‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 199 sur 247 · Num., XII, 7; Cf. Hebr., m · texte numérisé non relu

Num., XII, 7; Cf. Hebr., m

2. Hom. XXVI, c. 23. — TertulL, de Monogamia^ c. 6, appelle les Juifs Imugo nostru. Saint Bernard, de Consider. ad Eugen.j parle de Pierre comme « primatu Abel, gubernatu Noe,... auctoritate Moyses ».

haut*. Enfin il apparaît sous la figure de Moïse qui, de cette même verge, frappe « le rocher spirituel » et en fait jaillir l'eau de la grâce. Nous avons déjà vu la même idée exprimée dans les peintures des plus anciens cubicula des catacombes. La grâce de tous les sacrements y est représentée découlant de cette première fontaine dont saint Pierre a ouvert la source. Au commencement du v^ siècle, saint Augustin, écrivant au pape Innocent P"", exprime la même idée en ces termes : « Nous ne versons pas notre petit ruisseau pour accroître votre grande fontaine, mais nous vous demandons de décider si notre ruisseau, si petit qu'il soit, tire son origine de cette source commune des rivières d'où vient votre abondance ^ » Dans sa réponse le pape parle de saint Pierre comme de celui « de qui découle l'épiscopat et

toute l'autorité de ce siège apostolique, afin que de là

les autres Eglises puissent apprendre ce qu'elles doivent ordonner, qui elles doivent absoudre, quels êtres corrompus doit éviter le fleuve qui ne peut toucher que des corps purs; de même que de leur source natale viennent toutes les eaux, qui, de là, se répandent dans tout le monde, en conservant la pureté qu'elles tiennent de leur origine^. »

Parmi les verres publiés par le P. Garrucci, on en remarque un grand nombre de très-petites dimensions. On a supposé qu'ils avaient appartenu à des coupes plus petites; mais, en les examinant de près, et en les comparant aux fragments d'un plat de verre découvert à Cologne, on recon-

1. Cette scène si souvent répétée ne peut l'être sans motif. L'explication la plus raisonnable de sa fréquente reproduction est que l'emprisonnement de saint Pierre et sa miraculeuse délivrance, après laquelle « il s'en alla dans un autre lieu » {Act.^ xil, 17), furent l'occasion de sa venue à Rome, où la même scène eut lieu si souvent lors de l'emprisonnement et du martyre de ses successeurs. L'événement analogue delà vie de saint Paul (son emprisonnement et sa délivrance à Philippes) n'est jamais représenté dans les monuments primitifs. — V. Palmer, hc. cit.^ p. 18.

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