MARINO. — ALBANO. — CASTEL GANDOLFO
ancien cratère. Les habitants rappelaient Spéculum Dianœ (miroir de Diane), à cause de la pureté de ses eaux, dans les-
3ueIIes se mirait un temple consacré à Diane, la protectrice u lac.
Marino — (8,000 habitants), sur un plateau assez élevé, jouit d'un air très-pur. La cathédrale de Saint-Barnabe possède un Saint-Barthélemi du Guerchin; Téglise de la Sainte-Trinité, un tableau de Guido Reni ; celle de la Madonna délie Grazie, un Saint-Roch par le Dominiquin. Une route charmante qui contourne le lac Albano, conduit à Castel Gandoiro.
Lac Albano. — Le lac de 6 milles de tour est un ancien cratère. L'émissaire ou décharge de ce lac est célèbre dans Tantiquité. L*an de Rome 357, pendant la guerre contre les Véïens, les eaux du lac Albano s'accrurent extraordinairement pendant l'été, sans cause apparente. Un vieil aruspice étrusque déclara alors que Veïes ne tomberait au pouvoir des Romains que lorsque les eaux surabondantes du lac auraient trouvé une issue, sans toutefois se jeter dans la mer. Les Romains se mirent alors à creuser l'émissaire, canal souterrain de 6 pieds de haut, taillé dans le tuf et que l'on voit encore aujourd'hui. Ils se formèrent ainsi à l'art des mines, s'emparèrent de Veïes et fertilisèrent les plaines d'AIbano, où le lac vint déverser ses eaux.
Castel Gandolfo — (1,000 habitants), résidence d'été des papes qui y passent trois ou quatre semaines, au plus, chaque année. Le palais a été bâti par le Bernin. L'église est du même artiste et possède deux tableaux assez bous, un Saint-Thomas par P. de Cortone, et une Assomption de G. Maratta.
On peut se rendre en ligne droite de Grotta Ferrata à
RoccA Di Papa — (3,000 habitants) b&tie au sommet d'une montagne où Ton respire l'air le plus pur. De ce village on pénètre dans une magnifique forêt de châtaigniers, on traverse une large plaine qu on appelle le camp dAnnU^al et l'on arrive au
Monte Gavo — le mons Albanus des Romains, dont le sommet était couronné du grand temple de Jupiter Latialis, tenu en grande vénération par les peuples du Latium. Les dernières ruines de ce temple disparurent à la an du siècle dernier, quand le cardinal d'Yorck construisit sur cet emplacement une église et un couvent pour les Passionistes. De ce couvent on a une vue incomparable. A l'est de Frascati, se trouve
586 LA VOIE APPIRNNE.
Monte Porzio, dont le nom rappelle Porcins Caton, et, au nord de ce village, Pantano Secco près lequel, selon quelques antiquaires, on venait autrefois le lac Régille.
6. Hors la porte Saint-Sébastien. C'est ici que se trouve la reine des routes^ la célèbre voie Appienne, commencée par le censeur Appius Glaudius, qui la conduisit jusqu'à Capoue, l'an 312 av. Jésus-Christ. Elle compte donc aujourd'hui au delà de deux mille ans d'existence, et, insolent défi à nos œuvres modernes, son niveau hors de Rome n'a presque pas changé. Elle partait de la porte Capène, traversait toute Flulie et allait aboutir à Brindes, ville maritime de la Calabre. Son étendue totale était de 558 kilomètres. Appius eut de nombreuses difficultés à vaincre pour exécuter son œuvre; dans plusieurs endroits, il lui foUait combler des vallons; dans d'autres, avoir recours à des remblais très-élevés ; les marais Pontins surtout nécessitèrent des travaux considérables. Deux lignes de tombeaux la décoraient et s'étendaient jusqu'à plus de 22 kilomètres de Rome. Pie IX a entrepris la restauration de la voie Appienne en 18S0. Avec le concours actif et intelligent du savant archéologue Luigi Canina et du ministre des travaux publics, le commandeur Jacobini, il a déblayé toute la route jusqu'à l'endroit nommé ad Bovillas, Voici les principaux monuments que Ton rencontre.
Au V mille le tombeau des Sgipions (v. p. 23) I'arc de Drusus (v. p. 48) et la Porta Appia. Au IP mille, après avoir traversé VAlmone, on arrive à la petite église Domine quo radis (v. p. 248). En face de cette église on voit le tombeau cuicl- LAiRE DE Priscilla ct Ic sEPTizoNiuM DE Geta. Lc chemiu qui est à droite, s'appelle strada del divino Amore, et conduit k l'église del divino Amore. Un peu plus haut, à gauche, uu autre chemin nous mène dans la charmante vallée de la Caffarella, où l'on découvre une nymphée que l'on a décorée du nom de la fontaine Egérie. En continuant à nous avancer, nous verrons à notre gauche le tenple de Bacchus (v. p. 26 celui de Romulus, le cirque Romulus (v. p. 75), et, à notre droite la basilique de Saint-Sébastien (v. p. 376). Nous voia au IIP mille ; à nos yeux se présentent (à gauche) le tombeai DE Géciua Métella, (v. p. 24) et celui de Pervjlius Qcaktls. C'est ici qu'on commença, en 1850, les fouilles ordonnées par Pie IX. Entre le IIP et le IV"" mille, à droite, le monument qu'on appelle le tombeau de Sënéque, a sa face principalr décorée d'un nas-relief ; on y voit la mort d'Athys, fils àe Crésus, roi de Lydie. C'est dans ces environs que s*élevait la