Voir Garrucci, Vetrij etc., p
ral 'h 7:oi[7.£vr/] G'jpiyH. Cette flûte du pasteur ne convenaitelle pas à celui que saint Pierre nomme a le berger et l'évêque de nos âmes^?» C'était une autre manière d'exprimer ce que Jésus a dit lui-même dans le doux langage de la parabole : a Les brebis suivent leur berger parce qu'elles connaissent le son de sa voix-. » On le voit, bien loin que la présence du syrinx dans la main du Bon Pasteur soit une anomalie, explicable seulement par une réminiscence ou une imitation païenne, elle découle naturellement du sujet lui-même ; c'est un trait emprunté à la vie rustique et ajouté avec un discernement parfait à la touchante figure créée par l'Evangile : les peintres du III'' siècle ne pouvaient varier plus heureusement un type déjà ancien dans l'art des catacombes. Nous ne pousserons pas plus loin ces remarques, sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir. Il serait facile de réfuter ainsi par des raisons simples et décisives tous les arguments de détail dont M. Raoul-Rochette appuie sa théorie. Les peintres chrétiens ont, à l'origine surtout, suivi avec une heureuse fidélité les traditions d'exécution et de style qu'ils avaient puisées dans l'école gréco-romaine : ils se sont montrés longtemps les dignes disciples de cet art classique dans lequel l'humanité ira toujours chercher les immuables formes du beau; mais ils n'ont imité qu'avec discernement, éliminant de leurs compositions tout ce que n'aurait pas avoué la foi chrétienne, tout ce qui n'aurait pas été d'accord avec ses doctrines ou sa morale. Aucune figure d'une signification vraiment païenne n'eut entrée dans l'art chrétien pendant les trois premiers siècles.
Les peintures chrétiennes de cette période ont été divisées en six classes, et bien que ces classes aient une étendue et une importance inégales, bien qu'il soit difficile de les étudier séparément, cependant cette division mérite d'être conservée, comme un fil conducteur dans les innom-