V incendie pendant une tempête (m
Sur une route, s'enfuit un homme dont les vêtements sont soulevés par le vent; à droite, un arbre tordu par la tempête; au fond, un village en flammes.
H., 1,70; L., 1,80. T. — « Dans ces tableaux, la nature parle le langage puissant qui aujourd'hui encore sort des montagnes, des forêts de chênes et des ruines de la campagne romaine; souvent ce ton s'élève avec le vent et la tempête qui ébranle le tableau tout entier. Les formes sont d'un haut intérêt, les fonds du milieu sont traités avec un sérieux qui ne se retrouve chez nul autre maître. » (Burck., 824).
GALERIE COLONNA
Dyck (Anton van). — Éc. flamande. 1599; f 1641.
*10. Portrait de Liicrezia Tomacelli, femme de Filippo Colonna (i).
Debout, de trois quarts tournée vers la gauche. Robe noire, collerette en dentelle blanche. De la main gauche, elle tient un livre ; la main droite est posée sur un cofïret placé sur une table recouverte d'un tapis jaune. Au fond, un rideau de couleur sombre.
H., 2,10; L., 1,40. T. — Fig. gr. nat.
*35. Portrait de Carlo Colonna. (Grande salle).
Monté sur un cheval bai qui galope vers la gauche, une écharpe rose passée en sautoir sur sa cuirasse, coifTé d'un chapeau à larges bords, orné d'une plume, le visage rasé, encadré par les boucles de sa chevelure brune, vu de face, Carlo Colonna, colonel d'un régiment à Naples, tient, de la main droite, le bâton de commandement. Dans les airs, une Victoire, vêtue d'une robe violacée, et portant une colonne (arme parlante du prince), vole vers lui. A droite, un bouquet d'arbres. Au fond, choc de cavalerie.
IL, 4 m; L., 2,70. T. — Fig. gr. nat.
Gentile da Fabriano. — Éc. ombrienne. Vers 1570; f 1428. * 130. La Vierge^ V Enfant Jésus et des anges (vi).
La Vierge, assise sur un trône, drapée dans un manteau vert foncé, incline le visage à droite, vers l'Enfant Jésus qu'elle porte sur son genou gauche et lui offre une rose. En avant, deux anges musiciens ; sur une guirlande de fleurs, sont posés un chardonneret et un paon ; sur les montants du trône, deux anges agenouillés : l'un à droite, un lis à la main, l'autre, à gauche, présentant des fleurs dans les plis de sa robe; à la partie supérieure, autour de la Vierge, six anges, en adoration, et des oiseaux.
H., 0,90; L., 0,50. B. — Fig. pet. nat. — L'attribution que nous donnons d'après le catalogue n'est plus acceptée; M. Vknturi indique ce tableau comme ôtaiit de Stcfano da Zevio (Gentile da Fabriano et Pisanello, n" 30). Le paon, qu'on remarque dans ce tableaii sert, pour ainsi dire de signature à ce peintre véronais, contemporain de Fisanello, dont la Brera, à Milan, possède une Adoration des Rois Mages portant la signature Stefanus. (XoirArte, 1889, i69). Cette opinion avait déjà été produite par Blrck : (623). « Ici, Stefano se révèle comme un disciple de l'ancienne école, une sorte de miniaturiste formé sous l'influence de Gentile da Fabriano ».
Girolamo da Treviso (Girolamo di Pier Maria Pennacchi, dit).
— Éc. vénitienne. 1497; f 1544.