XIII. — COLOMBAIRES
On appelait dans raotiquité sepulerum commune, sépulture commune, œlle qui recevait les restes d'un très -grand nombre d'individus appartenant à une même famille ou à plusieurs familles différentes. Cétait une chambre avec des rangées de niches [columbaria] à fond semi-cireulaire et arrondies en Toûte par le haut, comme des nids de pigeons dans un colombier, quelquefois au nombre de plusieurs centaines, et s'ouvrent exactement à égale distance Tune de Tautre. Dans chacune de ces niches on pouvait déposer une couple d'urnes cinéraires {ollœ) et le propriétaire de la sépulture, exploitant son terrain , donnait, vendait ou laissait par testament le droit d'en disposer. Ces urnes {ollœ ossuariœ ou cinerariœ) étaient des pots ou jarres de terre cuite, dans lesquelles on enfermait les os et les cendres des morts. On les employait surtout pour les personnes appartenant aux classes inférieures; elles étaient quelquefois rangées debout tout autour de la chambre, mais le plus souvent enterrées jusqu'au cou dans le plancher de ces niches. L'ouverture était couverte d'une tuile ou couvercle, sur lequel était inscrit le nom de la personne dont le vase contenait les cendres. Les ollœ ossuariœ enterrées étaient surmontées d*un oouverole légèrement bombé et les noms des personnes étaient souvent inscrits au-dessous, sur la muraille. D'antres fois, une tablette de marbre, sur laquelle étaient gravés le nom, la qualité et souvent la fonction que remplissait le défunt, était fixée avec deux clous de fer ou d'airain au-dessus de la niohe (1 ).
(4) Rich, Diei. des ant. rom,, p. B70.