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Vénus découverte par un Amour et un Satyre (m

Au second plan, un Satyre écarte les branches d'un arbre et contemple Vénus couchée, à gauche, sur une draperie rouge dont l'Amour soulève et tire un des pans. Fond de paysage.

H., 1,22; L., 1,48. T. — Fig. pet. nat, — Attribué autrefois au Titien, et maintenant à Bordone. «Ce ne serait pas là un des morceaux les plus heureux de Paris Bordone. Les formes sont grossières, rondes et gonflées. Le bras droit et d'ailleurs le corps tout entier de Vénus sont mal dessinés » (Ca/., 92).

Botticelli (Alessandro Filipepi, dit Sandro). — École florentine. 1447 ; 1 1510.

* 348. La Vierqe, V Enfant Jésus, le petit saint Jean et des Anges (vni).

Assise, de face, sur un siège de marbre, la Vierge, les yeux baissés, en robe rouge el manteau bleu à doublure verte, incline la tête à gauche vers le petit Jésus qu'elle soulève dans ses bras. L'enfant tient, de la main gauche, une grenade, et bénit, de la di^oile, le petit Saint Jean agenouillé, à gauche, au premier plan, vêtu d'une peau de bête, une croix à son côté. Au second plan, de chaque côté, debout derrière le banc de marbre formant clôture, un groupe de trois anges qui semblent chanter. A gauche, au premier plan, le plus proche delà Vierge, accoudé sur le marbre et tenant un livre, entoure, de son bras gaucho, les éj)aides de son voisin, couronné de roses, en robe blanche à col et bordure rouges, qui le regarde tendrement; derrière eux, le troisième, dont on ne voit que la tète, tient, de loin, les yeux baissés sur le livre. Les trois anges de droite sont tous penchés sur un gros livre qu'ils appuient sur le banc. L'un, en tunique bleue, est couronné de jasmins, celui du milieu, en robe rose semée de fleui^s d'or, porte un lis ; le troisième, en blanc, avec deux écharpes en croix, a le poignet gauche passé dans une

couronne de bleuets. Au fond, devant une grande baie ouverte dans la muraille, trois gros bouquets de fleurs dans des corbeilles d'orfèvrerie montées sur de hauts pieds richement ciselés.

Forme ronde. Diamètre 1,70. B. — Attribué par Cr. et Cvv. à Marco Zoppo, ce tondo, d'après Morelli (85), ne doit être considéré que comme une œuvre d'atelier. « La composition, et peut-être le carton, sont probablement du maître ; mais l'exécution ne peut être que de l'un de ses élèves. Je ne puis découvrir ici, ni la manière si vivante d'exprimer les sentiments, particulière à Botticelli, ni cette transparence de couleurs qui dilterencie ses tableaux de ceux de ses imitateurs. » M. Venturi, au contraire, considère ce tableau comme une œuvre originale : « Tout le sentiment poétique de Sandro respire dans cette peinture, toute la délicatesse de son âme dans les altitudes de ces aimables ligures junéviles, qui entourent le noble groupe. Les mains de ces anges ne touchent pas, mais elles effleurent, elles caressent les choses dont elles s'approchent. La seule main qui presse quelque chose est celle de l'ange à gauche, qui regarde le spectateur et elle est repeinte.... iMalgré l'opinion de Morelli, c'est là, à notre avis, une des œuvres les plus belles du qentilisoiimo maitre florentin » (6'af., i7o).

Breughel (Jan), ou Brueghel dit de Velours. — Éc. flamande. 1568; t 1625.

258. La Prédication de saint Jean et le baptême du Christ (vi).

H., 0,45 ^L.. 0,55. Papier.

Bronzino (Angelo di Cosimo, dit II). — Éc. florentine. 1502; I 1572.

* 75. Lucrèce (ii).

Jeune femme, de face, nue, une draperie verte sur l'épaule gauche. Cheveux nattés retombant sur les épaules. Couronne d'orfèvrerie; daiis h main gauche, un poignard.

H., 0,56 ; L., 0,-45. Peint sur ardoise . — Fig. en buste, gr. nat, — « Une des premières, productions de l'artiste, dure, aux contours tranchants, mais très soignée. La couleur semble encore plus sèche par suite de la noircissure des tresses disposées autour du front comme des panaches de baldaquin » (Cat., 73).

79 et 100. Portraits de femme (ii).

H., 1,12 ; L., 0,79. Peints sur ardoise. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Attribués autrefois au Pontormo, ces deux portraits, formant pendants, « sont d'un aspect métallique, produit par la peinture sur ardoise » [Cat., 74).

* 94. Portrait de Cosme de Médicis (ii).

De trois quarts tourné vers la droite, la tête à gauche. Pourpoint noir à broderies d'or ; de la main droite, il tient une étoffe.

H., 0,8i; L., 0,66. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Œuvre d'élève. « Ce portrait n'a pas la maîtrise de coloris du Bronzino, et manque de l'esprit et de la sûreté du maitre. Il est cependant exécuté avec soin, avec une profonde étude des particularités du portrait original du grand duc peint par le maitre. (Voir Florence, par les mêmes auteurs p. 150.) « L'imitation est évidente dans la main droite » {Cat., si).

GALERIE BORGHÈSE

GALERIE BORGHÈSE

M4. Saint Jean-Baptiste {x) .

Assis à terre, la jambe droite repliée, ceint d'une étofTe bleue, une peau de bête sur ses épaules, la main

droite en avant. Fond de paysage rocail- «HR^ leux. Signé, à gauche, en bas : I N O ^

H., 1,20 ; L., 0,92. B. — Fig. pet. nat.— « Document de la plus haute importance sur la jeunesse du maitrc. Dans le modelé du nu, très soigné, se révèle l'élude du faire d'Andréa del Sarto ; la nHiin gauche, spécialement, a tous les caractères propres à Andréa et toutes les valeurs de ses teintes, aussi bien que la draperie bleuâtre avec ses Oiubres chaudes » (Cat., 207).

Bugiardini (Giuliano). — Éc. florentine. 1475; f i554. 177. Mariage de sainte Catherine

Au second plan, la Vierge soutient, sur un coussin posé sur un lût de colorme l'Enfant Jésus qui passe l'anneau au doigt de la sainte. Celleci, vue de profil, en robe lie de vin et manteau rouge, s'appuie sur une roue. Au fond, un baldaquin vert.

H., 0,78 ; L., 0,50. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Attribué autrefois à Franciahigio ; « mais les types de la Vierge et de l'Enfant qui rit d'une façon grimaçante sont bien les types habituels de Bugiardini » [Cal., 119).

o56. La Vierge, C Enfant Jésus et saint Jean (viii).

H., 0,80; L., 0,60. B. — Fig. pet. nat. — « Peinture d'un travail i)énible. Le groupe est disposé en forme pyramidaleavec les ligures ramassées comme dans une sculpture.... Dans ce tableau, comme dans beaucoup d'autres de Bugiardini, le rouge domine. Le modelé est creux, les trois personnages souriants ont (juelque chose de grotesque, par suite, peut-être, d'une trop faible distance entre la bouche et le nez » (Cat., i6ti).

Caliari (Carletto). — Éc. vénitienne. 1570; f 1596. 145. Jésus prêchant au Temple (iv).

Dans le temple, à gauche, au fond, sous un baldaquiu, Jésus discutant; en avant, à gauche, des assistants, en costumes italiens du xvi' siècle, et deux mendiants; à droite, des femmes en prière, une mère portant un enfant et la Madeleine. Au milieu, un chien et un vase de fleurs.

H., 0,30; L., 0,58. B. — Fig. gr. nat. — « Les ligures à gauche sont soignées, bien caractérisées et vraies. C'est l'esquisse d'une composition riche et bien distribuée. »

{Cat., m).

Capriolo (Domenico). — Éc. vénitienne, xyi*^ siècle. 130. Portrait d'un boufjon (m).

Tourné de trois quarts à gauche, le visage agité d'un rire convulsif.

Vêtements gris à crevés plus foncés; il est coiffé d'une draperie enroulée en forme de turban, et tient un bâton à la main. H., 1,12; L., 0,75. T. — Fig. en buste, gr. nat.

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