CÔTÉ DROIT
(24) Saint Paul , par Monot. — Notre-Seigneur sur l'arbre de la Croix , rouvrant le Ciel au genre humain. — Jérémie, par Gonca.
(22) Saint Jacques le Majeur, par Rusconi. — Le baptême de Notre-Seigneur.
— Ezéchiel, par Melchiorri.
(20) Saint Thonxas, par Legros. — Notre-Seigneur montant au Calvaire. — Osée, par Odazzi.
(18) Saint Philippe, par Mazzuoli. — Notre-Seigneur vendu et trahi par Judas. — Amos, par Nasini.
(16) Saint Mathieu, par
Rusconi. — Notre-Seigneur délivrant les âmes des limbes.
— Jonas, par Benefial.
(14) Saint Thaddée, par
Ottoni. — Notre-Seigneur sortant vivant du tombeau. — Nahunx, par Muratori.
(4) Gaame, Lei trois BomCt t. I, p. 443.
443 SAlNT-lEAN-BE-LATftA!! ; BALDAQUIN, ABStDfi.
(26) Le Baldaquin, en style ogival, sapporté par quatre oolonnes de granit, abrite le maître-autel. On conserve dans cet autel la table en bois sur laquelle Saint Pierre célébrait les saints mystères et que le pape Sylvestre retira des catacombes. Cet autel est appelé papal, parce qu'il n'y a que le souverain Pontife qui puisse y célébrer ; tout autre dignitaire ecclésiastique ne peut le faire sans un bref spécial. La partie supérieure du baldaquin renferme le tabernacle proprement dit, entouré d'une balustrade et protégé par une grille dorée. On y conserve un nombre considérable de précieuses reliques, entre autres les tètes des saints Pierre et Paul retrouvées en 1367 par Urbain V, lorsqu'il fit la reconnaissance des reliques de l'oratoire Sancta Samtorum. Les peintures de la base du tabernacle sont de Bernard de Sienne (xiv siècle). Ce beau monument a été construit par les soins du pape Urbain V et de Charles V, roi de France. Il a été magnifiquement restauré par Pie IX. En avant du mattreautel et de l'escalier de marbre qui conduit à la confession, est le tombeau en bronze de Martin V, œuvre de Simon, frère du Donatello.
(27) L'Abside est décorée d'une grande mosaïque exécutée par Jacques de Torrita et frère Jacques de Camerino vers la fin du XIII'' siècle et terminée dans le XIY'^ par Gaddo Gaddi. C'est une œuvre monumentale et d'une rare magnificence, dit M. Yitet; on y voit évidemment les signes d'un art plus avancé, quelque chose de mieux conçu, de mieux disposé, de plus souple, que dans les meilleures peintures à nous connues de Gimabuë, de ses émules et de Gaddo Gaddi lui-même (1). On peut diviser cette mosaïque en trois ordres. Au sommet, l'image en buste du Sauveur^ entouré d'un chœur de neuf Chérubitis. Le centre du second ordre est occupé par une croix gemmée, au-dessus de laquelle se montre une colombe aux ailes déployées; de son bec s'échappent des rayons lumineux selon les uns, et, selon les autres un filet d'eau
(4) L. Vitet, Eludes sur l'hisioire de l'art; — Les mosaïques chrétiennes de Rame, t. I, p. 297.