LES CHAMBRES DE SAINT IGNACE AU GESU
bienheureux Alphonse Rodriguez, Jean de Britto (13), un portrait de saint François de Sales (14), l'image devant laquelle il fit si souvent son oraison, des autographes de saint François de Hieronymo (15) et de saint Ignace (16). Avant de quitter cette chambre, nous remarquerons encore un autre autographe de saint François de Borgia (17) et l'acte original par lequel les premiers Pères de la Compagnie s'obligent à l'obéissance et au service de l'Eglise ; il est signé de la main de saint Ignace, de saint François Xavier, de Lainez, de Salmeron, de Bobadilla, de Lefèvre et de Rodriguez. Près de la porte d'entrée est l'emplacement du lit sur lequel saint Ignace rendit le dernier soupir.
Nous voici dans la troisième chambre, réservée autrefois au frère Jean Paul, socius de saint Ignace. Elle a été convertie en sacristie. On y conserve (20) un autographe du B. Thomas de Cori, (21) une image de la Madone ayant appartenu à sainte Véronique Juliani et des vêtements du B. Labre, ainsi qu'un portrait de saint Ignace (22). La quatrième salle, qui fait suite à la sacristie, renferme (23) une armoire remplie d'objets précieux : les habits du vénérable Bellarmin, ses lettres, sa barette, sa mitre, son cilice, son chapelet et sa toge de docteur; au-dessus de l'armoire, le parasol porté par saint François Xavier, quand il fut admis à l'audience de Facarondono, empereur du Japon. Ce parasol, fait de l'écorce d'un arbre, se distingue par de riches dessins en or, et réunît à la distinction d'un petit parapluie la légèreté d'une plume. Mentionnons encore le masque du V. Pignatelli et d'autres objets qui ont appartenu à saint François Borgia.
Ne quittons pas le Gesù sans visiter la chambre où saint Ignace écrivit ses immortelles Constitutions (25). Sa statue est revêtue des habits sacerdotaux dont il se servait, et ses pieds sont couverts de la chaussure même qu'il portait. Là se trouve aussi la loggia, petit balcon, où il venait respirer l'air et méditer quelquefois la nuit en s'écrîant alors : « Quam sordet tellus quum cœlum aspido ! Que la terre me paraît vile quand je regarde le ciel ! »