‹ RomeChapitre 87 sur 291 · Une bataille (m · texte numérisé non relu

Une bataille (m

A droite, des cavaliers se précipitent les uns sur les autres. L'un d'eux a été jeté à terre, un autre cherche à éviter un coup de sabre que lui porte un ennemi. Au second plan, la bataille se continue vers la gauche. Montagnes à l'horizon.

H., 0,74; L., 0,98. T. — Esquisse très largement traitée. — Gai. Torlonia. « Bataille exécutée avec une énergie admirable, avec un coloris puissant ; le ciel lumineux se reflète sur le sol, sur les armures, sur les chevaux blancs et noirs et semble enflammer les combattants en désordre » (Ventori, Gai. Naz., 1896).

1545. Prométhée (vi).

Enchaîné sur le rocher, le yisage contracté par la douleur. Un oiseau dévore ses intestins- qui pendent de son ventre entr'ouvert.

H., 2,20; L., 1,76. T. — Fig. gr. nat. — Coll. Corsini. Cité par Kigler. (Les Peintres

italiens, sos). Ce Prométhée fit une grande sensation. Il fut envoyé par Niccolo Simonelli, prédicateur et ami du peintre, à l'Exposition qui se faisait annuellement à la Rotonde, c'est-à-dire dans le Panthéon, à Rome : « Si l'on se pénètre du génie des temps antiques, Prométhée doit être- beau jusque dans son désespoir. Les spasmes de la douleur lui font perdre la beauté de l'homme, en même temps que la dignité du héros et la réalité grossière du modèle que le peintre a eu devant les yeux fait disparaître la grandeur de l'allusion, la sublimité du symbole » (Ch. Blanc, Hist. des Peintres).

Rotari (Pietro). — Éc. vénitienne. 1707; f 1762. *597. Jeune fille pleurant (m).

H., 0,44; L., 0,54. T. — Fig. en buste, pet. nat. — Gai. Torlonia.

*400. Jeune fille souriant (m).

H., 0,43; L., 0,33. — Fig. en buste, pet. nat. — Gai. Torlonia.

Rubens (Petrus Paulus). — Éc. flamande. 1577; f 1640. * 225. Saint Sébastien (ii).

Le martyr est lié à un arbre. Autour de lui, des anges qui enlèvent les flèches et détachent ses liens. A gauche, sur le sol, une armure,

H., 1,53; L., 0,18. T. — Fig. pet. nat. — Coll. Corsini. — L'attribution de ce saint Sébastien à Rubens, donnée par Burck. (794) n'est acceptée ni par Max Rooses ni par la plupart des critiques qui le cataloguent parmi les œuvres de Van Dyck. « La forme élégante et allongée du martyr, les masses d'ombres, le coloris doré et un peu uniforme des chairs sans les contrastes de blanc et de vermillon qui caractérisent la manière de Rubens, nous rappellent en effet plutôt le nom de Van Dyck que celui de son maître. En tous cas, c'est un chef-d'œuvre » (M. Reïmoind. Arch. Sto., 1891, 159).

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