ÉGLISE DE SAINT-FRANÇOIS A RIPA
supporta Textl de sod mari et la perte de ses biens, non -seulement avec grande constance, mais avec actions de grâces, à Timitation du bienheureux Job. Après la mort de son mari, elle se rendit à la maison des Oblates, pieds nus, une corde au cou ; puis se prosternant à terre, elle demanda, en pleurant, la grâce d*y être reçue. Elle montra par ses paroles et par ses exemples la basse opinion qu'elle avait elle-même. On la vit , en effet , revenir des vignes qui entourent Rome, portant sur la tête un fardeau de bois, ou conduisant un âne et distribuant ce bois aux pauvres, à qui elle faisait d'abondantes aumônes. Elle visitait les malades dans les hôpitaux et leur donnait des soulagements non -seulement corporels, mais aussi spirituels. Enfin elle passa au Seigneur, dans la cinquante-sixième année de son âge, pleine de mérites et illustrée par des prodiges (I). Elle fonda la maison Tordi Specchi pour les personnes qui voulaient mener une vie religieuse, sans se lier par aucun vœu ; on les appela Oblates et elles s'occupaient d'oeuvres de charité. La sainte fondatrice fut en si grande vénération que tout le peuple l'invoqua après sa mort, sans attendre que l'Église l'eût canonisée.
SAINT-FRANÇOIS-A-RIPA (S. Francesco a Ripa), à V extrémité du Traristevère.
A la fin du XIIP siècle, il y avait en cet endroit une église et un hôpital dédié à saint Biaise et qui appartenait aux Bénédictins. Saint François d'Assise venait y servir les malades et les préparer à la mort. Ces malheureux témoins de la charité qui animait le saint demandèrent aux Bénédictins qu'on voulût bien construire à côté de la salle des infirmes une chambre à l'usage de François, afin qu'il pût être nuit et jour à leur disposition. Cette demande leur fut accordée ; mais le pauvre d'Assise ne voulut qu'une moitié de Son nouveau réduit et donna l'autre à son compagnon. Cette cellule a été conservée; le cardinal de Montalto, neveu de Sixte Quint la convertit en chapelle. On y montre la pierre qui servait d'oreiller à saint François d'Assise. Le retable de l'autel forme un vaste reliquaire dont l'ingénieux mécanisme inventé par un religieux de l'Ordre, découvre et referme à la fois tous les compartiments, suivant qu'il s'agit d'exposer ou de retirer les reliques. Sur l'autel on remarque un portrait du saint fait de son vivant par le bienheureux Jacques de Settesoli.
(4) Bréviaire romain, 9 mars.