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Buste de Publius Helvius Pertinax

De cette salle on entre dans la

Salle à croix grecque, construite par Pie VI, d'après Michel Ange Sermonetti. On ne peut rien imaginer de plus magnifique que la porte de cette salie ; elle a plus de vingt pieds d'élévation, les jambages sont de granit rouge d'Egypte et l'entablement est porté par deux statues colossales, de style égyptien, posées sur des colonnes, le tout du même marbre. Ges statues ont été trouvées dans la villa d'Adrien. Sur la frise de l'entablement on lit en lettres de bronze dorées : Muséum Pium . Sur chacune des deux extrémités de l'entablement est placé un beau vase de granit rouge et dans le milieu il y a un superbe bas-relief représentant un combat de gladiateurs et d'animaux sauvages.

Le pavement de cette chambre est orné d'une mosaïque, trouvée, en 1741, dans la villa de Gicéron, à Tusculum ; elle reproduit une tète de Minerve et des arabesques. La mosaïque représentant une corbeille de fleurs, qui se trouve entre les deux sphinx placés à la sortie de la salle, vient de Falle-. rone, dans la Marche d'Ancône.

Ge qui attire surtout l'attention ce sont les deux énormes sarcophages eu porphyre rouge égyptien et chacun d'une seule pièce, qui se trouvent, l'un à droite, et l'autre à gauche, dans cette magnifiaue salle. Le premier, 566, est celui de sainte Gonstance, nlle de Gonstantin. Il fut trouvé dans la petite église érigée par l'empereur, son père, près de Sainte- Agnès-hors-des-Murs, et il est orné de bas-reliefs, représentant des vendanges. Ges bas-reliefs accusent fortement la décadence de l'art et les masques qui ornent le couvercle de cette tombe prouvent qu'à cette époque la sculpture chrétienne ne s'était pas encore entièrement affranchie des réminiscences païennes. Le second, 589, est celui de sainte

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Hélène, trouvé dans son mausolée à Tor Pignattara (voyez page 402). Sous Adrien IV, il fut transporté au palais de Latran, et les restes de la sainte impératrice Turent déposés dans un autre magnifique sarcophage de porphyre et placés dans l'église d'ilra Cœli, sous l'autel qui lui est dédié. Le sarcophage du Vatican repose sur deux têtes de loups ; des haut-reliefs en ornent les deux grandes faces et représentent des soldats à cheval amenant des prisonniers ; sur les autres faces sont reproduits les portraits de Constantin et de sa mère, et le couvercle est décoré de guirlandes de fleurs enlaçant des enfants et des lions. Toutes ces sculptures sont d'un dessin plus correct et d'une exécution plus parfaite que celles du sarcophage de sainte Constance.

Pie VI a fait transporter ici ces deux monuments et la restauration, ordonnée par lui, a coûté près de 800,000 francs et nécessité le travail de vingt-cinq ouvriers pendant plusieurs années, à cause de la dureté de la pierre et de la difficulté de l'exécution.

Les autres objets remarquables de cette salle sont, 574, une statue de Venus, dite Vénus de Praxitèle, avec une dra-

Çerie en bronze. A gauche, dans le mur est enchâssée uoè ictoire, qui, dans les thermes de Sainte-Hélène , portait la grande inscription, placée également dans le mur, à côté de la Victoire. En face de la grille du Musée égyptien : statue colossale couchée , le fleuve Tigris, avec une tête de tigre au fond de son urne ; la tête et le bras gauche furent, dit-on, ajoutés par Michel Ange. 871. Euterpe. On voit encore dans cette salle deux bas-reliefs, représentant des Muses, et quelques statues placées sur des cippes.

De la salle à croix grecque on entre, à gauche, dans le

Musée ég3rptien. Ce musée, qui occupe dix salles, fut commencé par Pie VII et augmenté par Grégoire XVI de tous les objets égyptiens qui se trouvaient au Vatican, au Musée du Capitole et dans d'autres collections de Rome.

Dans le vestibule, des urnes ou sarcophages en basalte, entourés d'hiéroglyphes, et des couvercles de caisses funéraires avec des hiéroglyphes.

Suit la Salle des monuments de style ég3rptie]i.

Les statues de cette salle sont très intéressantes. La plus

g:ande et la plus remarquable est celle de Twea, mère de amessès III dit 7^ Grand (Sésostris); elle est en granit noir. Aux côtés sont couchés les magniques lions, trouvés en 1443,

MUSÉE ÉGtPTIlSN AU VATICAN. 431

près du Panthéon; d'après l'inscription ils datent du temps du roi Nectanebo, de la dernière dynastie des Pharaons. Ils ornaient jadis la fontaine de YAcqua FcUce ai Termini. On y voit aussi deux statues, en granit, dont l'une représente Ptolemée Philadelphe et l'autre Arsinoë, sa femme, trouvées dans les jardins de Salluste, ainsi qu'une statue assise, dont la partie inférieure seule est conservée, et portant le nom de Nectanebo; ce dernier monument provient de Nepi.

Dans la Salle des ouvrages d'imitation sont réunis tous les objets en marbres coloriés trouvés dans la villa d'Adrien. On y admire la magnifique statue colossale, en marbre blanc, d'Antinûos, sous la forme d'une divinité égyptienne, et le beau colosse de marbre gris-brun, qui représente le Nil en repos.

Dans l'hémicycle sont réunies dix statues colossales en granit noir, les unes assises et les autres debout, représentant des divinités avec des tètes de lionnes. On y trouve encore des momies, dont l'une est celle d'un prêtre d'Ammon-ra (Jupiter) et appartenant à la XVIII* dynastie royale.

Dans les deux salles qui suivent sont conservés des émaux, des pierres, des bronzes et des objets en bois. L'objet le plus remarquable est le fameux scarabée en diaspre très-dur, avec une inscription de onze lignes, portant la date de l'an XI du règne d'Amenonfi III et de Taja, son épouse.

Suit la Salle des papyrus. Ils sont écrits les uns en caractères hiéroglyphiques , les autres en caractères hiératiques et quelques-uns en caractères démotiques. Le cardinal Mai a publié une savante dissertation^ sur ces différents caractères.

Dans la dernière salle on conserve quelques autres objets égyptiens, et une série de pierres gravées en caractères cuflques, ou en vieux arabe.

Revenant dans la salle à croix grecque, on trouve à gauche l'EscALiER PRINCIPAL DU MusÉE. Il est coustruit en marbre de Carrare et divisé en trois parties, dont deux conduisent aux galeries supérieures et la troisième, celle du milieu, à la bibliothèque et au jardin. Cet escalier est décoré de vingt colonnes de granit, provenant la plupart du Forum de Préneste, de balustrades en bronze et d'entablements en marbre. Les jambages de la porte de la bibliothèque, que l'on voit au bas de l'escalier, sont de granit rouge. On ne quitte pas cette partie du Musée sans avoir jeté un coup-d'œil sur la magnifique construction de Joseph Camporesi» faite pour

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