‹ Rome & ses monumentsChapitre 18 sur 384 · TEMPLE D*ANTONIN ET FAUSTINE · texte numérisé non relu

TEMPLE D*ANTONIN ET FAUSTINE

de ce travail qui fut achevé sous Clément XII. Dans des fouilles exécutées antérieurement, on a trouvé un angle de la corniche de ce portique, orné de tètes de lion qui servaient à l'écoulement des eaux. On le voit aujourd'hui dans le portique qui conduit du Gapitole au Monte Caprino.

2. Temple d'Antonin et de Faustine (5. Larenzo in Miranda au Forum), érigé l'an 165 par Antonin-le-Pieux à sa femme Annia Galeria Faustina, qui ne méritait rien moins que l'épithëte de diva, c'est-à-dire divine ou admise parmi les Dieux. Après la mort de cet empereur, le Sénat voulut associer Antonin à Faustine, en ajoutant les mots divo antonino et à ceux qui s'y trouvaient déjà anciennement : divae faustinae ex s. c. Ce temple était précédé d'un portique décoré de colonnes en marbre cipolin. L'architrave qui règne à l'extérieur est une des plus belles de Rome ; on y voit des griffons et des candélabres en bas-relief d'un beau dessin. Sous l'administration française, on dégagea les colonnes du portique. Ces colonnes reposent sur l'ancien sol à une profondeur de 7 ou 8 mètres. En 1430, la cella du temple fut transformée en église dédiée à saint Laurent et concédée par Martin V au collège des Pharmaciens. Ceux-ci la décorèrent, en 1602, d'une nouvelle façade et y ajoutèrent un hôpital pour les pauvres malades appartenant à la corporation. On y voit au maître^utel le martyre de Saint Laurent par Pierre de Cortone. Cette église est presque toujours fermée.

3. Temple de Bagghus appartenant en partie aux temps de la République et en partie à ceux de l'Empire (S. Urbanoalla Caffarellay hors de de la porte de Saint-Sébastien, à 25 min. de la ville), décoré autrefois d'un portique à 4 colonnes de marbre pentélique cannelées et d'ordre corinthien. La voûte à l'intérieur est divisée en compartiments octogones ; la frise a des ornements en stuc représentant des armures et des instruments de guerre. Pascal I dédia ce temple à saint Urbain; le pape Urbain VIII le restaura en 1634. Les peintures qui régnent tout autour à l'intérieur sont du XIII« siècle et représentent N. S. Jésus-Christ, saint Urbain, sainte Cécile et différents traits de la vie de cette illustre vierge-martyre.

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