Ariadne et Bacchus (m
Au milieu, Bacchus, nu, sur les épaules une draperie bleue qui Hotte au vent, est amené par une jeune femme, une étoffe à rayures multicolores autour des reins, devant Ariadne, assise à gauche sur un rocher, drapée dans un manteau blanc. Derrière ce groupe, deux enfants, dont l'un porte des pampres; à droite, des enfants dansant; au premier plan, deux femmes, l'une faisant boire un enfant, l'autre, une outre à la main. Au fond, la mer. Dans les airs, l'Amour et un génie portant une couronne d'étoiles.
H., 2,50; L., 4. T. — Fig. plusgr. quenat. — « Rien de plus facile et de plus élégant; les peintres de ce temps possèdent tous les types, et celui-ci se complait dans des rémiuiscences adoucies et agréables de la beauté grecque. 3Iais sa peinture n'a pas de substance; elle est trop blanche; on y sent une nuance de platitude et de convention comme dans les tragédies du xvn' siècle » (Taine, Rome, 252).
ACADÉMIE DE SAIXT-LUC
ACADÉMIE DE SAINT-LUC
* 155. La Fortune (m).
Elle est nue, planant dans l'espace, et s'avançant vers la droite. Une écharpe autour des épaules et sur les hanches. De la main gauche qui pend le long de son corps, elle tient un sceptre et des palmes. De la main droite, levée, elle présente une bourse d'où s'échappent des pièces de monnaie. Elle tourne la tète vers l'Amour qui saisit sa chevelure blonde dénouée. En avant, le Globe Terrestre.
H., 1,60; L., 1,30. T. — Transporté à Paris de 1797 à 1815. Gravé i)ar Morace. — D'après le catalogue du Musée Napoléon, l'enfant serait non pas l'Anioui-, mais Itî Génie qui arrête et fixe la Fortune. Autrefois au Musée du Vatican, d'où il fut enlevé en 1826 comme trop f)rofaue. « De la seconde manière du Guide, de celle ([u'Amiibal Garrache lui fit adopter, lorsqu'il le pressa de n'étudier les tableaux du Garavage, ses partis pris très violents, ses elfets outrés, qu'alin de suivre une marche absolument contraire, c'est-à-dire de ne plus circonscrire les ombres, de les adoucir, de les refléter, et de répandre ainsi j)artout une agréable lumière » (Ahmengalu, Rome, 546).
Ribera (José de), dit Lo Spagnoletto. — L'Espagnollt. — te. espagnole. 1588 ; f 1656.
A droite, le Saint, vieillard au torse nu, ceint d'un manteau rouge, debout derrière une table sur laquelle sont amoncelés des volumes, déploie un rouleau avec des inscriptions hébraïques; au second plan, deux assistants, l'un dont on ne voit que la tète nue, l'autre dont la toque rouge et l'oreille sont seules visibles. A gauche, sont réunis trois personnages : l'un en avant, drapé dans un manteau blanc à Heurs, avec des lettres hébraïques sur la bordure ; des deux autres, on ne voit que la tète.
H., 1 m.; L., 1,50. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.
Rosa (Salvator). — Éc. napolitaine. — 1615; f 1673. 194. Étude de chats grimaçants (ii),