‹ Rome & ses monumentsChapitre 279 sur 384 · SI · texte numérisé non relu

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Les chiffres arabes sont ceux du plan ci-joint, et Içs chiffres romains, ceux que portent les tableaux au Musée.

1. (I.) Saint Jérôme, par Leonardo da Vinci. 2. (IV.) /. ilfisteri, FÂnnonciation , l'Adoration des mages, la Circoncision, par Raphaël ; délicieux petits tableaux qui formaient autrefois la predella du Couronnement de la Vierge que nous trouverons dans la troisième salle. 3. (V.) Pktà, par Mantegna. 4. (XVI.) Saint Jean Baptiste, par le Guerchin. 5. (XII.). Incrédulité de saint Thomas, par le Guerchin. 6. (VII.) La sainte Vierge avec TErifant Jésus et saint Jérôme, par Francia, don de Pie IX. 7. (XI.) Le Christ au tombeau, par Grivelli. 8. (X). La sainte Famille, par Garofolo. 9. (VIII.) Les trois vertus théologales, la Foi, TEspérance et la Charité, par Raphaël, dans des médaillons circulaires, formant anciennement la predella de la Mise au tombeau par le même artiste, que Ton admire dans la galerie Borghëse. 10. (II.) / tre Santi, saint Benoît, saint Placide et sainte Flavie, par le Pérugin. 11. (III.) Miracles de saint Hyacinthe, par Bonozzo Gozzoli. 12. (VI.) Légende de saint Nicolas de Bari, par Frà Angelico. 13. (XV.) Sainte Catherine, par Murillo, don de S. M. Isabelle, reine d'Espagne, à Pie IX. 14. Adoration des bergers, par Murillo, don de Pie IX. 15. (XIV.) L'Enfant prodigue, par Murillo, don de Pie IX.

2^ SALLE (3 tableaux).

La Vierge de Foligno

ou en Donataire,

par H^fhaël.

Sortie.

La Transfigartiion, par Hmfkaël,

Dernière eomnunion de aalnt J4r6aie , par le Dihminiquin.

Entrée.

1. (XVII.) La dernière communion de saint JérAme, chef-d'œuvre du Dominiquin. Ce tableau occupe le premier rang après la Transfiguration de Raphaël. La sim-

4fi2 U VIERGE AU DONATAIRE DU VATICAN.

plicité de Tœuvre est aussi admirable que la conception en est belle; l'unité la plus scrupuleuse s'y rencontre avec Tinspiration la plus émouvante. Tous les détails concourent à préciser l'action , à reporter le souvenir aux derniers moments de ce grand docteur de TËglise. « Le saint ne voit que le Dieu qu'il adore ; il semble voir encore plus des yeux de son âme que des yeux de la chair, où la flamme s*éteint. Les autres personnages, et le prêtre lui-même (saint Ëphrem de Syrie au costume grec) regardent moins Dieu que le saint. Dans le prêtre, ce sentiment est mêlé de condescendance ; le respect au diacre, revêtu de sa dalmatlque et qui présente le calice, est plus humble ; celui des autres est absolu. La femme

fueuse, sainte Paula , qui baise la main de saint Jérôme, est a vénération même (1). » L'arabe avec son turban et le lion, attribut du grand docteur, donnent de la variété à la composition. Au bas du tableau on lit : Don : Zamperics Bonon.

F. A. MDCXIV.

Ce tableau fait pour l'église de Saint-Jérôme-(fe/to-Cart/û, dit Dupays , ne fut payé que soixante écus au Dominiquiu (trois cents francs). Transporté au Louvre en 1797, les experts l'estimèrent plus tard 800,000 francs. Les religieux de la Carità le reléguèrent dans un coin obscur. Ayant commandé à Poussin un tableau, ils lui présentèrent la communion de saint Jérôme comme une vieille toile pour peindre dessus. Mais Poussin, non seulement fit rétablir ce tableau sur le mattre-auteU mais il le proclama avec la Transfiguration de Raphaël et la Descente de croix de Daniel de Volterra, un des trois chefs-d'œuvre de la peinture.

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