‹ RomeChapitre 185 sur 291 · II., 0,50; L., 0,51. T. — flamand · texte numérisé non relu

II., 0,50; L., 0,51. T. — flamand

Le i)aysage a certainement été exécuté par un artiste

d80 ROME.

Anguisciola (Sofonisba). — Éc. lombarde. 1555; f 1620. Portrait de V artiste.

Signé : SOPHONISBA ANGUISCIOLA AMILCARIS FRANZEPANI. MDCVIII. H., 0,23; L., 0,19. T.— Fig. en buste pet. na

Bartolomeo (Baccio délia Porta, dit Fra). — Éc. florentine. 1475;tl5i7.

La Vierge^ VEnfant Jésus et deux Saintes.

Au milieu, sous un baldaquin vert à fond rouge, dont deux anges relèvent les pans, la Vierge est assise sur un trône élevé, tenant l'Enfant Jésus qui bénit la Madeleine, agenouillée, à gauche, drapée dans un manteau vert, le vase de parfums à la main; à droite, dans la même attitude, sainte Catherine, en robe bleue à manches roses, manteau rouge, tenant une palme; à ses pieds, des fragments de roue. Au premier plan, un oiseau. Fond de paysage, avec une ville.

H., 2 m. ; L., 1,45. B.— Fig. gr. nat.— Tableau d'atelier.

Breughel ou Brueghel (Jan), dit de Velours. — Éc. flamande. 1568; 1 1625.

La Descente aux Limbes. — Orphée aux Enfers. — Orphée jouant de la harpe devant Pluion.

Le Siège de Troie.

La scène se passe dans Rome, sur les bords du Tibre ; au fond, le pont Saint-Ange ; le cheval de bois s'aperçoit sur la place Saint-Pierre. H., 0,25; L.,0,35. Cuivre.

Breughel ou Brueghel II (Pieter), dit d'Enfer. — Éc. flamande. 1564 {?);t 1658.

U Adoration des Mages.

H., 0,26; L., 0,35. Cuivre. — Fig. 0,08. — Ce tableau est certainement inspiré du tableau de Jérôme Bosch, au Musée de Madrid, avec des variantes; ainsi, Brueghel a ajouté l'escorte brillante des rois Mages; au fond à droite, sur les bords d'une rivière, se presse la foule; à l'horizon, une ville qui semble être Malines.

Canaletto (Antonio Canale, dit II). — Éc. vénitienne. 1697; 11768.

Entrée du grand canal à Venise.

Le château de F Œuf à Naples.

H., 0,80; L., 2 m. T. — Tableaux se faisant pendant.

GALERIE COLONNA. 181

Carracci (École des).

Antoine et Cléopâtre.

H., 2,25; L., 1,75. T. — Fig. gr. nat,

Hembreker (Teodoro), dit II Fiammingo Napoletano. — Éc.

hollandaise. 1625; f 1694

Les quatre foires principales de Rome.

Sur le Forum, — sur la place Navone, — à la Bocca délia Verità, — à Grotta Ferrata.

H., 0,85; L., 1,15. T. — Ces quatre tableaux sont intéressants par le grouillement des personnages habilement rendu.

Moretto da Brescia (Alessandro Bonvicino, dit). — Éc. vénitienne. Vers 1498; f 1554.

Portrait cl un enfant avec vn chien.

Il est tourné décrois quarts vers la gauche; dans ses bras, un chien qui le lèche. Robe blanche, avec col enrichi de bijoux.

H., 0,60; L., 0,40. T. — Fig. pet. nat. — D'après Morelli (285), cette attribution est purement arbitraire, ce tableau ne serait même pas de l'école de Moretto.

Moroni (Giov. Battista). — Éc. vénitienne. 1520 (?) ; f 1578. Portrait d'homme coi fie d'un béret noir.

De trois quarts, tourné vers la droite. Vêtement rouge, manteau noir, col blanc.

H., 0,62; L., 0,46. T. — Fig. en buste gr. nat.

Orizzonte (Jan Bloemen, dit). — Éc. flamande. 1662; f 1748. Le jugement de Pâris.

H., 1 m. ; L., 1,37. T. — Les figu.es sont de C. Maratta. Sous les traitsde Pâris, l'artiste a représenté le connétable Lorenzo Onofrio ; la Vénus est sa femme Marie Mancini et les deux autres déesses sont ses deux belles-sœurs.

Pantoja de la Crux (Juan). — Éc. espagnole. 1551; f 1610. Portrait de Philippe lU roi d'Espagne.

H., 1,24; L., 0,92. T. — Fig. gr. nat.

Tura (Gosimo), dit II Cosmè — Éc. ferraraise. 1452 ; f 1495.

* U évêque Lorenzo Roverello et ses deux patrons y les saints Paul et Maurel.

L'évêque est agenouillé à gauche, de profil, tourné vers la gauche, les mains jointes, drapé dans un ample manteau grenat à capuchon. Sur

son épaule, saint Paul a posé la main droite. L'apôtre est debout, vu de face, le front dégarni, avec une longue barbe brune, vêtu d'une robe rouge et d'un manteau vert, et tenant, de la main gauche, une épée nue. Au second plan, à gauche, saint Maurel, de trois quarts, tourné vers la gauche, en aumusse blanche plissée, dalmatique rouge retenue par une agrafe en orfèvrerie, coiffé d'un bonnet rouge ; il s'appuie sur une crosse à laquelle est nouée une draperie blanche. Au fond, à droite, une colonne à chapiteau très ouvragé.

H., 2,50; L.,0,85. B, — Fig.gr. nat. — Fragment d'un tableau d'autel, autrefois à San Giorgio fuori le Mura à Ferrare, église où se trouve le monument funéraire de l'évêque, construit en 1475, par Ambrogio da Milano et Antonio Rossellino. Cette œuvre d'art fut vraisemblablement en partie détruite, lors du siège de Ferrare par les Allemands, en 1709. La garnison dut bombarder l'Église et le Couvent adjacent où les assiégeants avaient établi leur quartier général. Babuffaldi raconte, en effet, qu'un boulet endommagea le tableau de Cosme Tura. Le panneau central avec la Yierge et des anges musiciens resta intact; il est actuellement à la National Gallery. L'autre panneau faisant pendant à celui décrit plus haut, et qui devait représenter non pas les saints Bernard, Benoit et Pierre, ainsi que le relate par erreur Petrucci, commentateur de Baruffaldi, mais saint Pierre et saint Georges, patrons de Ferrare, a disparu. Quant à la Pietà du tympan, elle se trouve exposée au Musée du Louvre, n" 1556. Sur la base de l'orgue que faisaient résonner deux anges était l'inscription :

SVKGE PVER ROVERELLA FORES GENS PVLSAT APERTVM REDDE ADITVM. PVLSA, LEX AITA, IMVS ERIT.

Voir Cr. et Cav. (iV. It., i, 521. n.). « Le dessin des extrémités osseuses, les jointures saillantes, les plis raides des vêtements qui semblent en zinc sont des signes évidents du style de Cosimo Tura. Le terrible saint Paul, la tête caractéristique de l'évêque respirent la force réaliste du maître. La couleur émaillée, les tons vigoureux montrent la splendeur flamboyante de l'art ferrarais, pendant la Renaissance et celle du chef de cette école » (Venturi. Arch. Slo., 1894, 90). « Dans ce panneau de la Collection Colonna, Cosmè représente l'évêque, dans sa rude simplicité, comme un vieux familier qui se prosterne, suivant les règles du cérémonial, devant sa Reine, mais sans se troubler, sans tomber en extase, fort de sa fidélité et de la protection des saints qui lui mettent la main sur l'épaule. La boîte crânienne de saint Paul, ses yeux, expriment une puissante énergie; il en est de même des traits soucieux de saint Maurel et des sourcils arqués du vieil évêque qui attend les faveurs de la divine médiatrice. Les mains de ces personnages montrent les phalanges nouées, d'une structure osseuse; les plis semblent tracés à coup de marteau dans des plaques de métal, mais de façon à ce que la structure du corps se devine sous l'épaisseur des vêtements qui semblent avoir été taillés sur les chairs mêmes. Le modèle, quoique fruste, prouve une forte volonté de recherches, un sentiment naturaliste profond et sincère et le coloris émaillé montre, par la vigueur de ses tons, que Ferrare s'inspirait de Venise, source de la couleur. Cosmè arriva à Venise sortant de l'école de Padoue à l'époque où ses condisciples se répandirent dans toute l'Italie » (Veîstcri. Tesori d'arte inediti di Roma, n" 6).

* La Vierge et V Enfant Jésus,

La Vierge, vue de face, le visage inchné vers la gauche, les mains jointes, en robe bleue et manteau vert, adore l'Enfant Jésus, couché

COLLECTION DU PRINCE COLONNA

TuRA (CosiMo) dit II Cos3Ie.

L Evtqiie Lorenzo Rover ello et les Saints Paul

et Maure!.

GALERIE COLONNA

devant elle, sur une rampe en marbre, la tête tournée vers la droite. Au fond, une mandorla rayonnante.

H., 0,21; L., 0,1S- B. — Fig. à mi-corps pet. nat. — «Les mains delà Vierge se joignent à peine, comme si elles étaient agitées par un tremblement, par la tendresse et l'émotion. La figure peut ne pas plaire, à cause de la grandeur démesurée du front, de l'oreille allongée et recourbée, des mains qui semblent percluses; de même, l'enfant est disgracieux, avec ses poignets trop étroits et sa tète qui n'a pas la gaieté de l'enfance. Derrière la Vierge, dans une pluie d'or, on aperçoit les signes du Zodiaque d'après l'ancienne croyance chrétienne qui lit, des saisons, le symbole de la résurrection des hommes » (Vknturi. Arch. Sto., 1894, 90).

* La Vierge de V Annonciation.

Assise sur un banc en marbre, dans une sorte de niche soutenue par quatre colonnes, les unes en marbre, les autres en porphyre, la Vierge, en robe bleue, joint les mains et tourne son visage à gauche vers le Saint Esprit qui vole dans l'air.

H., 0,21 ; L., 0,12. B. — Fig. pet. nat. — L'ange de celte Annonciation se trouve au Musée Poldi-Pezzoli à Milan. Primitivement le tableau complet était dans la Coll. Constabilé à Ferrare. « Ce panneau est faible, comme coloris, mais délicat et lin. Le mouvement de la Vierge qui joint les mains et baisse la tète est gracieux. Comme dans le panneau de la Coll. Poldi-Pezzoli, les colonnes sont en marbres variés; les ornements des parois sont semblables, les moindres détails sont identiques. Il ne peut donc y avoir le moindre doute sur l'ensemble de cette œuvre « (Ventlri. Arch., Sto., 1894, 9o).

Vanvitelli (Gaspard van Witel, dit), dit Degli Occhiali. — Éc.

hollandaise. 1647; f 1756.

Les cascades de Tivoli.

Vivarini (Bartolomeo) da Murano. — Éc. vénitienne. Florissait de 1451 à 1499.

*La Vierge et l'Enfant Jésus.

La Vierge, en robe jaune et manteau bleu foncé, est assise, de face, sur un trône en marbre, tenant, sur son genou, l'Enfant Jésus, en robe verte, qui bénit. Derrière le trône, est tendue une draperie rouge. Au pied de la Vierge, un fruit. Sur la contre-marche, on lit : OPUS FACTUM VEiNETIlS PER BAKTHOLO MEVM VIVARLWM DE MVRANO, MCCCCLXXI.

H., 1,20; L., 0,40. B. — Fig. pet. nat. — « On reconnaît la facture propre à Bartolomeo Vivarini dans les plis tourmentés, la rondeur des têtes, le développement des mentons, des poignets, des genoux, aux yeux clairs pointillés de noir, aux mains dont les doigts sont ouverts et fuselés, au trait noir qui marque les contours nerveusement tracés, à la courbe des veines, saillantes commes des cordes, aux jointures serrées tracées à grands traits. Le tableau qui date du milieu de la vie de l'artiste, ne diffère guère des œuvres de sa jeunesse et de celles qui les ont suivies. Le siège de la Vierge, avec son

Page 1