Le Christ à la colonne (ix
Vu de face, couronné d'épines, les larmes 'coulent sur son visage; les bras sont liés par des cordes,
H., 0.54; L., 0,57. B. — Fig. en buste pet. nat. — Attribué par quelques critiques à Andréa di Assisi. « Les détails sont soignés et le coloris est chaud; mais le torse, le cou pi le bras gauche d'une longueur démesurée enlèvent toute valeur à cette peinture » {Cat., 190). Au revers, une inscription, avec deux B surmontés d'une croix à deux branches horizontales.
GALERIE BORGHÈSE
GALERIE BOUOnKSE
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GALERIE BORGIIÈSE.
*397. Portrait dliomme (ix).
Vu de face, regardant vers la droite; longue chevelure châtain; tunique noire, manteau à col de fourrure, chemisette blanche, bonnet noir. Au fond, un paysage esquissé.
H., 0,45; L., 0,30. B. — Fig. en buste gr. nat. — Ce portrait attribué autrefois, sans raison, à Holbein, aurait été peint, d'après MM. Minghetti, Morelli, et Frizzoni, par liaphaël, vers 1502, et, d'après MM. Mundler et Venturi, par le Pérugin. Morelli qui rapproche ce portrait de plusieurs têtes des apôtres dans le Couronnement de la Vierge, au Vatican, montre que la tonalité générale est bien celle de Raphaël. La chevelure est traitée avec sa grâce habituelle, les yeux ont une vivacité et un éclat généralement absents dans les têtes du Pérugin, les yeux et la bouche sont plus franchement modelés que chez ce peintre. M. Frizzoni reproduit, en les approuvant, ces observations, dans VA rchivio Storico (1897, 89). « Le brillant des chairs, ajoute-t-il, est propre au seul maître d'Urbin. » M. Venturi déclare, au contraire, que, dans aucune œuvre de jeunesse de Raphaël, on ne retrouve une force aussi caractérisée et une sûreté aussi magistrale. Des controverses se sont également élevées sur le nom du modèle. Suivant les uns, ce serait là le portrait du Pérugin, suivant d'autres celui du Pinturicchio qui se serait peint lui-même; une comparaison avec le portrait du Pinturicchio exécuté par luimême en 1501, dans l'église Santa Maria, à Spello, ne permet pas de soutenir cette opinion. M. Venturi se demande si ce n'est pas là le portrait, considéré comme perdu, de Serafino Aquilano, poète apprécié à la cour d'Alexandre VI, exécuté par le Pinturicchio et dont Serafino parle avec éloge dans trois sonnets (Ca/., wi).
*599. Portrait d'un adolescent (xi).
Tourné de trois quarts vers la gauche, le visage encadré par une longue chevelure blonde ; tunique brune, manteau et bonnet noirs, col blanc. Fond de paysage.
H.,0,57;L., 0,26. B. — Fig. en buste gr. nat. — Tableau en très mauvais état. Ce portrait, qui a passé autrefois pour être celui de Raphaël, a été successivement attribué par Cr. et Cav. (It., m, 533) à Ridolfo Ghirlandajo, par P.\ssavant à Timoteo della Vite et par Morelli (i:)9) à Domenico Alfani, par comparaison avec la Nativité de ce peintre au Musée de Pérouse. « Portrait peint dans un esprit et par les procédés qui rappellent Francia. Est-il de Timoteo Vite? 11 se peut! Est-ce bien là Raphaël? ce n'est point impossible. « Gruyer (Raphaël, 1, 8). L'ancien coloris, qui apparaît par endroits, semble périiginestiue à M. Venturi (Voir Cat., m).
École vénitienne.