La Conversion de saint Paul (viii
H., 2,47; L. ,1,57. T. — Fig. gr. nat. — Daté : MDXXXXV. — « Cette peinture inontre à quelles aberrations arriva le Garofalo lorsqu'il eut vu Jules Romain. » {Cat., 160).
Giampietrino ( Giovanni Pedrini, dit ). — Éc. milanaise, xvi'^ siècle.
*456. La Vierge allaitant (x).
Sur une galerie, la Vierge assise, en robe rouge, chemisette blanche, manteau bleu à doublure jaune, regarde l'Enfant Jésus couché sur ses genoux, et lui présente le sein droit qu'elle presse de sa main gauche. Derrière le groupe, est tendue une draperie ; à droite, par une fenêtre ouverte, on aperçoit la rue d'un village, avec des soldats; près d'un puits, une temme portant deux seaux, et un chaudi^onnier devant sa boutique; au loin, une citadelle au sommet d'une colhne.
H., 0,78; L. 0,fiO. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Catalogué autrefois sous le nom de Léonard de Vinci. L'attribution donnée par Morelli et par Burck (647) doit être acceptée. Une copie de ce tableau se trouve dans la Coll. Rospigliosi, à Rome, et une autre à la Pinacothèque de Munich, n° 1047 (attribuée autrefois à Luini.) « Le tableau de la Coll. Borghèse est certainement l'original ; dans la copie de Munich manque le nuage; derrière la tète de la Vierge, manquentaussi d'autres détails, signes du soin apporté par l'artiste, mais qui se retrouvent ici. Le nuage semble mis dans le ciel et s'épaissit derrière la tête de la Vierge pour donner leur juste valeur à ces belles carnations, si bien enveloppées, des figures.... C'est une peinture d'une grande beauté » {Cat. 209). « A remarquer, dans les vêtements, ce coloris marmoréen, propre à Solario, son prototype, qu'on retrouve aussi dans la Madeleine de la Coll. Wicklam Flower, à Londres » (Ôai. Crespiy 203).
GALERIE BOHGHÈSE.
Giordano (Luca). — Éc. napolitaine. 1652; j 1705.
*550. Le martyre de saint Ignace y évêque dWntioche (vni).
Le saint, en dalmatique bleue, est dévoré par un lion et un gros chien. En avant, à gauche, sa mitre.
H., 0,29; L., 1,21. T. — Fig. à mi-corps, plus que gr. nat. - « Le coloris est filandreux et montre l'effort de l'artiste pour mettre en évidence son habileté à manier le pinoeau; et cependant il n'arrive qu'à produire une caricature de l'art de.Ribera, une œuvre qui s'en tient aux superficies, sans donner nulle vraisemblance aux rides qui sillonnent ces mains vides et creuses » (Cat., 171).
Giulio Romano (Giulio Pippi, dit). — Jules I^omain. — Éc. romaine. 1492; I 1546.