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I. Villa Albani

Hors de Rome, près la Porta Salaria. Le public n'est admis que sur une permission spéciale.

Cette célèbre Villa fut construite, vers 1760, par le cardinal Alexandre Albani, qui en dressa lui-même le plan, et en confia l'exécution à l'architecte C. Marchionni. Aidé par les conseils de l'archéologue Winckelmann, le cardinal y réunit un ensemble admirable d'œuvres de l'antiquité. Les tableaux sont répartis dans les salles au premier étage du Casino ^

Albani (Francesco). — Éc. bolonaise. 1578 ; -}- 1660. 55. Le repos de la Sainte Famille.

Dans un paysage, la Vierge est assise entre deux anges, l'Enfant Jésus dans ses bras. A droite, saint Joseph, accoudé sur un sarcophage antique, orné de grisailles. En avant, un ange fait boire l'âne.

H. , 0,55 ; L., 0,46. T. — Fig. pet. nat.

Alunno (Niccolô di Liberatore ou Niccolô da Foligno, dit Niccolô). — Éc. ombrienne. Vers 1450; 1 1492.

* oO. Polyptyque.

Panneau central : La Vierge et rEnfani Jésus.

La Vierge, assise sur un trône en marbre, porte, debout sur ses genoux, l'Enfant Jésus; sur les côtés, des anges en adoration; à la partie supérieure, des anges musiciens.

Panneaux latéraux :

A gauche : rangée inférieure :

Saint Pierre, en robe bleue et manteau jaune, tenant de la mam

I. Consulter : Description de la Villa Albani, Rome. Imprimerie Salviucci, 1869.

COLLECTIONS TORLONIA

droite une clef, et saint Ambroise, en riche dalmatique, enrichie de broderies, représentant quatre saints, plongé dans la lecture.

Rangée supérieure :

Sainte Catherine, en robe rose et manteau blanc à fleurs bleues, tenant une palme, et saint Jean-Baptiste, vêtu d'une peau de bête et d'un manteau gris, une croix à la main

A droite : rangée inférieure :

Saint Paul, en robe verte et manteau violet, appuyé sur une épée, et saint Antonin de Vienne, en costume monacal, déroulant une banderole :

Rangée supérieure :

Saint Sébastien percé de flèches et saint Antoine, abbé.

Les personnages de la rangée inférieure sont représentés en pied; ceux de la rangée supérieure sont vus à mi-corps.

Signé, sur la contremarche du trône : NICOLAVS FULGINA PINXIT MCCCCLXXV.

Pan. central, H,, 1,35 ; L,, 0,67. — Pan. latéraux, H., 1,17 ; L., 0,36. — Acquisition faite par le prince .\lexandre Torlonia.

Cotignola (Francesco di Bosio de' Zaganelli di). — Kc. vénitienne. (?); f après J518.

* 45. Le Christ mort soutenu par deux anges. Sur la pierre du tombeau, le Christ, nu, les yeux clos, est assis, de trois quarts tourné vers la droite. A ses côtés, deux anges agenouillés : l'un, à gauche, en robe bleue pâle et manteau rouge, lui soutient le bras; l'autre, à droite, en robe blanche et manteau rose, la main droite posée sur l'épaule du Sauveur.

Signé : FRANC» BERN^ COTIGNOLEN PIN. AN. D. 1500. 7 APRILIS.

II., 0,86 ; L., 1,60. B. — Forme de lunette. — Ch. et Cav. {N. It., i, 6oi n.) supposent que c'est là la partie supérieure du Baptême du Christ, peint, en 1515, pour l'église San Doinenico A Faenza. Lfe Christ est hellinesquo ; les draperies font penser Palmezzano.

Dyck (Anton van). — Éc. flamande. 1599; | 1641. 55. Le Christ en croix.

La tête est inclinée sur l'épaule gauche. Le corps, on pleine lumière, est teinté de gris à ses] extrémités ; à droite, un rocher. Ciel noir et nuageux.

II., 1,20; L., 0,75. T. — Tableau gâté par un mauvais vernis. Attribué à Rubons par certains critiques, parmi lesquels Max Rooses, n»288. >■<■ 11 n'a point l'effacement de

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ton des Christ de Van Dyck. Il diffère peu du Christ en croix, par Rubans, au musée d'Anvers ; les bras du Christ sont moins espacés, les plis du linge sont disposés un peu autrement. » M. de la Koque, dans-, on Voyage d'un amateur en Italie, le signale, en 1783, dans la villa Albani.

Giampietrino (Giovanni Pedrini, dit). — Éc. milanaise. xvi« siècle.

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