‹ Rome & ses monumentsChapitre 125 sur 384 · CELLULE DE SAINT FÉLIX DE CANTALICE. S · texte numérisé non relu

CELLULE DE SAINT FÉLIX DE CANTALICE. S

snpériears conoaissaient sa piété et sa sagesse, ils lui permirent de distribuer aux pauvres uue partie de sa quête. On le vit alors visiter les pauvres malades et leur rendre les services doot le nom seul révolte notre délicatesse. Il avait surtout une onction admirable pour préparer les moribonds à paraître devant Dieu. Telle fut la vie qu*il mena pendant les quarante ans qu'il exerça à Rome Toffice de quêteur. Il rendit son âme à Dieu le 48 mai 4687, à rage de 74 ans. Urbain VIII le béatifia en 46^5 ; il fut canonisé par ClémentXIen4742.

On montre dans la sacristie un Ecce homo et un saint Jérôme du Muziano, ainsi qu'un portrait du frère Elie, du XIV* siècle. On a conservé dans le couvent les cellules de S. Félix de Cantalice et du B. Crispin de Viterbe. Celle qu'habita autrefois ce dernier bienheureux et où il mourut a été convertie en chapelle ; on y montre une lettre écrite de sa main , une partie de sa tunique de laine , un morceau de son drap et une planche de son cercueil.

CELLULE DE SAINT FÉLIX DE CANTALICE, CAPUCIN, au couvent des Capucins, piaxxa Barberini.

U Caisse vitrée renfermant le volet de la fenêtre de la ecllale. ^

Derrière un

treillis la porte de la eellaie.

r>.ii.i^ Salle poar les eierelces spiritaels

^*""'*' de la eonfrérie des laïques.

Petite ouverture pour donner du jour k la cellule.

Entrée.

Cette cellule est faite de roseaux fixés à de minces troncs d*arbre. Elle est couverte de branches d'arbre reposant sur de légères traverses en bois et enduits, comme les parties latérales, de chaux et d^argile. On l'a couverte à Tintérieur et à l'extérieur de treillis en fer pour la maintenir dans son état; le toit est maintenu par une plaque en fer blanc et un treillis en fer. Cette cellule n'a que 3 mètres et 20 centimètres de hauteur et autant de largeur, de profondeur; elle n'a pour fenêtre qu'une petite ouverture fermée par un volet. Saint Félix vécut quarante ans dans cette cellule au couvent des Capucins situé, à cette époque , à l'endroit où se trouve actuellement 'église de Sainte- Croix-et-Bonaventure^des-Lucquois.

âl8 COUVENT DES CAPLXINS. — ÉGLISE DE S. CHARLES AI CATINARI.

En sortant du chœur, on descend par un étroit escalier au cimetière des Pères Capucins. Ce cimetière est formé de vastes caveaux bien éclairés, dont le plain-pied est accidenté par des fosses surmontées d'une petite croix, tandis que la voûte et les parois sont ornées d'ossements humains qui forment des dessins, des rosaces, des guirlandes et même des lustres suspendus. Le pourtour des caveaux est garni de tibia rangés avec symétrie et formant, de distance en distance, des niches spacieuses ou des loculi semblables à ceux des catacombes. Là, dans l'attitude de la prière ou du sommeil, apparaissent des morts anciens et nouveaux, revêtus de leur robe grossière et le crucifix à la main. Dans une des dernières chapelles on aperçoit les squelettes de deux jeunes princes Barberini qui soutiennent une couronne. On prétend que cette mosaïque des morts est l'ouvi^age^'un homme qui, pour échapper à la justice, s'était réfugié dans l'enceinte du monastère ; on fait remonter son séjour à la fin du XVII* siècle.

S. CHARLES AI CATINARI (S. Carlo ai Catinari), desservie par les clercs réguliers de Saint-Paul, dits BamaMtes.

Cette église , une des plus belles de Rome par la noblesse de ses proportions, a été bâtie en 1612 par le cardinal Leni sur les dessins de Rosatî. L'intérieur est à croix grecque et d'ordre corinthien. Côté droit, 1** chap. L'Annonciation , tableau par Lanfranc. 2* chap. Saint Biaise, tableau par Brandi. 3« chap. dédiée à Sainte-Cécile, tableau par Gherardi. 4* chap. consacrée à la Madone. On l'y honore sous le vocable de la Divine Providence et de Secours des Chrétiens. On conserve dans ce sanctuaire un grand nombre de reliques précieuses. Maître-Autel. La voûte est peinte par Lanfranc ; le tableau de l'autel est de P. de Cortone et représente saint Charles Borromée portant le Viatique aux pestiférés de Milan. Côté gauche. l'« chap. les martyrs persans, tableau par Romanelli. i"" chap. Mort de saiate Anne, chef-d'œuvre de A. Sacchi. 3^ chap. Le B. Alexandre Sauli.

EGLISE DE S. CARI.O A' C'ATLXARl dcssexnrie par les t'èrt-s Bai-nabiles.

Ounir.

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tahl, dJr l'ûittrf par P.dcCortmtr; S. (hmrlet portant le vuitUfue^

ChapéHf de la, Miidorie de la fivoidenjce ; Reliquaire^

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Coupole Gherardi,

fiW dcrpft/xynrrndejt de Rome .nnièr dct ed^jres pendendft du DotnO'iifVih.

La JuKticc; Ci'ujxnwécparvn enfimt; tOe a en maùi tm sciptre qui indique mU appartient «ti'fmuirri/dadmi/Ujùyr; ^

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