Perret, Catacombes de Rome^ tome H, pl. XXII, LIX, etc
copie d'une fresque peinte au-dessus d'un arcosolium dans le cimetière de Calliste, et coupée plus tard par l'entaillement d'un loculus, ce qui est pour une peinture une note évidente d'antiquité. Des deux côtés du Bon Pasteur, qui occupe le centre de la composition, on voit deux hommes, probablement saint Pierre et saint Paul, représentant l'universalité des apôtres et des ministres de l'Evangile. Devant chacun d'eux s'élève un rocher, le vrai rocher ^ du désert, d'où coulent les eaux de la vie éternelle^, c'est-à-dire les sacrements et les grâces du christianisme. Les apôtres unissent leurs deux mains, comme pour y recevoir l'eau qui tombe du rocher et la répandre ensuite sur la tête des lidéles, représentés par deux brebis qui se tiennent devant chacun d'eux. D'un côté est une brebis qui, la tète levée, semble écouter attentivement : peut-être ne comprend-elle pas, mais elle médite la parole, et cherche à en pénétrer le sens; l'autre se détourne, sans doute une âme rebelle sur laquelle la parole ne prend pas. Du côté opposé, une des brebis boit avec simplicité et amour l'enseignement qui tombe sur elle, l'autre, sans se détourner, baisse la tête, et continue à brouter l'herbe, âme pliée vers les choses de la terre, incapable de s'en détacher ^ Et l'artiste a représenté de telle façon les eaux coulant du rocher, qu'elles semblent se répandre avec plus ou moins d'abondance selon les dispositions et les attitudes diverses des membres du troupeau : un vrai torrent tombe sur la tête de la brebis attentive , tandis que celle qui se détourne reçoit à peine quelques gouttes.
Une lampe de terre cuite récemment découverte à Ostie, dans les ruines d'une maison romaine, représente un autre aspect de la parabole du Bon Pasteur interprétée, cette fois, dans un sens tout à fait littéral. Dans le disque de la lampe, le Pasteur est dessiné debout, vêtu d'une