Rupert, de Trin.^W
tuellement éclairée, lavée et consacrée; elle aussi a invoqué le nom de Dieu le Père et appris comment dompter le torrent de la mort, et, méprisant ses terreurs, le traverser pour aller à l'éternelle vie ^ » Cette histoire d'Elie et d'Elisée forme le sujet d'une fresque encore visible dans la catacombe des saints Nérée et Achillée. Elle est sculptée également sur une des faces latérales d'un sarcophage placé près de la porte de la sacristie de Saint-Pierre et contenant les corps des papes Léon II, III et IV; on la retrouve sur deux ou trois autres sarcophages publiés par Bosio et Bottari. Le pallium donné par Elie à Elisée rappelait sans doute aux chrétiens de Rome ce pallium porté, en signe de juridiction, par les évèques de la Ville éternelle, et donné par eux aux métropolitains, comme pris sur le corps même de saint Pierre, de corpore sancti Pétri. On peut rapprocher du sens évidemment symbolique de ce manteau donné par Élie à Elisée, comme de celui du bâton de commandement remis par Notre -Seigneur à saint Pierre avant son ascension, ces solennelles paroles par lesquelles commence la plus ancienne partie du catalogue de Filocalus : Passas est Dominus noster Jésus Christus duobus Geminis cousulibus^ VIII kal. apriles, et post oAscensum ejus beatissimus Petrus episcopatum suscepit, ex quo tempore^ etc. : a Notre- Seigneur Jésus-Christ souffrit le 25 mars, les deux Gemini étant consuls, et après son ascension le bienheureux Pierre reçut répiscopat, » etc.
Quand de la grande salle et de l'escalier on passe dans le corridor du premier étage, ou loggia, autour duquel M. de Rossi a disposé méthodiquement les inscriptions trouvées dans les catacombes, on remarque de nombreux moulages des diverses parties d'un sarcophage qui , par les sujets et le style général, ressemble à la plupart de ceux précédemment décrits. Il présente cependant quelques traits particuliers et tout à fait originaux. Beaucoup de nos lecteurs ont pu voir ce sarcophage dans la crypte de saint