ÉGLISE DE SAINTE-MARIE-IN-VALLICELLA
TAncien et du Nouveau Testament : la création des anges, la chute de Lucifer, la résurrection des morts, la création d'Adam et d'Eve, la communion des Apôtres, la jnanne du désert, Rebecca, sainte Marie Madeleine, Jésus-Christ donnant les clefs à saint Pierre, Dieu donnant la loi à Moïse, Judith tenant la tête d'Holoferne, la sainte Vierge écrasant la tète du serpent infernal, Notre-Seigneur chassant les Pharisiens du temple, les Hébreux et TArche d'Alliance. Dans la voûte de la grande nef Pierre de Cortone a peint le fait merveilleux qui se rattache à la construction de l'église. L'image de la Sainte- Vierge qui surmonte le maître-autel, était peinte autrefois sur une muraille de la rue délia Stuffa, occupée aujourd'hui par la nouvelle église. En 4638, un joueur furieux de la perte qu'il venait de faire, lança, en blasphémant, une pierre contre l'image d'où l'on vit s'échapper des gouttes de sang. Cette profanation excita la dévotion des fidèles et détermina le transfert de l'image dans l'église.
(1) Chapelle du Crucifix, belle peinture de Scipione Gaetàno. (2) Chapelle de la déposition de la Croix, copie du chef-d'œuvre de Michel Ange de Caravage. (3) Chapelle de l'Ascension, tabl. par le Mutien. (4) Chapelle de la descente du Saint-Esprit, tabl. par Vincent. (5) Chapelle de l'Assomption, tabl. par Lomi. Transept. (6) Chapelle du Couronnement de la sainte Vierge, tabl. par le Chev. d'Arpin. (7) Chapelle Spada, sur les dessins de C. Rainaldi et richement décorée par C. Fontana, tabl. par C. Maraita : la sainte Vierge, saint Ignace et saint Charles Borromée.
(8) Le maître-autel est décoré de quatre belles colonnes de Portasanta, les trois magnifiques toiles sont de Rubens : celle du milieu représente la sainte Vierge entourée d'une gloire; celle qui est à droite, les martyrs saint Domitille, saint Nerée et saint Achillée ; la troisième, à gauche, saint Grégoire, saint Maur et saint Papias. Le tabernacle surmonté d'un crucifix miraculeux est couvert de pierres précieuses ; de chaque côté se trouve un ange adorateur en bronze. (9) Chapelle de Saint-Philippe-de-Néri, d'une
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richesse rare ; sous Tautel repose le corps du saint auquel elle est dédiée ; sur l'autel, portrait de saint Philippe, mosaïque d'un tableau du Guide dont l'original orne la chambre du saint à l'intérieur du couvent. Cette chapelle est l'objet d'une dévotion toute particulière de la part des habitants de Rome qui ont une confiance sans bornes dans celui qui fut l'apôtre de la Ville éternelle. Les traits principaux de la vie de ce saint, peints dans cette chapelle, sont de C. Roncalli, dit Pomerancio. (10) Autel de la Présentation, tabl. de Barocci. (11) Chapelle de l'Annonciation, tabl. par Passignani. (13) Chapelle de la Visitation, ce tableau par Barocci inspirait une grande dévotion à saint Philippe qui venait passer de longues heures en oraison, dans cette chapelle. (13) Chapelle de l'adoration des Bergers, tabl. par Roncalli. (14) Chapelle de l'Adoration des Mages, tabl. par Nebbia. (15) Chapelle de la Purification, tabl. par le chev. d'Arpin. Dans cette chapelle on remarque, à droite, la tombe du cardinal Baronius, le grand historien de l'Eglise , et à gauche, celle du cardinal Maury. La Sacristie. Le voyageur ne peut manquer de visiter la sacristie de cette magnifique église. La voûte a été peinte par P. de Cortone et représente l'archange saint Michel qui porte les symboles de la Passion; la statue de saint Philippe qui surmonte l'autel est de l'Algarde. Six grandes armoires placées le long de la sacristie, à gauche, renferment un nombre considérable d'objets qui ont appartenu à saint Philippe de Néri. On les a déposés dans trois châsses. La première contient : une tasse, deux chemises, des pantoufles, deux étoles, son linceuil, un gilet, deux caleçons et une paire de bas. On conserve dans la seconde châsse : un crucifix, un reliquaire donné par saint Charles, une montre, des lunettes, un morceau de pain provenant de son dernier repas, une cuillière en bois, une serviette, un bonnet, deux paires de chaussons, un mouchoir, une ceinture en soie dont il se servait quand il recevait audience du Souverain Pontife. Enfin on voit dans la troisième châsse : un masque qui a été moulé sur la figure du saint après sa mort, deux coussins,
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une aube, une chasuble, un oreiller, une éponge, du coton et du linge imbibé de son sang. On conserve encore dans la sacristie dix lettres autographes du saint, ses lunettes, son chapelet et son calice. Enfin on y garde de ses cheveux, de son sang et des nerfs de sa main ; ces dernières reliques ne sont exposées que le jour de la fête du saint.
Chambre de saint Philippe de Néri. Les Pères de l'Oratoire ont religieusement conservé les chambres habitées autrefois par leur saint fondateur. Il y en a deux , dont une au rez-dechaussée composée de deux places. Dans la première de ces places on montre la châsse qui renferma d'abord le corps du saint ; dans la seconde, un siège de bois dont il se servait, et un portrait attribué au Guerchin. Les chambres du premier étage sont beaucoup plus intéressantes. On rencontre d'abord à gauche une armoire en bois qui a appartenu au saint; plus loin, presque vis-à-vis de la porte d'entrée, une armoire vitrée dans laquelle on peut voir deux matelas, une couverture de laine, des souliers, une chaufferette, un coussin en cuir qui recouvrait son banc de noyer, un bénitier de bronze, la corde de l'escalier qui conduisait à sa chambre. L'autel de cette chapelle est orné d'un beau tableau du Guide représentant le saint; à côté se trouve son confessionnal, en mauvais bois de sapin vermoulu ; cette chambre possède encore le banc (puin pito)y sur lequel il s'asseyait pour instruire les enfants. La place attenante lui a servi de chapelle domestique dans les dernières années de sa vie. On y voit encore la clochette dont on se servait à sa messe, son masque en cire, le crucifix qu'il tenait en main à sa dernière agonie, le petit tableau qu'il portait constamment avec lui quand il allait rendre visite aux malades, et enfin, la table d'autel sur laquelle il a célébré la sainte messe.
Saiivt Philippb db Nim. Ce saint, Dé à Floreoce eo 4545, était le fils d*uD riche avocat de cette ville. Dès son enfance, ses condisciples l'appelaient le bon Philippe. Quand il eut terminé ses humanités, on renvoya chez un de ses oncles qui voulait le faire héritier de tous ses biens. Mais le jeune homme renonça à cette occasion de faire fortune, et se rendit à Rome, en 4533, pour 7 étudier la philosophie et la théologie. Là il ne connaissait d'autre
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récréation que celle de servir Dieu dans les églises et dans les hôpitaux ; il ne se passait point de jour qu il n'allât visiter plusieurs ou môme toutes les sept basiliques de Rome. Souvent il priait la nuit devant la porte d*uoe église et surtout devant les reliques des martyrs dans les catacombes de Saint-Calixte. D'autres fois accablé par le sommeil, il se contentait de prendre un peu de repos dans le porche, sur la terre nue. Bientôt Philippe devint un des hommes les plus savants de Rome ; mais le désir ardent qu*il avait de s'unir à Jésus -Christ, le fit renoncer à Tétude des lettres, il vendit ses livres et en donna le prix aux pauvres. Il commença par élablir une confrérie dans Téglise de Saint-Sauveur del Campo, destinée à recevoir, servir et instruire les malades, les pèlerins et les convalescents. Il la transféra, en 4550, à Téglise de la Trioité-des -Pèlerins, et érigea, près de ce sanctuaire, un nouvel hôpital, qui est aujourd'hui Tun des plus florissants de Rome. Peu de temps après, il fut chargé par ses supérieurs du soin d'entendre les confessions des fidèles. Personne n'était plus propre que lui a remplir cette partie importante du ministère sacré. Il passait souvent des journées entières au confessionnal ; mais ce fut surtout quand il se mit à recevoir dans sa chambre ceux qui venaient le consulter, qu'il gagna des âmes à Jésus-Christ. Ce fut dans les conférences de saint Philippe de Néri que la congrégation des Oratorieos de Rome prit naissance. Ces religieux, en même temps qu'ils travaillent à établir en eux le règne de Jésus-Christ, doivent s'employer de toutes leurs forces à prêcher, à instruire la jeunesse et à enseigner au peuple les principes de la doctrine chrétienne. Philippe de Néri fut le premier général de cette congrégation. Pendant plus d'un demi siècle il fut le grand confesseur de Rome, l'ami des jeunes gens, le père des pauvres, le protecteur des ouvriers et le modèle des prêtres. A tant de titres il mérita la confiance filiale des Romains, et parmi eux nul autre nom n'est plus populaire. Il mourut le ^6 mai 4595 à l'âge de plus de 80 ans.
CHAMBRES DE SAINT PHILIPPE DE NÉRI
CHAMBRES DE SAINT PHILIPPE DE NÉRI