ÉGLISE DE SAINTE-MARIE-DE-LA-MINERVE. 30S
représentent des saints de l'Ordre de Saint-Dominique. (18) Le Christ de Michel Ange, statue en marbre, remarquable peut-être comme étude anatomique, mais où. nous cherchons vainement une trace de sentiment religieux. Dans le vestibule qui longe le chœur, se trouve (19) la tombe d'un des plus grands artistes chrétiens Fra Angelico, dont répitaphe attribuée à Nicolas V exprime si bien le mérite devant Dieu et devant les hommes :
* NON Mmi SIT LAVDI QVOD ERAM VELVT ALTER APELLES SED QYOD LVCRA TVIS OMNIA, CHRISTE, DABAM. ALTERA NAM TERRIS OPERA EXTANT, ALTERA COELO ! VRBS ME JOANNEM FLOS TVLIT ETRVRIiG.
Et au-dessus : hic jacet venerabilis pictor. fr. jo. de flo. CROIS pr^dicato. 1455. « Qu'on ne me loue point d'avoir été comme un second Apelles, mais d'avoir distribué aux tiens, ô Christ, tout ce que je gagnais. Autres, en effet, sont les œuvres du ciel, autres celles de la terre. Moi, Jean, je naquis dans la ville qui est la fleur de l'Etrurie. »
(20) Autel de Sainte-Madeleine, tabl.; par Parone. (21) Sacristie : On y remarque sur l'autel, un crucifiement de Sacchi. Speranza peignit au-dessus de la porte le conclave, qu'on y tint, en 1431, pour l'élection d'Eugène IV. Nicolas V y fut aussi élu en 1447. Derrière cet autel se trouve une chapelle ornée d'anciennes peintures du Pérugin et formée des parois de la chambre où mourut sainte Catherine de Sienne. On obtient très-facilement la permission d'y dire la messe.
C'est le cardinal A. Barberini qui tit enlever ces parois en 1637, mais le plafond est resté intact au lieu primitif ef les murailles y ont été réparées. Par conséquent la véritable chambre de la sainte se trouve encore là où elle a vécu, là où elle est morte, savoir. Via di S. Chiara n*» 14; cette rue aboutit à la place de la Minerve.
Dés l*âge le plus tendre, sainte Catherine cherchait à vaincre le sommeil afin de consacrer toutes les heures de sa vie à la méditation et à la prière. L'unique occupation manuelle à laquelle elle put s*aasujétir Tut le soin des malades, surtout de ceux dont les maladies contagieuses effrayaient le zèle et refroidissaient la charité. En 4375, elle réconcilia la ville de Bologne avec