VI. Festin des Dieux pour les Noces de Psyché et de l'Amour
Ces compositions sont encadrées à la partie inférieure, par des guirlandes de fleurs tenues par des amours, et, sur les côtés, par des chimères et des figures allégoriques appuyées sur des piques. Au plafond, des caissons très ouvragés et des arabesques; au centre, les armes de Paul 111, dont le nom est inscrit sur les côtés.
Salle du Conseil.
École de Raphaël.
* Peintures murales.
L'Archange saint Michel. — Sin- une fausse porte : L'Abondance. — L'Empereur Adrien. — La Justice. — Alexandre tranchant le nœud gordien. — La Force. — Un Guerrier Romain. — Un épisode de l'histoire romaine. — Un personnage en noir qu'on prétend être Prospero Farinaceni, avocat de Béatrice Cenci. — La découverte des Livres Sibyllins. — La Prudence. — La Modération. — Une scène de l'Histoire grecque.
A la partie inférieure, une frise, en camaïeu, avec des centaures, des géants, des divinités marines.
Au-dessus des portes : deux figures allégoriques assises et deux anges debout soutenant un médaillon qui renferme une petite composition, peinte en camaïeu.
Au plafond, très ouvragé, sur lequel alternent des arabescpies, des stucs, des devises, et les armes pontificales, sur la retombée de la voûte, des petites compositions relatives aux guerres puniques et à la prise de Jérusalem par Titus.
D'après certains critiques, Giulio Romane aurait exécute le plafond; les compositions murales seraient de Marco da Siena et de Luzzio, les arabesques de Giovanni da Udine et la frise inlérieuro et les dessus de porte de l^lidoro da Caravaggio.
Un corridor don! les nnu'ailles sont enrichies de grotesques conduit à la bibliothèque.
Bibliothèque.
Au plafond : les armes pontificales entre deux caissons contenant des figures allégoriques en stuc. Autour de ce motif central, un encadrement, où alternent des grotesques et des petites peintures, ayant trait à des épisodes de l'histoire romaine.
Sur les murailles : deux Irises superposées, l'une en stuc, avec des compositions mythologiques, l'autre, peinte, représentant des monstres marins prenant leurs ébats dans la mer.
Salle a manger.
Giovanni da Udine (Giovanni Nani de' Ricamatori, dit). — Ëc. romaine. 1487 ; f 1564.
Arabesques et petites compositions relatives à V Histoire (VHercule.
Quant aux peintures de Pinturicchio dont parle Vasari (vu, 499), elles ont disparu.
« On est obligé d'avouer qu'ici le vandalismea été bonà quelque chose ; car ces peintures étaient la glorification de la famille Borgia ; et l'on y remarquait, outre le portrait du pape, ceux de ses parents, de ses amis, de l'inlàme César avec ses deux frères et la fameuse Lucrèce, leur sœur » (Rio, Art Chrétien, ii, 2«5).
PALAZZO DELLA CANCELLERIA.
. PALAZZO DELLA CANCELLERIA
(Palais de la Chancellerie)
Sur la place du même nom, corso Vittorio Emmanuele, proche le Palais Farnèse.
Il fut élevé par ordre du cardinal Riario, neveu du pape Sixte IV. En 1517, à la suite de la conjuration Petrucci, les biens du cardinal furent confisqués et le Saint-Siège y installa sa chancellerie. Il servit de Chambre des députés en 1848 et 1840, et c'est sur l'escalier que fut assassiné le comte Rossi. 11 est, actuellement, le seul palais, dans l'intérieur de Rome, appartenant à la Papauté. Le portail a été rajouté par Fontana.
« LaCancelleria, y compris l'église S. Lorenzo in Damaso qui y est adossée, est l'unique chef-d'œuvre de Bramante dont l'exécution soit complète et qui se soit passablenicnl conservé. Il en conçut le plan à Milan même, pendant son absence, en 1493 ou i)eu de temps après. Commencé par la façade, en 149î>, le palais n'a été achevée par lui que plus tard. La façade puissante qui englobe les deux bâtiments — le palais et l'église — montre la même combinaison de refends et de pilastres que dans le palais Huccellaï à Florence, par .Mberti, mais avec inliniment plus de grandiose et moins de caprice. Le dessin et le prolil des fenêtres et des corniches ont de la beauté et restent en harmonie parfaite avec l'ensemble. La cour est la dernières des grandes cours romaines à colonnes »
(BlRCK., 207).
Antichambrk.
Aux murailles, les cartons des mosaïques qui décorent la coupole du chœur des Canonici à Saint-Pierre.
Gr.\nde Salle.
Vasari (Giorgio). — Ec. florentine. 1511 ; f 1574-.
Fresques relatives ci la vie du pape Paul III.
Au-dessus de la porte d'entrée :
Paul III rétablissant la paix entre les nations.
Sur un trône, porté par des personnages allégoriques, s'avance, de la gauche, le pape, une branche d'olivier à la main. A droite, des vieillards, cuirassés, s'embrassent. Au premier plan, un homme enchaîné au pied d'une colonne, entre la Concorde et la Charité. Au fond, une troupe de cavaliers.
A gauche :
Paul III distribuant des bénéfices.
Dans un temple à colonnes torses, le pape est assis. Il prend, de la main d'un ange, un chapeau de cardinal qu'il impose sur la tête d'un vieillard agenouillé. Au fond, des dignitaires. Sur les côtés, des assistants, parmi lesquels on remarque Michel- Ange et Vasari. Au premier plan, la Jalousie.
Sur les côtés :
La Bonté et la Religion,
A droite :
Paul III examinant le plan de Saint-Pierre.
A gauche, le pape, revêtu du costume des grands prêtres du temple de Jérusalem, entouré de ses dignitaires, examine le plan que lui présentent les Arts. A droite, un vieillard, nu, étendu sur le sol, tenant, d'une main, les clés, et, de l'autre, une tiare, est couronné par des anges. Au fond, l'église de Saint-Pierre, en construction.
En face la porte :
Les ambassadeurs des différentes nations apportant des présents àPaidllI.
A gauche, le pape, assis sur un trône, entouré des cardinaux. Au miheu, deux dignitaires lui présentent des brefs; à droite, des cavaliers apportent des présents. Au premier plan, un vieillard, tenant une corne d'abondance, et que couronnent deux anges; à ses pieds, la Louve.
Sur les côtés :
L'Éloquence et la Justice
A la partie supérieure, court une Frise, avec des figures allégoriques soutenant des écussons, et des amours entourant des bustes d'Empereurs.
Une inscription apprend que Vasari termina ce travail en cent jours, avec l'aide de ses élèves, et en déployant une grande célérité. « Je n'avais songé, dit-il dans son ouvrage (vu, 678), dans mon inexpérience de jeune homme, qu'à plaire au cardinal Farnèse qui, je l'ai déjà noté, m'avait fixé l'époque où tout devait être terminé. J'étudiai avec une application extrême mes cartons; mais j'eus le tort, je l'avoue, pour marcher avec la célérité requise, d'avoir laissé à des auxiliaires le soin de les reproduire en peinture. » On connaît la réponse de Michel-Ange à Vasari, lui montrant ces fresques et se vantant de les avoir exécutées en cent jours : « Cela se voit bien ! »