B. — Fig. pot. nat. — M. Ventiri {Cat., 69) considère ce tab.t-au comme celui noté par Malvasia dans la Coll. Sacchetti, esquiseé par Titien et terminé par Guido. « L'ensemble de l'œuvre rappelle Titien; les visages sont belliiiesques, bien que la facture soit timide et incertaine. » Plusieurs critiques parmi lesquels. Burck. l'ont attribué à Girolamo da Carpi, « dans le style vénitien et ferrarais ».

BOME. 2* VOL.

nowE.

Ingegno (Andréa di Luigi, dit L'). — École ombrienne. Vers 1460; I vers 1550.

* La Vierge adorant l'Enfant Jésus et deux anges.

Sur un trône, derrière lequel est tendue une draperie à fond brun avec fleurs dorées, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu à doublure Yerte, est assise, les mains jointes, adorant l'Enfant Jésus endormi sur ses genoux. De chaque côté, un ange musicien.

Fresque. Fif^. gr. nat. — Gravé par P. Righetti. — La rol)e de la Vierge a été retouchée avec des couleurs à l'huile. Autrefois dans la chapelle du Palais. Celle fresque, il'un beau coloris brun rouge, rappelle la facture de Fiorenzo. Elle a été attribuée par Yermicmo.m au Pinturicchio et par Passavant (i, 40:.) à l'Ingegno : « Elle date vraisemblablement do l'époque où Andréa était à Rome avec le Pérugin, de 1480 à 1484. 11 paraîtrait ([ue cette fresque obtint alors un grand succès, car une copie en fut faite sur le mur de la seconde loggia du Palais de Venise. » A rapprocher de la Vierge colossale peinte audessus de la porte San Giacomo, à Assise. « Le visage trop plein est presque massif. Les traits sans être dépourvus d'élégance, manquent de délicatesse et surtout de mobilité; ils manifestent le sentiment de la douleur, mais avec trop de lenteur et d'inertie dans l'expression » (F. -A. Groyer, Les Vierges de Raphaël, i, 501, n. 5).

GALERIE DV TAPITOLE

InOxEOno (Andhka 1)1 LuiGi dit L')- La Vierge adorant l'Enfant Je sus et deux Anges.

ACADÉMIE DK SAINT-LUC

ACADÉMIE DE SAINT-LUC

44, Via Bonella.

Cette Académie fut constituée par deux brefs, l'un de Grégoire XIII, en 1577, l'autre de Sixte V, en 1588. Les deux peintres Girolamo Muziano et Federigo Zuccheri en furent les premiers présidents et les premiers bienfaiteurs, car ils léguèrent à la Société toute leur fortune. Beaucoup d'artistes imitèrent, dans la suite, cet exemple et ces nombreuses libéralités permirent de réunir peu à peu une intéressante collection de tableaux disposés dans trois Salles principales et trois Cabinets.

Nous nous contentons de citer les œuvres principales de cette Académie qui contient un grand nombre de tableaux des anciens membres de la Société.

Barocci (Federico). — Éc. romaine. 1528; f 1612. * 137. Le repos en Égypte (ii).

La Vierge, en robe rouge et manteau bleu, assise, de face, son cbapeau de paille à ses pieds, puise, de la main droite, de l'eau dans im ruisseau; à droite, le petit Jésus auquel saint Joseph debout, au second plan, drapé dans un manteau rouge, tend une branche de cerisier. Au fond, l'âne devant un bouquet d'arbres.

H,, 0,40; L., 0,20. T. — Fig. pet. nat. — Répétition d'un tableau plus grand, autrefois dans la chapelle du palais du Quirinal.

Bassano (Jacopo da Ponte, dit II). — Éc. vénitienne. 1510; 1 1592.

^66. L'Annonciation aux bergers (ii).

Au premier plan, assis sur un manteau rouge, un berger, et une paysanne, en robe rose et manteau vert, qui trail une vache, sont entourés de leur troupeau; au second plan, un berger, vêtu de rouge, appuyé contre un arbre, lève les yeux au ciel où lui apparaît un ange, dans une nuée; au milieu, un enfant joint les mains avec émotion et, à droite, un berger effrayé, lève les bras. Fond montagneux.

H., 1 m. ; L., 0,77. T. — Fig. pet. nat. — « C'est une des plus belles œuvres des plus splendides de Jacopo ; le coloris est doré et fulgurant ; le tout est rendu avec une grande

maîtrise, principalement la mer de nuages qu'illuminent les anges venant annoncer aux bergers la naissance du Christ. Les animaux ont été dessinés d'après nature avec une conscience infinie. Ici se remarque, vue de dos, cette femme replète que le Bassan met dans tous ses tableaux. Ici elle est représentée avec une \érité et une fraîcheur inaccoutumées » (Venturi, Cat. Braun, 52).

Cagnacci (Guido Canlassi, dit II). — Éc. bolonaise. 1601 ; t 1681.

* 105. Tarquin et Lucrèce (m).

Au milieu, Tarquin, en tunique bleue à brandebourgs d'or, brandissant, de la main droite, un poignard, renverse Lucrèce sur un lit. Au fond, un serviteur devant une porte.

H., 1,20; L., 1,60. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — « Les chairs sont traitées de main de maître, avec cette pastosité qu'enseignèrent les Vénitiens et le Corrège. Quant à la figure de Sextus, elle serait intéressante par la vivacité de sa pantomime et par l'expression, si elle n'était d'un ridicule ineffable par l'étrangeté du costume. Il n'est pas possible de retenir un éclat de rire à la vue de ce rival de Collatin, déguisé en hussard! Pourquoi faut-il qu'une fantaisie aussi absurde soit venue déparer un tableau d'une exécution admirable et tout à fait surprenant de couleur? » (Armengald, Home, 3u).

Chiari (Giuseppe). — Ec. romaine. 1654; f 1727.

* 124. La Madeleine (m).

Au milieu, en robe blanche et-manteau bleu, sa chevelure blonde sur les épaules, la pécheresse est assise, de face, appuyée contre un rocher; de la main gauche, elle tient un livre posé à gauche sur un piédestal, à côté d'une discipHne et d'une tète de mort; au premier plan, sur le sol, des légumes et le vase de parfums. Au ciel, des anges.

H., 0,60; L., 0,47. T. — Fig. pet. nat.

Conca (Sébastiano). — Éc. napolitaine. 1676; f 1754.

* 95. La Vigilance (m).

Une jeune fille, de trois quarts, tournée vers la droite, le visage vu de face, les yeux baissés, en corsage violet, manteau et voile vert clair, tient, de la main droite, une tige en or surmonté d'un œil en porcelaine.

H , 0,60; L., 0,49. T. — Fig. en buste, gr. nat.

M 27. Sainte Cécile (m).

La Sainte, en robe jaune et manteau bleu, est assise, de trois quarts tournée vers la gauche, et joue de l'orgue; à ses pieds, deux anges en adoration et un troisième jouant de la harpe; au fond, deux jeunes filles chantant; au ciel, deux anges; à gauche, une draperie bleue relevée.

H., 0,60 ; L., 0,49. T. — Fig. pet. nat.

ACADÉMIE DE SAINT-LUC. 155 Dyck (Anton van). — Éc. flamande. 1599; |

* 10. La Vierge, r Enfant Jésus et deux anges (i).

Au milieu de nuages, la Vierge, en robe bleue, voile gris flottant au vent, de trois quarts tournée vers la droite, soulieut, sur le globe du uionde, l'Enfant Jésus; de chaque côté, un ange musicien.

H., 1,40; L., 1,10. T. — Fl'^. à mi-corps, gr. nat.

Greuze (Jean-Baptiste). — Éc. française. 17'25; | 1805. *197. La Contemplation (ni).

Une jeune fille, de trois quarts tournée vers la droite, les yeux au ciel, la gorge nue, une chemisette blanche relenue sin- l'éiiaulc droite par un ruban, est plongée dans la méditation.

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