Sainte Famille (v
Assise, de face, la Vierge, de la main droite, caresse le visage de son fils couché sur ses genoux et, de la gauche, touche l'épaule du petit saint Jean qui s'approche. A gauche, un ange offrant des fleurs à l'Enfant Jésus, et, dans le fond, un paysage montagneux. A droite, saint Joseph, debout, appuyé sur un bâton; au second plan, une maison en ruines.
H., 0,46; L., 0,()9. B. — Fig. pet. nat. — Agrandi sur les côtés. « Ce paysage fantastique est admirable, avec sa richesse d'effets, sa couleur savoureuse, avec ses feuillages dorés, s'enlevant sur le ciel. L'ensemble est illuminé et scintillant » {Cat., 135). Cf. une Sainte Famille au iMusée d'Oldenbourg, attribuée à tort à Dosso Dossi.
Dyck (Anton Van). — Éc. flamande. 1599; f 1641. *268. Le Christ en croix (vi).
IL, 0,80; L.,0,58. T. — Fig. pet. nat. — Attribution douteuse. Bellobi signale un Christ en Croix commandé à Van Dyck, par le cardinal Bollarmino; maison coimait, à l'iome, trois tableaux sur co même sujet attribués à Van Dyck. Lequel est l'œuvre originale? M. Venturi regarde celui-ci comme très supérieur à celui de la Villa Albani; néanmoins, il n'y croit recounaiire que « la main d'un habile copiste » {Cat., m).
*411. La mise au tombeau (ix).
IL, 1,80; L., 1,37. T. — Fig. gr. nat. — Attribution douteuse.
Fiorenzo di Lorenzo. — Éc. onfibrienne. 1450 (?); f 15121.
* 577. Le Christ en croix et les saints Christophe et Jérôme (ix).
Au milieu, le Christ en croix sur un talus que baigne un cours d'eau. A gauche, saint Jérôme, en adoration, agenouillé, à demi drapé dans un manteau violet, à reflets dorés et se frappant la poitrine d'une pierre ; près de lui, à terre, son chapeau de cardinal; et, plus loin, son lion sortant d'une grotte. A droite, au premier plan, de face, traversant le fleuve, saint Christophe, en tunique jaune et manteau grenat, appuyé sur une branche de palmier; il lève la tète à droite vers l'Enfant Jésus, assis sur son épaule, en robe verte, et tenant un fruit. Au fond, le fleuve serpente dans un« vallée boisée, où s'élève un château fort.
IL, 0,89; L., 0,40. B. — Fig. 0,33. — Cintré par le haut. — Un des quatre tableaux, proi)néto particulière de la famille Borghèse, mis dans la galerie fidéi-commissaire, lors
de la vente au baron Alphonse de Rothschild, du célèbre portrait dit de César Borgia attribué à Raphaël. Voir au Musée du Louvre, une esquisse du Saint Jérôme. Les personnages, ici, semblent peints a tempera, tandis que le paysage est peint à l'huile. Attribué d'abord à Crivelli. ce tableau l'a été ensuite, par Morelli (211) à Pinturicchio, dont ce serait la première œuvre connue. Morelu croyait y retrouver un panneau décrit par Vermiglioli. « Le haut du corps de l Enfant Jésus trop long, et le manteau flottant du saint Christophe rappellent certaincinent son maître Fiorenzo di Lorenzo; mais le type du saint, la forme de sa main, avec le quatrième doigt replié, les plis du manteau, la position des jambes, tous ces détails indiquent la facture de Pinturicchio. » Burck- HARDT se rangea à cette opinion, mais Crowe et Cavalcaselle (iV. i. 92 n.) et M. Venturi tiennent pour Fiorenzo di Lorenzo. « C'est une œuvre qui semble sortie depuis peu de l'atelier du maître, tant son état de conservation est parfait. Très remarquable par son extrême finesse, elle montre les divers plans, à mesure qu'ils sortent du fond, se revêtir de leurs couleurs et les petits arbres qui, au loin, semblent des touffes rondes de chevelure, en se rapprochant, étendre leurs rameaux et épaissir leurs feuillages; l'eau du torrent qui serpente à travers le paysage, blanchissante à l'horizon, puis verdissante et reflétant de plus en plus clairement les rivages et les arbres jusqu'au premier plan où elle se brise, en écume blanche, contre les rochers, tandis que, dans son onde transparente, s'aperçoivent des poissons et des canai'ds. Le Christ aux chairs verdâtres est un peu sec ; les deux saints sont modelés avec plus de soins » {Cat., 183).
11. 0,40; L,, 0,35. T. — Fig. en buste, gr. nat. — C'est là sans doute une imitation de quelque étude du Carrache ou du Corrège.
Francia (Francesco Raibolini, dit II). — Éc. bolonaise. Vers 1450; t 1518.
* 24. La Vierge et V Enfant Jésus (i).
H., 0,48; L., 0,o9. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Tableau médiocre d'un des nombreux élèves de Francia, peut-être de Boateri {Arch. Stor., 1890, 293).