SAINT CAMILLE DB LBLLIS
tableau par Baciccio ; la 2'' à saint Laurent Justinien, tableau peint en une seule nuit par Giordano, surnommé le fa presto ; la S"" à FÂssomption , tableau de Pesce. Cette chapelle est la propriété d'une congrégation de nobles dames romaines qui vont visiter les malades dans l'hôpital de Saint-Jacques, les soigner comme le ferait la mère la plus tendre, les laver, les peigner, en un mot leur prodiguer toutes les marques de la charité chrétienne la plus affectueuse. Au-dessus de l'architrave qui surmonte la grande porte d'entrée on admire des orgues magnifiques. La voûte et la corniche de la grande nef sont peintes par Cerutti et la coupole par Parrocel.
Cette église appartient à la célèbre congrégation des Ministres des malades fondée par saint Camille.de Lelis. Ces religieux assistent les malades dans plusieurs hôpitaux de Rome, particulièrement dans le grand hôpital du Saint-Esprit où ils ont été placés par Sa Sainteté Pie IV. Ils déployèrent, il n'y a pas longtemps, toute la charité qui animait leur fondateur quand le choléra ravagea la ville de Rome en 1837. Pour perpétuer le souvenir de leur dévouement, le Sénat de Rome leur offre chaque année un calice en argent, le jour de saint Camille et de sainte Marie Madeleine. La chambre où saint Camille expira a été changée en un pieux sanctuaire que les voyageurs ne manquent pas d'aller visiter. Pour jouir de cette faveur, on n'a qu'à se présenter à la sacristie où l'on accorde facilement l'autorisation.
Sairt Camille naquit en 4550 à Baccbianico, petite ville des Abruzzes. Après une jeunesse orageuse, il se convertit à Dieu. Il renonça à la vie militaire et entra successivement au noviciat des Capucins et des Cordeliers qui ne voulurent point le recevoir à cause d*un ulcère qu'il avait à la jambe et que les médecins jugeaient incurable. 11 se rendit alors à Rome et y servit pendant quatre ans les malades de Tbospice Saint-Jacques. Nuit et jour il veillait auprès des pauvres et s'attachait surtout aux moribonds; il avait un talent particulier pour les préparer à une bonne mort. H institua la congrégation des Serviteurs des malades. Ces religieux, outre les trois vœux ordioaires, émettaient encore celui de servir les infirmes, môme ceux qui seraient attaqués de la peste. Il fonda des maisons de son ordre dans plusieurs villes d'Italie, et il envoya aussi quelques-uns de ses frères en Hongrie et dans d'autres lieux qui étaient affligés de la peste. Noie ayant été attaquée de ce fléau en 4660, le saint s'y dévoua avec ses com-