‹ RomeChapitre 46 sur 291 · La Vierge, VEnfant Jésus et saint Jean (ix · texte numérisé non relu

La Vierge, VEnfant Jésus et saint Jean (ix

H.. 0.96 ; L., 0,70. B. — Fig. pet. nat. — « L'aspect plai'^ant de la Vierge et le dessin chiiiié montrent que cette peinture est de la jeunesse de l'artiste » [Cal., i88).

GALERIE BORGHÈSE

GALERIE BORGHESE

Simon de Châlons (Simon de Mailly dit). — Ec. française. 1555; t 1565.

*280. Mater Dolorosa (vi).

Tournée de trois quarts vers la droite, la tête penchée, couverte d'un voile blanc et d'un manteau à doublure rouge, la Vierge pleure, les bras croisés sur la poitrine. Au verso, la signature :

H., 0,28; L., 0,22, B. — Fig. en buste pet. nat. — Attribué successivement à Andi t-ii Solaiio, puis à Fedorigo Zuccliero, et enfin à un élève de Raphaël. Lors du transport de la galerie Boiglièse, on mit à jour la signature du maitre trançais. (le tableau avait été acheté par le cardinal Se pione alors qu'il était légal à Avignon, ville d -ns laquelle travaillait Simon de Chalons. D'après M. Frizzom (Arte, 189D. jS*), cette Mater Dolorosa ne serait qu'une copie d'un tableau de Solario, actuellement dans la Coll. Crespi, à Milan, copie où ne se reti ouvent ni la finesse dVxécution, ni le sentiment de l'œuvre originale. « Par ses défectuosités de dessin, l'artiste a gâté la bou* he, mal construit l'œil droit et ne l'enchâssa pas dans l'orbite, traça la narine di'oite san» tenir compte du raccourc qui se trouve dans l'original, allongea la ligne du pi'olil par son ignorance do la perspective; aussi l'œil gauche, à peine visible chez Solario, se voit trop chez Simon. Enfin, alors que, dans le modèle, la tète, profondément triste, projette son ombre sur le voile blanc, dans la copie, le coloris est jaunâtre, et. simplement sur la draperie blanche, apparaît un contour noir » {Cat., Crespi, 254).

*286. EcceHomo (vi).

Vu de face, la tête baissée, les yeux pleins de larmes, le Christ porte les marques sanglantes de la flagellation; il est couronné d'épines, une corde passée autour du cou lui lie les poignets, un manteau rouge est jeté sur ses épaules nues; de la main droite, il tient un roseau. Fond noir.

II., 0.35; L., 0,22. B. — Fig. en buste pet. nat. — Pendant du n» 280. D'après M. FiuzzoM {Arte, 1894, isi), ce tableau est une copie d'une peinture perdue de Solario, comme le tïDleau ci-dessus décrit. Tout récemment, M. Cliéramy, do Paris, vient d'acquérir un tableau qui nous semble être l'œuvre de Solario indiquée j)ar M. Frizzoni. I.a seule différence réside dans les mains qui ne figurent qu'en partie dans la copie de la galoric Borghèse, et sont entières l'une et l'autre et très bien e.v^'cutées dans le tableau de M. Gheramy, qui a été transpoité sur toile et mesure : H., 0,65; L., 0,50.

Simone Martini dit Simone Memmi. — Éc. Siennoise. 1 285;f 1544. La Vierge et rEnjant Jésus (x).

H., 0,80; L., 0,43. B. — Fig. à mi-corps. Cintré par le haut. — Acquisition récente. Provient d'une famille dans les Abruzzes.

KOME.

Sodoma (Giov. Antonio Bazzi, dit II). — Éc. lombarde. 1477; t 1549.

* 434. Léda (x).

La jeune femme, nue, est debout, vue de face, la tête tournée vers la gauche et légèrement baissée ; elle enlace, de ses deux mains, le cou du Cygne qui l'enveloppe de son aile. A gauche, Castor et Pollux, l'un assis, l'autre debout, des fleurs à la main. En avant, dans la prairie émaillée de fleurs, deux oiseaux. Fond de paysage arrosé par un cours d'eau; maisons étagées sur la colbne ; sur une route, un homme et un âne.

II., 1,12; L., 0, 86. B. — Fig. 1 ni. — Il est certain que, pour cette figure, Sodoma s'est inspiré de Léonard, auquel autrefois ce tableau avait été attribué. On sait que Léonard de Vinci peignit une « Léda avec un cygne sur son sein vers lequel elle dirige son regard », peinture qui, d'après le baron Rumohk, serait à Cassel, et dont une réplique se trouverait à Hanovre. Il existe de nombreux dessins ou esquisses se rapportant à cette Léda : l'un, à la sanguine, au Museo Civico de Milan (Voir M. Frizzoni, Arc/i. Sto. 1891, 276); un autre, à la plume, au Musée de Weimar, attribuée à Léonard; un troisième à Chatswortli, un quatrième à Windsor, catalogué parmi les dessins de Raphaël, ce. aussi à Bruxelles, la Léda, attribuée à Andréa del Sarto (Musée. n°478. Voir : Bruxelles, par les mêmes auteurs, 92) et la Léda, attribuée à Léonard de Vinci (Coll. Somzée). « Les détails du paysage sont bien ceux qu'affectionnent les peintres de l'école de Sodoma. Dans la prairie, des marguerites et des fleurs printanières ; un pinson et une grive sont perchés près des demi-dieux qui rappellent les imtti de la Farnésine et ceux du plafond de la salle de la Signature au Vatican. Quant à la jeune femme, son corps, bien proportionné, énervé par une sensualité raffinée et plein de charme rappelle l'exquise ligure d'Èvc dans la Descente aux Limbes du Musée de Sienne » (Morelli, 153). Dans la dernière édition de son ouvrage, ce critique déclare qu'après une seconde étude de cette Léda, il accepte l'opinion du docteur Richter, qui considère le tableau de la galerie lîor^Mièse comme une ancienne copie dont l'original, par Sodoma, a été perdu. M. Ventlri le catalogue sous le nom d'école de Léonard. « Nous ne dirons pas que cette peinture est de Sodoma, parce que les formes grosses et lourdes des femmes do Sodoma, avec le visage allongé, les hanches fortes et l'ossature grosse, se sont perdues dans cette imitation, et dans l'élégance de cette figure. On trouve, ici, pourtant, le matérialisme de l'imitateur en beaucoup d'endroits, dans l'exécution des cheveux des enfants, et dans les détails du pré émaillé de marguerites, de pavots et d'autres fleurs, avec des oiseaux, des colimaçons, etc. » (Cat. m).

*459. Sainte Famille (x).

La Vierge, en robe rouge, manteau vert, coitféc d'un turban violet à rayures, est assise, tournée de trois quarts vers la droite. Devant elle, à gauche, saint Joseph offrant une fleur à l'Enfant Jésus. Fond de paysage.

H., 0,75; L.,0,75. B. — Attribution donnée, dès 1786, par Della Valle, et confirmée par MoRELLi et Venturi. Tableau très restauré. « Dans ce tableau se remarque, au fond, un château fort, sur un rocher escarpé, qui ne figure que dans les oeuvres du Sodoma exécutées à Rome; il devait y avoir, à cette époque, dans les environs de la Ville Sainte une forteresse qui avait vivement impressionné l'artiste et qu'il reproduisit souvent » {Jahrbuch, 1897, 211).

GALERIE BORGHÈSË.

*462. Pietà{x).

La Vierge, en manteau bleu, porte, sur les genoux, le Christ mort, la tête posée à gauche, couronnée d'épines. Fond de paysage, à droite.

H, ,0,69; L., 0,58. B. — Fig. pet. nat. — Tableau en très mauvais état, ayant beaucoup noirci. Attribution donnée par MM. Frizzoni et Morelli (15i). « Les personnages, le type de leurs têtes, la forme des draperies, et plus spécialement le paysage si particulier au Sodoma, prouvent qu'il est l'auteur de cette peinture. » — Catalogué autrefois comme de l'école de Léonard.

Solario (Andréa). — Éc. lombarde. 1460 (?); j 1530(7). *461. Portement de Croix (x).

Le Christ, couronné d'épines, en manteau rouge lui découvrant l'épaule, s'avance vers la droite, succombant sous le poids de la croix, qu'un bourreau, grimaçant, à gauche, vu de profil, l'aide à porter ; à droite, un autre ,

fare^roqurrouï ^NDB-H^ DL SOLARIO ■

tailladée, et tunique I C ï T

verte. Signé : I J ) J

H., 0,58; L., 0,67. B. — Fig. en buste trois quarts nature. — Il existe de nombreuses répétitions de ce tableau, dont l'une, au Musée de Grenoble. Malgré la signature, BijRCKHART, Morelli et Venturi dénient cette attribution. « Les soldats sont de vraies caricatures et ont une physionomie si flamande que Je n'iiésite pas à croire (jue l'auteur est un peintre de l'école d'Anvers, séjournant en Italie. Quoi qu'il en soit, la ligure du Christ est certainement une copie, d'après Solario. La tonalité est froide, l'exécution sans vigueur, les ombres trop noires; cependant l'ensemble est traité avec grand .soin. » (Morelli, m), a Nous ne pouvons croire qu'un artiste, dans la pleine possession de son talent, produise une œuvre si inférieur» à ses autres tableaux, d'un sentiment si matérialisé, si opposé à son art et à sa nature italienne » (Cat., ut).

Spada (Lionello). — Éc. bolonaise. 157G; f lt>22. 41. Un Concert (i).

Dans une chambre, sont réunis plusieurs musiciens ; l'un d'eux, assis, au premier plan, à gauche, en vêtement rose et manteau rouge, coifTé d'une toque marron, tient un violon et un archet et lit dans un cahier de musique posé sur une table contre laquelle, à droite, est assis le chef de la troupe, en» vêtement blanc, manteau jaune doublé de fourrure, toque à plume, qui distribue les partitions. Au foqd, à gauche, un joueur de trombone] et un artiste accordant sa viole: au miheu, un tlùtiste accompagnant un enfant qui chante, et, à droite, un jeune homme dont on ne voit que la tête coiffée d'un turban jaune.

H., 1,80; L., 1,42. T. — Fig. à mi-corps, plus gr. que nat. — « C'est une œu\ix d'une grande fofce de coloris, avec une variété do rouges de très belles nuancet-, et les plis

des vêtements bien exécutés. La composition, où l'artiste ne s'est pas préoccupé des lignes, de léquilibre, de la distribution conventionnelle, est bienvenue, comme accidentellement, avec cette confusion de formes qui se produit dans la réalité et semble ime scène instantanée prise au vol, instantanément. » (Cat., 55).

Striegel (Bernard). — Éc. allemande. 4461 ; f 1528.

* 281. Portrait de Philippe le Beau (vi).

Tourné de trois quarts vers la droite, la main droite appuyée sur une rampe de marbre, la main gauche sur la poignée ciselée de son épée, il est coiftë d'une toque à broderies d'or ornée d'une médaille avec une inscription latine. Vêtu d'un pourpoint grenat à crevés blancs et d'un manteau doublé de fourrure, il porte le collier de la Toison d'Or. Fond d'or bruni.

H., 0,42; L., 0,22. B. — Fig. en buste pet. nat. — Catalogué à tort comme étant le portrait de Charles-Quint. M. Ventlri [Cal., u?) rapproche ce portrait de celui peint par un artiste flamand dans la cathédrale de Bruges (Voir : la Belgique, par les mêmes auteurs, 346), et qui représente, non pas l'empereur Charles-Quint, mais son père.

Teniers (David) le jeune. — Éc. flamande. 1610; f 1690.

* 291. Le Buveur (vi).

Dans un cabaret, assis sur une chaise, devant un escabeau où sont posés du tabac et une chope qu'il touche de la main gauche, un vieillard, en habit gris, tient, de la main droite, sa pipe. Sur un banc, un manteau gris et un chapeau ; au fond, à droite, trois hommes près d'une cheminée; à gauche, une petite fenêtre. Au mur, sur une tablette, des pots et des carafes.

H., 0,45 ; L., 0,35. B. — Fig. pet. nat.— Tableau restauré en 1863; une copie ancienne dans la galerie Corsini.

Tiarini (Alessandro). — Éc. bolonaise. 1577; f 1668. 36. Renaud et Armide (i).

Dans un lit, Renaud est couché, la tête posée à gauche ; au second plan, à droite, se tient Armide. En avant, une servante "portant le casque du guerrier.

H., 1,24; L., 1,85. T. — Fig. gr. nat.— Cette œuvre est notée avec éloge par Malvasia, à cause de ses raccourcis hardis qui, selon cet écrivain, « montraient comme Tiarini aimait à se jouer des difficultés, en introduisant dans ses figures les points de vue les plus âpres et les plus scabreux, les raccourcis les plus extravagants, tandis que tout le monde les évite à cause de leur difficulté »

GALERIE BORGHESE

Tibaldi (Pellegrino di Tibaldo dei Pellegrini, dit Pellegrino).

— Éc. bolonaise. 1527; 1 1592.

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