EcceHomo (u
Le Christ, couroi^né d'épines, le visage ensanglanté tourné vers la gauche, lient un rosèau. Une draperie rose est jetée sur son épaule. H., 0,50; L., 0,40. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Coll. Corsini.
Dosso Dossi (Giovanni Luteri dit). — Éc. ferraraise. Vers 1480fl546.
*532. Portrait cTun inconnu (vi).
Debout derrière une table, vu de face, nu-tête, le visage de trois quarts, tourné vers la droite. Chevelure, barbe et moustaches brunes. Vêtement marron; une chaîne d'or au cou; l'épée au côté; sur la tahie, recouverte d'un tapis oriental, une toque noire à ganse jaune posée sur
un livre ouvert, un encrier, une mouchette et deux volumes superposés sur lesquels est couché un petit chien que le personnage caresse de la main droite ; la main gauche sur la hanche. Au fond, à droite, des livres dans une bibliothèque ; au milieu, une draperie verte relevée.
H., 1,50; L., 1,15. T. — Fig. jusqu'aux genoux, gr. nat. — Gai. Torlonia.
Durer (Albrecht). — Éc. allemande. 1471 ; f 1528.
* 733. Un lièvre (ix).
IL, 0,56; L., 0,48. — Sur parchemin. — Coll. Corsini. — Ce tableau est donné, par les uns, comme une copie de Durer par Sinibaldo Scorza (Voir Arch. St., 1896 , 89), par d'autres, et avec raison, comme un original de la main de Hans Hoffmann. « Cette très fine miniature, peinte sur un parchemin appliqué sur un panneau, est d'un fini extraordinaire : les giroflées du fond, le papillon posé, les ailes ouvertes, sur un chardon, la sauterelle, les poils du lièvre, la mouche qui vole, sont d'une rare perfection » (A. Venturi, Gai. Naz., 1897).
Dyck (Anton, van). — Éc. flamande. 1599; f 1641. *220. La Vierge et lEiifant Jésus (v).
Dans l'étable, la Vierge, en corsage rouge ouvert, robe bleue, voile gris, assise, enveloppe, dans ses langes, l'Enfant Jésus endormi sur ses genoux. A gauche, l'âne derrière sa mangeoire; à droite, fond de paysage éclairé par le soleil levant.
H.. 1,10; L., 0,86, T. — Fig. pet. nat. — Coll. Corsini. — Attribution contestable, mais donnée par M. Gciffrey, n° il. Catalogué autrefois sous le nom du Grechetto. Gravé sous le nom de Van Dyck parPazzi. — Tableau ayant beaucoup souffert et très retouché. « Les chairs sont pâles, le coloris manque d'éclat et les blancs argentés, si lumineux chez Van Dyck, sont éteints. C'est là une faible réminiscence de l'art de ce maître ; on ne peut guère admirer que le divin Bambino dont les chairs sont bien modelées » (A. Venturi, Gai. Naz., 1897).
Flinck (Govaert). — Éc. hollandaise. 4615; f 1660.
* 478. La Charité romaine (m).
Au milieu, est assis, de trois quarts, tourné vers la gauche, un vieillard retenu par une chaîne rivée à sa cheville gauche. 11 est vêtu d'un vêtement marron et a les bras ballants le long de son corps; au second plan, sa fille, agenouillée, en robe bleue et* manteau jaune, une draperie à rayures multicolores sur ses cheveux bruns, appuie la main gauche sur la tête de son père, et, de la droite, lui présente le sein.
H., 1,27; L., 0,975..T. — Fig. pet. nat. — Gai. Torlonia. — Catalogué maintenant sous le nom de Fçrdinand Bol.
GALERIE CORSINI
GALERIE COKSIM.
Fontana (Làvinia). — Ec. bolonaise. 155^2; j 1614.
189. Portrait de Giovanni Foguani Pecori di Modiyliana et de son fils (il).
Le père, en vêlement et bonnet noirs, col blanc en dentelle, est assis prés d'une table, de trois quarts, tourné vers la gauche. De sa main gauche, il tient un livre et prend, de la main droite, un papier que lui tend son fils, en vêtement gris. Sur le livre, on lit : CONCIL TRIDEJNT.
H., 0,98; L., 0,78. B. — Fig. à mi-corps, gr. uat. — Provient du 3Ionl-de-Piété.
Francia (Francesco Raiboliniditll). — Éc. bolonaise. Vers 1450; tl5i8.
* 712. Saint Georges combattant le dragon (viii).
Le saint, cuirassé, monté sur un cheval gris, aux harnachements rouges, qui lève les jambes de devant, brandit son épée et se dirige vers le monstre qui gît à droite, déjà transpercé par le fer de sa lance. Au second plan, sur le bord d'un cours d'eau, la princesse agenouillée, les mains jointes, en robe rose; au fond, une poterne et une tour; une forêt à l'horizon. Sur la croupe du cheval, se lisent les lettres : E. G.
H., ^,75; L., 0,54. B. — Fig. pet. nat. — .Autrefois catalogué sous le nom d'Ercole de Roberti. Voir Milanesi {Vas., iir, 142 n.) et Cr.et Cav. (N. II.. i,r.5i) « Le saint Georges, sur le cheval duquel Ercole a inscrit son monogramme, est ombrien par son aspect d'une douceur un peu froide ; cependant la tonalité nous rappelle Filippino Lippi. Le cheval est lourd, mais la jeune lille agenouillée est pleine de grâce et le paysage présente d'agréables détails, l^etite miniature remarquable par son fini et son poli. » L'attribution à Francia, généralement admise de nos jours, avait déjà été donnée par Morelli, (196) et M. Frizzoni {Arch. Sto., 1897, 100) qui considéraient ce tableau comme une œuvre de jeunesse du peintre. « Ici rien ne décèle la fougue dramatique de Roberti; la tête pieusement inclinée du saint Georges n'a pas la hardiesse du saint chevalier que possède la National Gallery, mais bien plutôt la douceur, la grâce délicate propre à Francia. La suavité du maître se retrouve dans la gracieuse figure du héros qui manque de la robu.«te vigueur des guerriers du xv* siècle. Le cheval, dont la forte tête est harnachée de rouge, par sa forme et son allure rappelle les coursiers qui suivent les rois Mages à la galerie de Dresde. Agenouillée, la royale jeune fille attend en priant sa délivrance. Rien ne trouble son beau visage éclairé par la foi. La facture de ce saint Georges est celle des œuvres de jeunesse de Francia, alors que, dans sa peinture, se retrouvent son talent d'orfèvre, son habileté à travailler l'émail 'et le niellé. C'est de la môme époque que le saint Etienne de la galerie Borghèsc » (Ventcui, Gnl. ^az., 1897),
Franciabigio (Francesco Bigi dit). — " Éc. florentine. 1483; f 1525.
Portrait d'homme
De trois quarts, tourné vers la gauche, le visage rasé. Tunique plissée et bonnet noirs, cheveux bruns. 11. feuillette un livre ouvert sur une
rampe, sur laquelle est posé, à droite, un œillet rouge. Fond de paysage boisé.
H., 0,70; L., 0,59. B.— Fig. en buste, gr. nat. — Gai. Toiionia. ~ « L'œillet que l'on remarque sur la rampe avait fait attribuer autrefois ce portrait au Garofalo; mais le style est ici bien florentin ; le coloris clair des chairs et la forme des mains permettent bien de prononcer le nom de Francia Bigio » (A. Venturi, Gai. JVaz., 1897).
Franck OU Francken (Frans) le jeune. — Éc. flamande. 1581; fi 642.