‹ Rome & ses monumentsChapitre 241 sur 384 · ÉGLISE DE SAINT*GÉSARÊE-IN-PALATIO · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE SAINT*GÉSARÊE-IN-PALATIO

elle porte le nom de' Funari, des cordiers {funari) qui s'étaient installés dans les ruines de ce cirque; au XII' siècle, on rappelait Domina Rosa, Le cardinal Frédéric Gesi la fit re- * bâtir, en 1564, sur les dessins de Jacques della Porta. Sur le l' autel à droite, sainte Marguerite, belle copie d'un tableau d'Annibal Garrache, par Massari ; au-dessus le même Annibal peignit le couronnement de la sainte Vierge. La 2* chapelle par Vignole; le Christ mort et les autres peintures de cette chapelle par le Mutien, et les pilastres par Fréd. Zucchero. Sur le 3* autel, 1* Assomption de la Vierge, par Gaetano. Le martyre de sainte Catherine, tableau du mattre-autel,par Livio Agresti da Forli ; les fresques du chœur sont de Fréd. Zucchero et Raphaël de Reggio. Les peintures de la chapelle de Saint-Jean-Baptiste sont probablement de Marcel Venusti, et l'Annonciation de la dernière ^chapelle est de Jérôme Nanni.

Saint-Cêsarée-in-Palatio (S. Cesareo in Palatio) ; un peu plus loin que Saints-Nerée-ret-Achillée. Cette église, surnommée in Palmtio, du voisinage des thermes de Garacalla, (le nom du palais étant donné, au moyen âge, par le peuple romain à tout grand édifice) a été rebâtie par saint Grégoire le Grand, et mise dans son état actuel par Clément VIII. Sergius I y fut élu pape. On admire les belles colonnes de kroccatello qui décorent la confession, un antique candélabre destiné à porter le cierge pascal, et deux ambons d'un travail exquis. Les mosaïques de l'abside, exécutées sur les cartons du chev. d'Arpin, méritent d'être vues. Saint Césarée, ou Gésaire était diacre et il souffrit le martyr^ à Terracine.

Dans l'église de Sainte-Croix-et-Saint-Bonaventure-des- LucQuois (SS. Croce e Bonaventura de'Lucchesi); via de'Lucchesi. On voit, au-dessus du mattre-aûtel, une fresque représentant l'image du Sauveur crucifié; c'est une copie du fameux Volto santo di Lucca, peint sur bois et, depuis onze siècles, en grande vénération dans la cathédrale de Lucques.

A Saînt-Denis-alle-Quattro-Fontane (S. Dionigi aile Quat^ tro Fontane) via délie Quattro Fontane^ on vénère une image miraculeuse de la sainte Vierge, qui a appartenu à saint Grégoire le Grand.

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Dans le couvent attenant à l'église de Sainte -Dorothée

(5. Dorotea) dans le Trastevere, près de Sainte-Marie-oteito-

'Scala, ont demeuré saint Gaétan et saint Joseph Casalanz,

qui y rédigèrent, l'un et l'autre, les règles des instituts que

Dieu les appelait à fonder pour le bien des âmes.

Saint-Esprit-in-Sassia (S. Spirito in Sassia), Nous joindrons la description de cette église k celle de l'hôpital du Saint- Esprit.

Saint-Eosèbe (S. Eusebio); via di S. Eusebio, derrière Sainte- Marie-Majeure. Sur l'emplacement des ruines des thermes de Gordien, se trouvait, au temps de Constance, la maison du patricien Eusèbe, prêtre et ennemi déclaré de l'arianisme. Condamné à mort, il fut enfermé dans une chambre de sa propre maison, où il mourut, faute de nourriture, après sept mois de réclusion. Deux saints prêtres, Orosius et Grégoire, enlevèrent le corps et le transportèrent ou cimetière de Saint- Calliste. Constance ayant appris cette translation condamna Grégoire à être muré tout vivant dans la «même prison. Orosius ne s'en effraya pas ; il eut même le courage d'aller y enlever Grégoire. L'ayant trouvé au moment où il rendait le dernier soupir, il l'ensevelit près d'Eusèbe. La maison de ce dernier fut convertie en église, dont il est déjà fait mention dans le concile tenu par le pape Symmaque. Sous le maîtreautel reposent les corps de saint Eusèbe, de saint Orosius et de saint Paulin. La voûte de l'église a été peinte par Mengs ; elle représente le triomphe de saint Eusèbe. Dans le couvent, occupé par les Jésuites, on voit encore une chambre de la maison de saint Eusèbe, convertie en chapelle, et dans laquelle se trouvent la statue du saint et la pierre de son tombeau. /

Saint-Eustache (S. BiwtocAto), derrière le Panthéon. On croit que cette église est bâtie sur le lieu où saint Eustache, général d'armée sous Trajan et martyr sous Adrien, fut renfermé avec Théopîsta, sa femme, Agapit et Théopiste, ses fils, dans un taureau d'airain rougi au feu.

A Saint-François-de-Paule (S. Francesco di Paola)^ près de Saint-Pierre-in- VïncoK, couvent des Minimes, se trouve la

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cellule du B. Nicolas de Longobardi, où il passa plusieurs années dans la pénitence et la contemplation, et mourut en 1709. On y conserve son crucifix, un morceau de bois qui lui servait d'oreiller, son cilice et sa discipline.

La montée qui conduit à cette église est Fancien Vicus sceleratus, ainsi nommée en exécration du crime de Tullia, qui y fit passer son char sur le corps de son père Servius Tuliius, sixième roi de Rome.

Saint-Jacques-de-Scossa-Cavalli (S. Giacomo di Scossa Cavalli) place Scossa-Cavalli. Une pieuse tradition attribue à Timpératrice sainte Hélène le transport des deux pierres conser>'ées dans cette église. Sur l'une d'elles Abraham aurait placé son fils Isaac, au moment où il se préparait à l'immoler au Seigneur. Sur l'autre la sainte Vierge, lors de la Présentation de N.-S. au temple, aurait déposé le véritable Isaac, la victime de la nouvelle alliance, le Fils unique du Très-Haut, immolé pour le salut du monde.

L'impératrice, d'après la même tradition, aurait destiné les deux pierres à la basilique de Saint-Pierre; mais arrivés en ce lieu les chevaux qui traînaient le char s'obstinèrent, diton, à ne pas avancer d'un pas. De là vint la fondation de l'église qui nous occupe, et le surnom de ScossorCavalli^ sous lequel on la désigne.

Jésus-et-Marie (Gesii e Maria) sur le Corso. Cette église, desservie par les Ermites déchaussés de Saint-Augustin, a été bâtie, en 1640, sur les dessins de G. Milanese et terminée par l'architecte Rainaldi. Celui-ci fit la façade et orna l'intérieur de beaux marbres et de stucs dorés, qui en font une des églises les plus riches de Rome. Le tableau du maître-autel et les peintures de la voûte sont d'Hyacinthe Brandi. Dans la sacristie, le tableau de l'autel et les trois fresques de la voûte sont de Lanfranc.

Saintb-Marie-des-Anges-aue-Colonnacce (S. Maria degli Angeli allé Colontiacce), en face des colonnes (colonnacee) du Forum de Nerva. Cette église possède un puits dans lequel furent jetés une grande quantité de corps de martyrs. Comme on y trouva quelques-unes des pierres, attachées ordinaire*-

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ment au cou de ceux qu'on voulait noyer dans le Tibre, on en déduit avec raison, que plusieurs furent précipités vivants dans le puits dont nous parlons. Cette église porta primitivement le nom' de Saint-Marc, puis celui de Sainte-Marie-inmacello-martyrum, à cause du grand nombre de martyrs mis à mort dans le Forum de Nerva, appelé lui-même macellum martyrum^ la boucherie des martyrs.

Dans réglise de Sainte-Marie-in-Monticelu {S. Maria m Mmticelli), près de la Trinité-des-Pèlerins, on voit un fragment d'une mosaïque faite sous Pascal II. On y vénère dans une chapelle latérale un Crucifix miraculeux, devant lequel sainte Birgitte a prié. L'origine de cette église remonte au IV« siècle.

Saintb-Marib-oe-l'Oraison (5. Maria deW Orazione), via Giu- Ua. C'est dans cette église, appelée aussi S. Maria délia Marte, que prirent naissance les prières de quarante heures. Elle fut bâtie sous Clément XII d'après les dessins de Fuga. La Sainte-Famille, sur le 1' autel, est de Hassucci. Sur le 2* autel se trouve une copie du célèbre saint Michel de Guido Reni, que l'on voit dans l'église des Capucins. Le tableau du maître-autel,*le Crucifiement, est une bonne toile de Ciro Ferri. La sainte Julienne, sur le 1' autel de Tautre côté, est de Ghezzi. Les fresques, peintes sur les murs entre les chapelles, et celle qui se voit au dessus de la grande porte, sont de Lanfranc.

Sainte-Marib-de-la-Pitiê-in-Campo-Santo [S. Maria délia Pietà in Campo Santo) derrière la basilique de Saint-Pierre. Suivant la tradition la terre du cimetière, établi en ce lieu du temps de Constantin, y aurait été apportée du Calvaire par sainte Hélène et par une foule de pèlerins. Saint Léon III y fit bâtir, en 795, une église sous le nom de Saint-Sauveurin-ossibtis, ainsi qu'un hospice. Charlemagne dota l'église à l'efTet d'y faire offrir le saint sacrifice pour le repos des ftmes de ceux qui étaient enterrés dans le Campo SatUo, et en l'honneur des nombreux martyrs qui y avaient été égorgés. L'église actuelle fut bâtie sous Paul II et Sixte IV.

Saintb-Maiub*della-Scala (S. Maria délia Seala) dans le

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