VILLA BONAPARTE
Anciennement Villa Pauline, dans laquelle fut découverte la célèbre nécropole de la famille Pisan, comprenant une trentaine de sarcophages. Là, sont conservés : dans un salon, les pistolets que portait l'Empereur Napoléon à Waterloo, son épée elle manteau du sacre; dans la salle, dite des Vents, les bustes de la mère de l'Empereur, de Lucien Bonaparte, et le roi de Rome couché sur une draperie semée d'abeilles par Canova. Cette villa renferme quelques tableaux et portraits, intéressants au point de vue historique, dont les principaux sont les suivants :
David (Louis). — Éc. française. 1748; f 1825. Le passage du mont Sainl-Bernard.
Le premier Consul monté sur un cheval couleur Isabelle, s'élance au galop vers la gauche; de la main gauche, il tient les rênes; de la droite, il montre aux soldats qui le suivent le sommet des Alpes. Il est vèlu de l'uniforme de général, un manteau rouge Ilot tant au vent.
H., 2,71 ; L., 2,32. T. — Fig. gr. nat. — IN° 122 du Catalogue rlu roi Joseph. Estimé 12000 francs; David avait exécuté plusieurs répétitions do ce tableau. On connaît celle du Musée de Versailles (avec le cheval gris), peinte en 1800 pour les Invalides; celle du Musée de Berlin, peinte i)Our le pieniier Consul, que Bluchcr enleva en 1813, du Château de Saint-Cloud; celle que David avait gardée clie/. lui, achetée à sa vente 1361 francs par Mme la baronne Joannin, donnée par elle, en 1851, au prince Président, placée aux Tuileries et brûlée en 1871. La réplique de la Villa Bonaparte est vraisemblablement ,cello que David avait peinte pour Charles IV roi d'Kspagne, et que les Français rapportèrent de la Péninsule en 1814. (Voir Jii.es David. Le peinlre Louis David, G43.)
Gérard (Le baron François-Pascal-Simon). — Éc. française. 1770; 1 1857.
Portrait du roi Joseph.
Le roi d'Espagne est debout devant un trône en velours vert, vu de face, en costume d'apparat blanc brodé d'or, manteau bleu, doublé d'hermine sur lequel sont représentés des lions et des tours. Au cou, la Toison d'or; en sautoir, la Légion d'honneur. La main droite sur la
hanche; de la gauche, il appuie son sceptre sur un coussin sur lequel est posée la couronne royale. Au fond, une draperie jaune relevée et une colonne.
J\« 113 du Cat. du Roi Joseph. Estimé 8000 francs.
Portrait de la reine Julie, femme de Joseph, belle -sœur de Bernadotte, avec ses deux filles Zénaïde, princesse de Canino, et Charlotte, femme de Louis, frère aîné de Napoléon III.
La Reine est assise sur une terrasse, de trois quarts tournée vers la droite, regardant le spectateur. Jupe blanche pailletée d'or, robe en velours rouge; des perles au cou, aux oreilles et dans les cheveux. Au premier plan, Zénaïde, de trois quarts tournée vers la droite, donne le bras à sa mère; en arrière, Charlotte, regarde en souriant sa mère dont elle presse la main. Les deux princesses sont vêtues d'une jupe en satin rose et d'ime robe en mousseline blanche. Au fond, dans un parc, une gondole sur une pièce d'eau.
Ce tableau a vraisemblablement été peint en 1807, dans le parc de La Malmaison. N" llû du Catalogue du roi Joseph. Estimé 12 000 francs. Au palais de Caserte, une réplique avec variantes : — les trois princesses debout, dans le même costume, se donnent la main. Le comte Primoli possède l'esquisse de cette réplique.
L Empereur Napoléon I^' .
Dans le costume du sacre, vu de face, le sceptre à la main; à gauche, ^r un coussin, le globe surmonté d'une croix; à droite, le trône. Fig. à mi-corps gr. nat. — N° 113 du Catal. du roi Joseph. Estimé 2 000 francs.
Goubaud (Innocent-Louis). — Éc. française. (?) ; f 1847. Le roi Joseph.
Assis, de trois quarts tourné vers la droite, en habit bleu à boutons d'or, gilet blanc, dans une attitude pensive. La main droite dans la poche du gilet; la gauche sur le bras du fauteuil. Fond rouge; à droite on lit : PONTE BREZE, 2 février 1832.
Lefèvre (Robert). — Éc. française. 1756; f 1850. Portrait des deux filles du roi Joseph.
Dans un jardin, au second plan, la petite Zénaïde, s'apprête à couronner de pensées sa sœur Charlotte, assise à terre, la main droite posée sur une corbeille de fleurs. Les deux princesses sont en robes blanches. Adroite, sur un socle, les initiales du roi et de la reine J. J. B, et la signature : ROBERT LEFEVRE 1805.