LA SALLE ROYALE. LA CHAPELLE PAULINE. LA CHAPELLE SIXTINE
SALLE ROYALE
L'Escalier royal conduit du vestibule, fermé par la porte de bronze, à la Salle Royale', construite, sous Paul 111 (1534-1550), par Antonio San Gallo le jeune, et qui sert d'antichambre aux chapelles Sixtine et Pauline. Elle est couverte par une voûte en plein cintre, divisée en caissons octogonaux, où le nom de Paul III alterne avec des lis et des arcs-enciel. Cette décoration est de Pierino del Vaga et de Daniele da Volterra. Au-dessus des sept portes, et dans les trumeaux, des moulures supportées par deux hommes agenouillés et ornées de lis et des tourteaux, emblèmes des Farnèse et des Médicis, encadrent des fresques. Dans « La vie de Taddeo Zuccheri et de Francesco Salviati », Vasari a relaté toutes les discussions qui s'élevèrent entre les divers artistes chargés de la décoration de cette salle. « Finalement, le pape donna mission au cardinal Emilio de distribuer les peintures de la Salle des Rois à plusieurs jeunes peintres dont les uns étaient à Rome, et les autres furent appelés de différents endroits. »
La décoration des parois comprend onze grandes compositions entre les portes et cinq petites au-dessus de ces portes :
A gauche, en entrant, du côté de la chapelle Sixtine : Vasari (Giorgio). — Florentin. 1514 ; f lT>7i.
I. — Les flottes pontificale, espagnole et vénitienne réunies devant Messine.
Au-dessus de la porte de la Chapelle Sixtine : Sicciolante (Girolamo) da Sermoneta. — Romain. 1504; f 1580.
II. — - Pépin, vainqueur d1 Astolphe, roi des Lombards, se rend au palais pontifical pour offrir au pape la ville de Ravenne, figurée par une statue en or.
ROME
Vasari (Giorgio).
III. — L'amiral Coligny, blessé d'un coup d'arquebuse,, est transporté dans sa demeure.
IV. — Assassinat de l 'amiral, dans sa maison, de son gendre Téligny et de ses serviteurs.
V. — Le roi Charles IX témoigne sa joie en apprenant la mort de Coligny.
On trouve dans Vasari (vu, 720) et dans Gave, une description complète de ces trois tableaux :
« Le prince François fut heureux d'apprendre par Vasari que Sa Sainteté voulait faire peindre dans la salle des Rois le succès connu et saint que fut l'exécution contre les Huguenots en France; et il le loua de sa prudence. Dans le mois de décembre donc, il commença ce travail en faisant trois histoires des Huguenots. Dans une, l'assassinat de l'amiral; d'abord, quand avec l'arquebuse il est frappé par Monvo1 ; puis, quand il est porté, par les siens, dans son palais et que le Roi et la Reine vont le visiter et y laissent le chef des arquebusiers et envoient 200 cuirasses pour armer leurs gens pour sa sûreté. Dans une autre, qui se passera pendant la nuit, quand les seigneurs de Guise, accompagnés par les capitaines et leurs gens, assaillent la porte, en tuant beaucoup de monde et que Besme tue l'amiral et le jette par la fenêtre; et il est traîné à travers les rues et autour de sa maison ; et dans Paris, on fait le massacre des Huguenots. Dans la troisième, on représente le Roi lorsqu'il va au temple remercier Dieu, entouré de sa cour et du peuple. »
« Ceci est tout simplement la Saint-Barthélémy qui, comme on le voit, est encore classée à Rome parmi les événements glorieux pour le catholicisme. Ainsi, il existe encore en Europe un lieu où l'assassinat esfc publiquement honoré » (Stendhal. Promenades dans Rome, i, 223).
Aux deux côtés de la fenêtre :
Pierino del Vaga (Pietro Buonaccorsi dit). — Romain. 1500; f 1547.