SANTA MARIA DEGLI AN G ELI
d'un estropié, serre son enfant contre sa poitrine; à gauche, devant un portique, un prêtre, à genoux, en robe bleue et manteau jaune, est en prière. Au fond, l'empereur, sur un trône, entouré de ses gardes.
Considéré comme le meilleur tableau de l'artiste. — Commandé pour être reproduit en mosaïque et pour remplacer, au Vatican, une peinture sur le même sujet par Vanni; la mosaïque, d'ailleurs, ne fut pas exécutée.
A droite :
Bianchi (Pietro). — Romain. 1694; f 1759. L'Immaculée Conception.
Costanzi (Placido).
Saint Pierre ressucitant Tabithe.
Abside.
A droite :
Romanelli (Giovanni-Francesco). — Romain. 1610; f 1662.
La Présentation de la Vierge au temple.
Domenichino (Domenico Zampieri dit II.) — Le Dominiquin. * Martyre de saint Sébastien.
Au second plan, au milieu, le saint est enchaîné par des bourreaux à un arbre sur le tronc duquel est fiché un cartel portant ces mots : Sebastianus Christiarius; à gauche, un archer; à droite, un cavalier, en manteau rouge, contient la foule des assistants; au premier plan, des femmes et des enfants.
Autrefois au Vatican. — Transporté au xvine siècle par un habile ouvrier nommé Zabaglia. — « C'est là un remarquable témoignage de cette douce nature du Dominiquin qui recule devant tout ce qui est cruel ou violent. Le peintre n'a représenté que les apprêts du supplice. Le cortège vient d'arriver à destination, et les deux foules, païenne et chrétienne, qui ont suivi, l'une par curiosité, l'autre par affection, se pressent autour du martyr. Ce premier moment de pêle-mêle qui suit l'arrivée de tels cortèges a été dramatiquement saisi et reproduit par le peintre : chrétiens en larmes, oisifs curieux, soldats, bourreaux, dominés par un officier à cheval qui va tout, à l'heure les faire rentrer dans leurs rangs respectifs, se sont un instant confondus dans un pittoresque désordre. C'est \me belle œuvre, mais qui parle moins au cœur que la fresque de Saint André (voir page 272) qui pourtant est inférieure pour la composition et le coloris » (Montégut, Revue des Deux Mondes, is7o, t. iv. p. uu\. — « Cette vaste peinture est d'une extrême beauté, mais vise à l'effet. L'intention visible est de rassembler une quantité
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d'attitudes. Les chairs sont vivantes; il y a des portions de corps qui rappellent les Vénitiens : en outre plusieurs femmes de la physionomie la plus expressive : partout une sorte de joie et d'éclat répandu dans l'agitation, l'entassement des corps renversés, des draperies qui ondoient, des belles chairs lumineuses. L'effet total est celui d'un grand et riche air de bravoure soigné et réussi. Cette peinture si mondaine est l'accom pagnement de la restauration jésuitique » (Taine. 577).
A gauche :
Pomarancio (Gristoforo Roncalli). — Romain. Volterra, 1552, |1626.
Mort d'Ananias et de Saphir a.
Maratta (Carlo).
* Baptême du Christ.
SAN SILVESTRO AL QUÏRItfALE.