Le mariage de la Vierge (vni
Au milieu, le grand-prêtre unissant les époux : à gauche j la Vierge,
GALERIE CORSINI
en robe rose et manteau bleu, les yeux baissés, au doigt de laquelle saint Joseph, en tunique grise, tenant en main un bâton fleuri, passe l'anneau. Au second plan, deux saintes femmes et cinq assistants ; dans l'air, vole le Saint-Esprit. Signé, sur la contre-marche : VINCENTIVS TAMAGNVS DE SCO GEMINIANO PINXIT MDXXVI.
H., 4,31 ; L., 1,45.B. — Fig. gr. nat. — Provient du Mont-de-Piété.
Tintoretto (Jacopo Robusti, dit II). — Le Tlntgret. — Éc. vénitienne. 1512; t 1594.
*5144. La femme adultère (viii).
Sous un portique soutenu par des colonnes ioniques, le Christ, assis sur un piédestal, entouré d'une nombreuse assistance de pharisiens et d'apôtres auréolés ; devant lui, s'avance la femme adultère, en robe verte, les yeux baissés sur le sol où sont inscrites, en lettres hébraïques, les paroles du Sauveur; deux soldats bardés de fer et un pharisien drapé dans un manteau jaune s'éloignent vers la droite; au fond, plusieurs groupes d'assistants et des soldats. A l'horizon, paysage avec un lac bordé par des montagnes.
H.. 1,18: L., 1,68. T. — Fig. 0,65. — Don du prince Chigi. — Ce tableau est vraisemblablement celui dont parle Biuolfi (ii, 45). « Le Seigneur Vincenzo Zeno, qui peint pour se distraire, possède plusieurs œuvres du Tintoretto parmi lesquels VEntrée triomphale du Christ à Jérusalem et la Femme adultère, où l'on voit le Hédempteur montrant les lettres inscrites sur le sol, pendant que les sci ibes et les pharisiens, très bien représentés, s'éloignent les uns après les autres, se dissimulant derrière les colonnes d'un portique qui forme une merveilleuse perspective. » Acquis pour le cardinal Flavio Chigi à Sienne, en 166-i, de la famille Nenci, sous le nom du Tintoretto. « Une étude un peu attentive de cette toile révèle que nous sommes en présence d'une œuvre exécutée par le maître lui-même. La conception de la composition est bien de lui, aussi bien que le sentiment qui anime la scène. Le pinceau du Tintoret se reconnait dans la chaude tonalité du coloris, dans le mouvement des personnages, par le type des assistants, par les détails décoratifs qui se retrouvent dans plusieurs autres de ses peintures, enlin par la hardiesse et la facilité de sa technique, si caractéristique de l'artiste, surtout pendant l'époque où nous supposons que ce tableau a été exécuté, c'esl-à-dire pendant sa pleine maturité, alors qu'il travaillait gratis à ses grandioses peintures de Santa Maria del Orto à Venise, et à sa Découverte du corps de saint Marc, maintenant à la Brera, tableau avec lequel la Femme adultère a de si concluants rapports » (M. MoDifit.iANi. Magazine nf Art, 190i, l4i).
Tiziano (Tiziano Vecelli, dit II). — Le Titien. — Éc. vénitienne. 1477; t 1576.
' *615. Portrait de Philippe 11, roi d'Espagne (vu).
■ Nu-tête, de trois quarts tourné vers la gauche. Vêtement noir.' La main gauche gantée posée sur la garde de son épée ; la main droite sur une table recouverte d'un^ tapis rouge.
H., 1,08; L. 0,78. T. — Kig. en buste gr. nat. — Coll. Corsini. — portrait cité
par Vas. (vu, 44,0, n) et considéré par Cr. et Gav. {Tiz. 11, 211) comme une copie ancienne, est une des nombreuses répliques d'une œuvre du Titien. II en existe des répétitions au Pitti, au Prado et chez le duc de Devonshire. « Ce portrait laisse une impression peu sympathique. Le roi morose est encore très jeune; il est grand, élancé, bien pris, mais qu'il est loin de la magnificence seigneuriale de son père ! Les couleurs sombres et neutres de son vêtement sont exactement appropriées à son caractère : noir foncé et gris clair, voilà la livrée de son âme. Les mains sont belles et de race; mais le front est sans génie et le visage entier est marqué d'une froide stérilité qu'on essaierait en vain de nier. » (Montégut Rev. des Deux Mondes. 1870. in, 837).
* 754. Portrait du cardinal Farnèse, neveu de Paul III (ix).
De trois quarts, tourné vers la droite; chevelure, barbe et moustaches brunes. Vêtu du caniail et coiffé de la barette.
H., 0,51; L,, 0,i8. B. — Fig. en buste gr. nat. — Dans ce portrait, très abîmé, se reconnaît, sans aucun doute, la facture du Titien. Il fut attribué autrefois à Raphaël ; c'est sous le nom du maître d'Urbin que Rossi le grava en 1730. 11 rectifia plus tard son erreur. Voir Passavant, ii, 560.
Vernet (Émile-Jean-Horace). — Éc. française. 1789; f 1865. 894. Portrait du peintre Filippo Agricola (i).
De trois quarts tournée vers la droite; visage rasé, chevelure brune; les vêtements à peine indiqués. Signé à gauche : ORAZIO VERNET DIPINSE DaL YERO ¥" AGRICOLA.
H., 0,55; L., 0,45. T. — Fig. en buste gr. nat. — Provient du Mont-de-Piété.
Verspronck (Johannes Gornelisz). — Éc. hollandaise. 1597 ; i 1662.
* 765. Portrait d'homme (ix).
De trois quarts, tourné vers la droite, regardant le spectateur; chevelure châtain, moustaches naissantes. Il est vêtu d'un manteau noir dont il retient les plis de la main gauche et sur lequel tombe un large col blanc; sa main droite, portée en avant, tient un chapeau noir.
H., 0,77 ;L., 0,66. T. — Fig en buste gr. nat. — Gai. Torlonia.
*766. Portrait de femme (ix).
De trois quarts tournée vers la gauche, la tête coiffée d'un bonnet, vue de face. Robe noire à fleurs dorées. Large fraise godronnée, col et manches en dentelles; les mains croisées à hauteur de la ceinture; de la main droite, elle porte ses gants. Signé, à gauche, en bas : J. SPRONCK 1640.
H., 0,77 ; L., 0,66. T. — Fig. en buste gr. nat. — Gai. Torlonia,
GALERIE CORSINI
Villandrando. — Éc. espagnole.