ANCIENS DOCUMENTS
Sommaire. — Le Martyrologium Hieronymianum. — Almanach de Funus Dionysius Filocalus. — Inscriptions de saint Damase. — Liber pontificalis. — Autres martyrologes. — Liste des huiles saintes conservées a Monza.
Le recueil connu sous le nom de Martyrologium Hieronymianum renferme peut-être les plus anciens documents officiels de l'Eglise romaine. Dans sa forme actuelle, il ne peut remonter au delà du vi^ ou du vii*^ siècle ; mais il contient certainement de nombreuses portions de martyrologes
DE ROiME SOUTERRAINE.
plus anciens, appartenant à l'époque des persécutions. On sait avec quelle sollicitude l'Eglise persécutée recueillait et les reliques de ses martyrs et les actes de leur procès. Il nous suffira de rappeler saint Clément, avant la fin du i" siècle, (( divisant les sept régions de Rome entre les fidèles notaires de l'Eglise, chargés, chacun dans sa région, de rechercher avec le plus grand zèle les actes des martyrs ^ ; » et saint Fabien, pape au milieu du iii'^ siècle, a partageant les régions entre les diacres, et chargeant sept sous-diacres de surveiller les sept notaires, alin de recueillir dans tous leurs détails {in integro) les actes des martyrs-. » La plupart de ces précieux recueils périrent dans la terrible persécution de Dioclétien. Quelques-uns, cependant, purent être sauvés; et ceux-là forment précisément le fond primitif, la première couche, si I on peut ainsi parler, du martyrologe hiéronymien. Les manuscrits les plus authentiques de ce martyrologe, font remarquer les Bollandistes % ne mentionnent aucun martyr postérieur au règne de l'empereur Julien, aucun de ceux, par exemple, qui furent mis à mort en Afrique parles Vandales. On ne saurait voir là une preuve d'antiquité; mais de sûrs indices nous permettent d'assigner une portion, on pourrait peut-être dire une édition du martyrologe hiéronymien à la première moitié du iii^ siècle, une autre au commencement du iv^, une autre enlin au comimencement du v^. La première de ces dates ressort de la mention , dans ce martyrologe , de l'anniversaire de saint Anteros (qui fut pape en 235) au vingt-quatrième jour de novembre, tandis que dans tous les martyrologes postérieurs il est fixé au 2 janvier. Or le Liber pontijîcalis donne pour durée au pontiiicat d'Anteros a un mois et douze jours » , c'est-à-dire Fespace exact qui sépare le 24 novembre du 2 janvier. Nous en concluons que le 24 novembre est la date de l'élection d'Anteros au sou-