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La C liante

Une fennne, en robe verte, manteau rouge, voile vert clair, est assise sur un gradin; sur ses genoux, dei*x enfants : l'un, à gauche, l'embrassant, l'autre, à droite, soutenu par un troisième enfant. Au second plan, devant une fenêtre, brûle une lampe antique.

H., 0,75; L., 0,97. B. — Fig. pet. nat. -- Tableau trt's restauré.

Perugino (Pietro Vannucci, dit II). — Le Pérugin. — Ec. ombrienne. 1446; 7 1524.

*37. Tableau cl autel. Polypti/que.

Rangée inférieure : Panneau central :

La naissance du Sauveur.

Au milieu, l'Enfant Jésus est couché sur une draperie violette, la tête appuyée sur un coussin rouge; à gauche, saint Joseph, en robe bleue et manteau rouge; à droite, la Vierge; au second plan, deux anges, agenouillés, l'un drapé dans un manteau gris, l'autre vêtu d'une robe jaune. Au fond, sous un portique, à droite, le bœuf et i'àne ; paysage à l'horizon.

Panneaux latéraux :

A droite saint Georges cuirassé, un genou en terre, et, au second plan, saint Jérôriie, debout, en robe noire et manteau rouge, tous deux, de trois quarts tournés vers la gauche, les mains jointes. A gauche, saint Michel, en guerrier romain, agenouillé, les mains jointes et saint Jean- Baptiste, drapé dans un manteau gris, une croix dans la main gauche, tous deux de trois quarts tournés vers la droite. Au fond, se continue le portique et le paysage du panneau central.

Rangée supérieure : Panneau central.

Au milieu, dans une lunette, Christ sur la croix au pied de laquelle la Madeleine est agenouillée; à gauche, la Vierge, vue de face, à droite, saint Jean, les yeux tournés vers son divin maître. Fond de paysage.

Panneaux latéraux : Sous un portique, V Annonciation : à droite, la "Vierge, à gauche, l'Ange.

Signé sur les piliers du portique : PETRUS DE PERVSIA PINXIT MCCCCVIIII PRIMO.

H., 1,50; L., 1,75. B. — Fig. 0,65. — « En 1491, Pérugin retourna à Rome et il y exécuta ce délicieux petit tableau, soigneusement achevé à la détrempe, mais malheureusement endommagé » (Burck, 586). « C'est là une des plus gracieuses productions du maitre, avec de la fraîcheur dans les types, de la résignation et de la modestie dans les attitudes, de la tendresse dans les visages. C'est encore ombrien par le sentiment aussi bien que par la minutie du fini et des détails, sans exagération, ni rudesse. L'Annonciation est touchante, et le corps du Sauveur martyrisé est délicat. L'ensemble de cette composition rappelle le même sujet exécuté par Fra Bartolomeo. » (Cr. et Cav., //., m, 190). « Cette peinture à la détrempe possède un grand charme. La date qu'elle porte, qui est celle du tableau^du Louvre, autrefois dans la collection Corsini, est l'époque même où les tendances de l'école sont irrévocablement fixées » (F. -A. Gruyer. Les Vierges de Raphaël, i, ^89). D'après Schmarzow, la collaboration de Pinturicchio doit être ici signalée. « Dans le tableau d'autel, de la villa Albaui, exécuté en 1491, malgré la signature de Perugino, en est forcé de reconnaître tant d'analogie avec le style de Pinturicchio, que nous devons supposer qu'ici, encore, son travail a été mêlé à celu de Perugino. » C'est à tort que Romoiir avait indiqué 1481 comme la date inscrite sur l'un des piliers. Les panneaux semblent avoir autrefois été séparés. « Par la grâce des formes, par la délicatesse des moindres détails, ce tableau rappelle le triptyque de la National Gallery, bien que, dans cette œuvre, les formes soient plus grêles, moins arrondies, l'exécution moins léchée. Les draperies sont moins amples, les cannelures des plis moins larges et formant des angles moins obtus. Mais la suavité est la même dans les deux panneaux ; il y règne le même sentiment de dévotion, d'humilité recueillie ; et si le polyptyque de Rome a moins de moelleux, il fait preuve d'une plus grande sincérité; il est d'ailleurs antérieur à celui de Londres ». (Ventori. Tesori d'Arle inediti di iloma.N»35).

Raffaello Sanzio (Raffaello Santi, dit). — Raphaël. — Éc. ombrienne. 1483; t 1520.

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